Les événements dramatiques du 17 octobre continuent à mobiliser l’opinion publique grâce à une pression médiatique constante qui a totalement occulté le reste de la situation catastrophique du pays. Il semble qu’il soit plus urgent de rechercher non pas des « coupables » et de multiplier les annonces sur le parti responsable supposé de tous les maux. On ne se penche guère dans le monde politique sur les causes profondes de ce fiasco démocratique (on le saura peut-être dans quelques mois après le travail de la commission d’enquête) En fait on assiste à la place à un durcissement des positions et à un affrontement digne d’une pré-situation de guerre civile. L’aveuglement est total et la raison n’a plus sa place dans ce qui ressemble à un pancrace politicien et plus du tout à un débat démocratique.
Il n’y aura pas de campagne réelle pour l’élection présidentielle. Elle est mort-née tant tout est fait pour qu’elle soit escamotée sur le fond. Le constat est implacable. La multiplication des sondages confirme sans cesse que la candidate sous bracelet électronique a tellement d’avance que la remontada relève du miracle à obtenir à Lourdes. Les « émeutiers » consciemment ou de manière totalement absurde l’ont même confortée dans son statut de sauveuse des gens qui ont souffert de leurs excès. Elle n’a plus rien à dire. Il lui faut seulement faire taire ses affidés un peu trop sûrs d’eux.
Il a fallu que le Préfet de Lyon se manifeste par exemple pour tancer « l’ultra-droite » qui avait jugé que dans le contexte actuel elle pouvait pavoiser et sortir de l’ombre. Elle ‘est en effet montrée avec ses symboles et ses slogans en plein centre ville en soutien aux commerçants. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées vers 20 heures lundi soir. Parmi eux se trouvaient des activistes pour le moins fascisants dont plusieurs ont été identifiés comme étant des figures de ce courant de pensée.
Ils ont sans problème infiltré le cortège pour défiler et scander des formules sans équivoque comme: « Europe ! Jeunesse ! Révolution ! » ou « La rue, la France nous appartient ! » ou « L’Islam hors d’Europe ». Bien évidemment les renseignement territoriaux ne le savaient pas alors que le Préfet avait annoncé l’interdiction des manifestations de 18 heures à 21 heures dans l’hypercentre de la ville et l’instauration d’un couvre-feu de 21 heures jusqu’à 6 heures. Ils ont été réprimandés. On ne signale aucune intervention policière. On n’a pas d’arrestation. Il n’y a aucune ouverture d’enquête. Ce type de manifestation se multipliera dans les semaines et les mois à venir. Elles s’installent comme ce fut le cas en une autre période de l’Histoire dans la vie sociale dans la normalité.
Plus personne n’écoute personne. Les opinions sont verrouillées. Chaque mot d’explication, chaque tentative d’analyse différente de celles des « penseurs de caniveaux » qualifiés d’experts ou de journalistes sont voués à l’échec. Et surtout tout le monde s’abreuve de l’écume des faits sans trop se soucier de la qualité de l’eau qui la porte. Or l’État noyé depuis des semaines dans un océan de crises pourrit lentement. Incapable d’assumer ses fonctions régaliennes il se contente d’annoncer toujours plus de règles, d’interdictions, de menaces qu’il ne peut pas ou ne sait pas faire respecter.
Un autre exemple de la déliquescence de l’Etat est passé inaperçu alors qu’il marque un vrai basculement dans le domaine de la vie publique. En effet le Maire de Marseille a effectué une déclaration qui marque ce déclin. Il a affirmé que quand son Hôtel de ville était menacé et envahi faute d’intervention de la force publique il avait « donné l’ordre à sa police municipale d’intervenir ». Qui a réagi à cette révélation ? Elle illustre pourtant deux éléments graves pour le fonctionnement républicain.
Le premier c’est le constat de l’incapacité de l’État à assumer la sécurité publique ce que l’on savait déjà. Le second c’est que les polices municipales armées dans quelques cas et dont certains n’ont cessé de rappeler combien elles échappaient au contrôle de la justice dans leur action, sont officiellement devenues des palliatifs aux défaillances étatiques. Il est certain que la décision marseillaise fera école à Nice ou ailleurs. La prochaine étape : des milices privées et armées ! D’ailleurs dans certains discours on a retrouvé cette suggestion se résumant dans une formule : ési l’État ne nous défend pas nous nous défendrons nous-mêmes ». Ce climat général est explosif. Si la situation dégénérait à nouveau samedi prochain… tout est possible !
