La détresse profonde des établissements médico-sociaux
Le réseau des EHPAD publics traverse une crise sans précédent de financement. La faillite en menace certains et les diificultés se multiplient
Le réseau des EHPAD publics traverse une crise sans précédent de financement. La faillite en menace certains et les diificultés se multiplient
Au cœur de l’océan indien, sur 376 km² de territoire national se prépare une crise humanitaire qui pour le moment laisse le grand public totalement indifférent. Après avoir durant des semaines alimenté les divagations des plateaux des télés ne carburant qu’à la haine et à la démesure, Mayotte y a pourtant eu une place de choix.
La canicule dans l’activité quotidienne risque bel et bien de devenir encore plus insupportable. La France n’est pas prête à affronter ces périodes durant lesquelles tout doit être aménagé ou bouleversé pour adapter la vie sociale aux réalités climatiques. Tout a été rigidifié et codifié rendant exceptionnelles les moindres adaptations. La notion de crise n’a plus de sens puisque depuis l’apparition de la Covid, elle devient «permanente ».
Si l’on analyse les dix-huit mois qui viennent de s’écouler, il s’avère difficile de considérer que la situation de notre pays se soit améliorée. La France s’approche en effet chaque jour davantage de la situation de pays ingouvernable en raison de la dégradation constante de la crédibilité de ceux qui en ont la charge. Le pouvoir recentralisé depuis une vingtaine d’années afin d’adapter le train de vie de l’État aux contraintes imposées par les « gendarmes » financiers européens montre ses faiblesses.
Depuis plusieurs mois un phénomène semble envahir le système de santé. Les médecins voient arriver dans leurs cabinets des gens atteints de cancers très évolués. Durant la période de la crise sanitaire certains spécialistes avaient averti sur les conséquences du confinement et du non-accès au système de santé étouffé par le Covid.
Sur la fraude dite sociale, la Cour vient d’affirmer que selon ses études le montant se situait entre 6 et 8 milliards . Cette estimation diffère nettement des éructations de l’équipage de la Marine nationale contre les allocataires du RSA. Les juges citent la somme de 4 milliards pour la seule tricherie sur l’assurance maladie soit plus de 50 % de ce qui disparaît dans les poches de ces fraudeurs indignes. Enfin pas si indignes que ça puisque pour les sages de la rue Cambon les principaux fautifs sont… les professionnels.
En 2022, 673 637 décès, toutes causes confondues, sont enregistrés en France à la date du 27 janvier 2023, soit 9,8 % de plus qu'en 2019 (+ 60 181 décès). Ce nombre est toutefois encore provisoire mais la tendance restera sur ces bases. L’une des causes que bien des professionnels ont avancé c’est qu’en 2021 et 2022 bien des gens malades ne se sont pas trop préoccupés de leur santé. Les confinements, les difficultés d’accès aux soins, la peur de contaminations dans les lieux d’examen ont eu des conséquences.
Comme le veut une tradition bien française les effets d’annonce tiennent lieu de réalisations potentielles. La « politique » meurt à petit feu de ces pratiques consistant en quelques secondes à sortir un projet grandiose du chapeau sans aucune concertation, sans tenir compte de ce qui existe et surtout de mouiller les autres.
Le marché hebdomadaire ruisselle de couleurs, d'odeurs et laisse deviner des saveurs tentatrices. Il entre dans sa plus belle saison, celle qu'il avait oublié depuis deux ans. Les chalands n'avancent plus masqués et les sourires sont perceptibles sur des visages de tous les âges comme si le besoin existait d'accompagner le soleil inondant la Place de la Prévôté.