La vitrine de l’Etat est brisée et la confiance pillée
Les stigmates d'un effornbdrement de l'Etat
Les stigmates d'un effornbdrement de l'Etat
Dans le langage politique il y a un certain nombre de déclarations utilisant des expressions qui font froid dans le dos au vieux citoyen que je suis devenu. Par exemple lorsqu’à propos des événements exceptionnellement dangereux de Nouvelle Calédonie certains membres du gouvernement ont expliqué que « L’État français » lançait des opérations de « maintien de l’ordre » sur un territoire rattaché à la République.
Quand il n’y a plus de réponses politiques, les groupes extrémistes prospèrent et une partie de la jeunesse se tournent vers des solutions violentes. En vingt-quatre heures ce constat a été celui qui résulte des événements de Nouvelle Calédonie. La seule réponse a été « le rétablissement de l’ordre » et donc l’envoi massif de forces susceptibles de le ramener. Les avions se succèdent et les promesses logiques de reprise du contrôle sur le territoire d’outre-mer s’enchaînent. Des centaines de policiers ou de gendarmes ont été immédiatement mobilisées pour partir vers le « caillou » brûlant. C’est on la vite vu le plus facile.
La période se referme sur une Coupe du monde d’autos-tampons baptisées rugby sans le moindre incident lié au comportement du public, le foot aggrave sa situation par un week-end détestable. Des matchs de seconde catégorie disputés dans des contextes pour le moins révélateurs de la gravité de la situation générale. Le petit monde du ballon rond français cumule les pires avanies.
Le Sénat des États de plus en plus désunis d'Amérique a exonéré l'agité du bocal installé à la Maison Blanche de toute responsabilité dans l'insurrection contre le siège du pouvoir représentatif. La décision était prévisible d'exonéner Trump compte-tenu du poids de ses partisans au sein de l'assemblée devant... le mettre en difficulté et qu'il tient sous sa coupe.
En attendant une prise de la pastille salvatrice, les peuples pris dans la seringue des mesures anti-pandémiques secouent le cocotier des certitudes.
L'été risque bel et bien de dégénérer tant monte une profonde défiance à l'égard de tout ce qui apparaît comme relevant de l'ordre républicain. La crise sociale va ajouter à un état d'esprit déjà très problématique.
Ce qui a été durant de siècles considéré comme le Nouveau Monde a les allures catastrophiques d'une époque que l'on pensait révolue. Ne pas s'en inquiéter relève purement et simplement d'une méconnaissance absolue des liens existant entre les États-Unis d'Amérique et nos sociétés réputées évoluées. Un pays fédéral sans aucune unité nationale réelle se retrouve confronté à une double crise : sanitaire et sociétale !
omme dans les tragédies classiques on retrouve pourtant toujours une unité de temps (un jour), de lieu (Champs Élysées) et d'action (saccages organisés) ce qui permet de s'interroger (je sais bien que le seul fait de le faire est considéré comme suspect) sur l'efficacité des décisions prises ou sur la volonté politique d'en finir avec ces violences extrêmes.