Endetté jusqu’au cou, ne sachant répondre à aucune situation de crise autrement que par des annonces de crédits dont il n’a pas le moindre euro pour les honorer, caricatural dans ses postures (Gatel et sa tenue!) et désavoué par celui qui a savouré la soirée Céline Dion le pouvoir central a perdu toute crédibilité. Un président de l’Association des Maires de France scandaleusement partisan et démagogique contrairement à l’esprit de cette institution que j’ai pratiquée ; une Président de la Cour des Comptes ancienne responsable des finances publiques qui découvre la catastrophe qui menace ; un ministre de la Justice qui soutient les éminents « journalistes » de Cnews; des députés minoritaires comateux qui se désolidarisent de leur Président… La vitrine nationale est éventrée, brisée et la confiance est pillée. La note sera sévère ! Après le chaos et la faillite il nous faudra demander un prêt de confiance à intérêt zéro pour affronter l’avenir.
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Bonjour Jean-Marie !
Attention, J-M, ton billet, un constat au demeurant excellent et malheureusement exact, déroule le tapis rouge élyséen devant la championne des sondages alors que le locataire en déliquescence devrait se précipiter vers la porte de service … sous les gifles de « Mémé » ! ! !
J’ai deux questions à te poser :
– Comment un Rothschild a pu laisser partir le Mozart de la finance ? Politique de la porte ouverte ? Quand on est dans ces maisons (Dassault, Arnaud, etc), on reste bien au chaud …à moins que, la porte ouverte … un courant d’air … ! !
– Si, demain, la horde de sauvages s’arrête devant le 9 et commence à secouer la porte, tu ouvres et tu leur offres le rosé ? Ce ne sont pas les conscrits !
Comme nous tous, inquiets, ayant échappé (depuis longtemps !!) les rênes de la diligence emballée, tu cherches une solution … non « cataplasme sur jambe de bois ». Avouons humblement que, vu le désastre, on ne peut que donner carte blanche à La Légion Étrangère assistée de troupes de chocs … avec armes létales. D’accord, cela nous expose à un régime militaire mais, vu l’état du pays (citoyenneté, endettement avec perte des recettes,…), pas de placebo : il faut un puissant antibiotique apte à réveiller un mammouth car, même une MLP volontaire va s’embourber dans le cloaque cadenassé, abandonné par les énarques …euh… les eunuques à l’impuissance avérée (même l’« intraitable » n’a pas d’enfants). Certes, comme d’habitude, ces derniers seront distributeurs de recettes et conseils : « Faut faire comme ça et non comme ci ! ».
Jean-Marie, vu notre age, il n’y a plus qu’à regarder l’épave s’enfoncer dans l’océan des requins.
Au fait, lors du prochain vote, écarte l’épreuve pour photomaton et retiens un bon CV… à moins que l’IA ne l’est déjà trafiqué ! !
Plus que 191 jours au jus, de galère et de tristesse !
Amicalement
Erratum: …que l’IA ne l’ait déjà trafiqué: Pardon l’Instit !
@François pour ce qui est de l’utilisation des militaires, je rappelle lors des attentats du 13 novembre 2015 en France les militaires se sont contentés de regarder sans rien faire!
Pour mémoire les évènements communément appelés simplement le 13-Novembre constituaient une série de fusillades et d’attaques-suicides terroristes islamistes — dont plusieurs tueries de masse — perpétrées dans la soirée du 13 novembre 2015 à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts et revendiquées par l’organisation État islamique (Daech). Le bilan des victimes fait état de 130 morts (puis, indirectement, 132 avec les deux suicides consécutifs) et de 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d’urgence absolue.
Quelques mois auparavant en janvier 2015, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, qui se réclament respectivement d’Al-Qaïda au Yémen et de l’État islamique, commettent une série d’attentats et d’autres actes criminels — de l’attaque contre Charlie Hebdo à la prise d’otages dans le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes — faisant dix-sept morts.
Depuis le 12 janvier 2015, le président de la République, chef des armées, déploie à l’échelle nationale l’opération Sentinelle (toujours en cours), pour faire face à la menace terroriste et protéger les points sensibles du territoire.
