Haro sur ceux que l’on appelle les « supporteurs » du Paris Saint Germain. Il n’y pas de mots assez forts pour qualifier ces bandes qui ont mis à feu (d’artifice) et à flammes les rues de quelques grandes villes. Tout le territoire national a été touché avec plus ou moins de gravité : pillages, attaques des forces de l’ordre, saccages divers, incendies et même un mort dans une célébration d’un conducteurs de moto de cross. Et évidemment la comparaison a été immédiatement faite avec la soirée ayant suivi de la sacre de l’UBB. Elle est très défavorable au monde du football et évidemment dithyrambique sur celui du ballon ovale.
Avec 780 interpellations ayant donné lieu à « 457 gardes à vue » le Ministère de l’Intérieur a souligné que ces chiffres globaux étaient supérieurs à ceux de l’an passé pour le même événement. Le parquet de Paris a fait état de son côté de 306 gardes à vue sur son ressort, dont… 81 mineurs. Les infractions reprochées sont pour environ la moitié des atteintes aux personnes dépositaires de l’autorité publique à laquelle il faut ajouter la détention d’objets susceptibles de se transformer en armes. Les photos de rues ou de véhicules en piteux état envahissent les réseaux sociaux avec une exploitation maximum sur les réseaux sociaux.
Bien évidemment il n’est pas question pour moi d’accorder le moindre soutien aux agissements de ces bandes ayant transformé un moment de joie en affrontements dangereux. Il est pourtant évident que la « globalisation » des acteurs de ces délits sous le vocable « supporteur » est comme pour tous les amalgames très discutable. La preuve hier, lendemain de la finale, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont assisté dans le calme à une fête sur l’espace public.
Où étaient donc les casseurs de la veille au soir ? Pas de phénomènes collectifs identiques à ceux qui ont discrédité le succès du PSG. Les comportements collectifs de samedi soir similaires dans quelques zones urbaines à ceux de Paris n’ont (peut-être) rien à voir avec le football. Il traîne autour de ce sport des exploitations sociétales liées à des résultats sportifs. Envahissements de terrain, menaces physiques et morales à l’égard des dirigeants, des techniciens ou des joueurs, hystérie individuelle ou collective appartiennent au lot commun de la vie des clubs. Et pas que dans les plus célèbres d’entre eux !
Il est difficile d’admettre que les supporteurs du ballon rond n’ont pas majoritairement de comportements répréhensibles. Certes il y a à la marge des meneurs malades ou débiles mais influents qui entraînent dans leurs délires violents les plus extrémistes. Ils sont connus, répertoriés (où alors la police ne fait pas son travail), aisément contrôlables. Il est parfois intéressants de savoir pour qui ils « travaillent ». Dans les affrontements de province il est impensable de prétendre qu’ils sont le fait de « supporteurs » du… PSG ! Et même à Paris on peut en douter.
Des groupes venus au cœur des viles avec d’autres intentions que celle de célébrer une victoire d’une équipe de football avec laquelle ils ont peu de connections ont causé la plupart des graves incidents constatés. Il serait intéressant de connaître leur domiciliation, leur situation sociale. Ces exploiteurs des événements collectifs n’ont rien majoritairement rien à voir avec le monde du football. Je regrette que l’on n’ose pas le dire. Leur seule volonté est d’en découdre avec ce qui représente l’autorité sous toutes ses formes et de tirer profit des possibilité d’échapper aux représailles institutionnelles en se mêlant aux foules.
Parmi les individus arrêtés comme désormais dans tous les actes de violence on trouve des mineurs. Le pourcentage chez les gens arrêtés tourne autour d’un tiers de jeunes n’ayant pas atteint ma majorité. Sont-ils vraiment des supporteurs du PSG ? On en revient à déstructuration familiale dont les effets pèsent de plus en plus sur la société française. Que ce soit dans l’éducation, le sport, la vie sociale le « laisser-faire » ajouté à la perte des valeurs conduisent à des comportements de plus en plus dangereux. Il y a une utilisation politicienne de ces situations. Faire semblant de ne pas le voir relève de la fausse naïveté.
Dans toutes les montées du fascisme la violence ayant généré une demande croissante de répression a joué un rôle essentiel. La médiatisation des événements reflétant une situation réelle du pays accentue ce sentiment. Le football n’est que le miroir des évolutions qui se produisent depuis quelques années. La culture de l’excès dans les louanges ou dans les critiques détruit tous les repères du vivre ensemble. Et le sport qui a toujours rassemblé devient une opportunité de haine et de frustration. Le rugby n’en est pas encore là mais il devrait se méfier !
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Le désir de casser est malheureusement dans les gênes de beaucoup d’individus. J’en ai observé depuis longtemps les lamentables effets, individuels ou collectifs : exemple récent la destruction, entre autres forfaits de la ville de Palmyre et de bien d’autres richesse culturelles.
Ce n’est d’ailleurs pas une spécialité de Dahesh et autres groupes terroristes, exemple le « Sac du Palais d’ Été » en 1860 par les troupes régulières(?) françaises et britanniques. Ce qui aggrave la situation c’est lorsque cette sorte de dépravation fait « consensus » sic, ce qui en réalité n’a rien à voir avec le sport mais avec l’occasion et l’aisance de pouvoir assouvir ses plus bas instincts.
Ces violences dans le foot ne sont pas une nouveauté, si ce n’est leur gravité et leur ampleur accrues. Il fut un temps où l’on accusait les « houligans », de préférence originaires des pays de l’Est (célérusses !). Mais dans l’état actuel de la situation politique internationale, on ne peut malheureusement user de cet artifice.