Force est de constater que le 13 novembre les militaires de l’opération Sentinelle en faction devant le Bataclan ( et au stade de France ou dans les rues de Paris) ne sont pas intervenus et ont refusé de donner leurs armes d’assaut aux policiers de la BAC qui leur ont demandé assistance … Sans ordre un militaire n’intervient pas ! Nous étions pourtant en présence de plusieurs attaques terroristes simultanées.
Les chaînes de commandement maintien de l’ordre et militaire sont distinctes et chacune est responsable des ordres qu’elles envoient. En France, le chef des armées est le Président de la République (Emmanuel Macron), selon l’article 15 de la Constitution. Sur le plan opérationnel militaire, le commandement des opérations relève du chef d’état-major des armées (CEMA). Seul le méprisant de la ripoublique peut déclencher l’engagement de l’armée contre des civils Français ou pas! Chose que Mollande (la limace politique) n’a pas fait le 13 novembre 2015…
Soit votre commentaire était humoristique et ne m’a pas amusé, soit vous prêchez pour une dictature militaire et là il faudra jeter la constitution à la poubelle , merci de nous préciser votre intention.
cordialement
@facon jf
Dans la période aussi dramatique que nous vivons tant pour les biens que pour les personnes, il ne s’agit pas ni de faire de l’humour, ni de prêcher pour une dictature militaire.
Vous semblez omettre que le syndicaliste en mal d’activité se trouve sur le blog d’un instituteur retraité. Celui-ci devrait reprendre du service pour vous apprendre à LIRE sans arrière pensée de politicien déformé !
Reprenons mon commentaire … avec le calme et la sérénité accordés aux retraités :
Quand je vous parle de «donner carte blanche à La Légion Étrangère assistée de troupes de chocs … avec armes létales. », chacun peut comprendre qu’il s’agit d’un ordre du peuple en forme d’appel au secours et non d’un appel à une dictature militaire ! ! D’ailleurs, dans la phrase suivante, toujours EN LISANT, si je reconnais le risque d’« un régime militaire », je vous parle d’« un puissant antibiotique apte à réveiller un mammouth ». Vous ne pouvez ignorer que les antibiotiques ne doivent être utilisés que temporairement … à moins que votre état de complotiste chronique nécessite un traitement plus long malgré les risques !
Dans votre premier commentaire, lors des attentats du 13 novembre, vous regrettez que les « Sentinelles » n’aient pas cédé leurs armes aux policiers de la BAC. Vous démontrez là une faible connaissance militaire car Honneur à eux ! Primo : un militaire ne doit pas abandonner son arme sans ordre d’un supérieur ! Deuzio : L’Armée (Sentinelle) et la BAC (Police Nationale) sont DEUX entités … même si parfois réunies !
Dans le second commentaire, au sujet de la règle des « 4 I », vous oubliez un cinquième I : Incompétence des dirigeants que vous appelez « Zélites ». La situation actuelle est engendrée par leur méconnaissance aveuglée … même si les aveugles y voient « très clair » grâce à leur sixième sens bien aiguisé : l’intuition !
J’espère que cette explication aura guéri votre blessure que je regrette car absolument non intentionnelle ! ! !
Bien cordialement.
PS : Ce commentaire n’est pas un copié-coller de Wikipédia : quand j’y ai recours, je cite ma source !
N’oubliez pas que des casseurs s’en sont pris à des immeubles particuliers tétanisant les habitants tellement ils ont eu peur. c’est la prochaine étape de leurs actions contre les nationaux. Je suis d’accord avec François maintenant il faut que l’armée entre en jeu pour réfréner leurs ardeurs. je vis seule et j’ai peur.
Bonjour,
puisque nous parlons d’ordre républicain, Gérard Collomb a prononcé la célèbre phrase : « Aujourd’hui, on vit côte à côte… je crains que demain, on vive face à face » le 3 octobre 2018 lors de la passation de pouvoir au ministère de l’Intérieur. A lire et entendre les commentaires de nos zélites, j’ai les plus grandes craintes que l’ancien maire de Lyon ait prononcé des paroles prémonitoires il y a 8 ans. Il décrivait une cohabitation fragile entre communautés qui, sans intégration réussie, risquait de se transformer en affrontement ouvert. La relégation des banlieues, ( couvrez ce sein que je ne saurais voir! nous disent les tartuffes.) a un coût et les écartés de la république nous présentent la facture avec fracas. En Italie comme ici ou encore en Albanie les gouvernements déploient l’armée qui par nature n’est pas formée au maintien de l’ordre. Comme me disait en confidence un de mes anciens patrons « quand on ne sait plus quoi faire on envoie les CRS et si on ne sait toujours pas comment faire on envoie l’armée ». Selon le Manuel de droit des opérations militaires du ministère des Armées, l’appui des militaires à la sécurité intérieure ne peut être envisagé que selon la règle des « 4I » :
• Inexistence des moyens civils.
• Insuffisance des forces de police ou de gendarmerie.
• Inadaptation des outils traditionnels.
• Indisponibilité des personnels civils
Les militaires sont formés au combat et à l’usage d’armes létales (comme le fusil HK 416), et non aux techniques de désescalade et de proportionnalité propres au maintien de l’ordre. Faire intervenir l’armée face à une foule comporte un risque élevé de drames.
L’histoire nous rappelle quelques précédents d’intervention de l’armée dans les conflits sociaux de la révolte des canuts (1831 et 1834 à Lyon) en passant par les fusillades mortelles, ( Fourmies en 1891) pour maintenir l’ordre… quoiqu’il en coûte.
Fourmies symbolise la rupture idéologique entre la République et la classe ouvrière, qui se tourne massivement vers le socialisme. Ce drame (suivi par d’autres comme la fusillade de Chalon-sur-Saône en 1901) a progressivement forcé l’État à repenser le maintien de l’ordre pour éviter d’utiliser l’armée de première ligne face aux civils, ce qui mènera bien plus tard (dans les années 1920) à la création de forces de police mobiles spécialisées (les pelotons mobiles, ancêtres de la gendarmerie mobile).
Comme à son habitude le mouvement nommé » en marche » applique sa doctrine » en avant… Marche arrière toute! ».
Dans l’ignominie on touche le fond avec la déclaration de la chocolaterie Trogneux: « … lors des manifestations du 17 octobre, la présence de fourgons de CRS devant la chocolaterie Trogneux d’Amiens ne relevait pas d’une protection exclusive de l’enseigne, contrairement à ce qui est affirmé sur les réseaux sociaux. » Les propriétaires des magasins pillés doivent louer le courage exemplaire des FDO à Amiens en pensant à cette citation « Le chocolat est notre ennemi, mais fuir devant l’ennemi c’est lâche. » . La Mac-ronnie n’est pas lâche mais elle patine dans le chocolat et certains se poudrent le nez mais pas avec du sucre glace.
bonne fin de journée
L’analyse est lucide et factuelle, s’agissant d’une situation sociale qui concerne toutes les générations, l’urbain comme le periurbain mais aussi très largement le rural. Les fossés se creusent entre tous, alors que quelques uns naviguent hors d’eau, le ruissellement promis leur permettant de naviguer au dessus des mortels qui se noient. Leurs yachts sont de plus en plus importants et puissants, leurs passerelles d’accès les reliant les uns aux autres pour naviguer sur les hauts fonds de leurs profits.
le rêve du poudré Une guerre civile ………
pendant qu il danse avec ‘ »Mme' » devant Céline Dion
Comme je l’ écrivais ici , il y a deux ans , j’ ai vu Paris comme je ne le reverrais jamais lors des jeux olympiques 2024 .
Ordre, propreté, sécurité , gens du monde entier bienveillants et empathique , comme dans un certain film de Jeunet .
Détestant le chaos, la violence et le désordre , ma chambre est bien rangée du reste , je n’ ai pas particulièrement d’ indulgence pour tout ces décérébrés d’ ultra gauche , d’ extrême droite , ou de banlieue, ni pour la caste politique qui nous a mené la depuis tant d’ années.
Il suffit de regarder du coté du Salvador comment un des pays les plus dangereux est devenu l’ un des plus sur , c’ est pas avec de l’ homéopathie, mais de sacrés antibios avec dégâts collatéraux évidemment.
il me semble qu’ une société civilisée doit être régie par des lois , et ces lois appliquées , on en est très loin .
Le plus pathétique, c’ est qu’il n’ y a pas besoin de regarder Bfm, C news, France info et tout autre média , la vérité cru est sur les réseaux ou ces imbéciles se mettent en scène en accomplissant leurs conneries tout en parlant un Français bien châtié évidemment.
Mes grands parents et leurs ascendants avaient la vie bien plus dur que ces merdeux en Adidas, Lacoste qui s’ inventent une vie.
Cordialement.