Le plat mortel du racisme ordinaire
Le racisme se cache derrière toutes les facettes de la société. Discret durant des décennies, il dégouline désormais à la moindre occasion. Il n’y plus aucune retenue puisque l’opinion dominante…
Le racisme se cache derrière toutes les facettes de la société. Discret durant des décennies, il dégouline désormais à la moindre occasion. Il n’y plus aucune retenue puisque l’opinion dominante…
Le monde sportif en France qui avait charmé le pays durant les Jeux Olympiques file du mauvais coton et notamment les deux principaux d’entre eux. Récemment j’écrivais que le rugby…
«J'ai trois priorités: rétablir l'ordre, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre. Je crois à l'ordre, comme condition de la liberté. Quand il n'y a pas d'ordre, la liberté est menacée» a martelé le nouveau ministre de l’Intérieur dans la cour de l'hôtel de Beauvau. Une vraie baffe décochée à son prédécesseur qui n’a cessé depuis son arrivée de clamer qu’il avait été et probablement resterait dans son esprit le garant de la sécurité des Français.
Les faits s’accumulent à une vitesse vertigineuse dans une France déboussolée, décérébrée et persuadée que son salut passe par le retour au climat des années 1930… Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, il y a fort à craindre que la crise financière qui se profile, que la montée généralisée des pouvoirs autoritaires, que la progression des conflits armés, que la défiance généralisée provoquent un séisme dont le pays aurait bien du mal à se remettre
Peur de l’autre, quel qu’il soit, son voisin dont on se méfie ou de l’immigré que l’on n’a jamais vu et que l’on ne sait rien. Peur de la guerre dont on entretient la perspective pour tenter de rassembler autour d'un réflexe d’autodéfense. Peur de manquer de tout : eau, nourriture, carburant, nature, argent et d’être privé de ce que l’on a. Peur de la maladie dans un système de santé en déliquescence. Peur de la dépendance sous toutes ses formes. Peur du déclassement social. Le parti de la peur gagnera toutes les élections : sa puissance est irrésistible.
Le racisme ? Mais de quoi parlez-vous ? Il n’existerait que pour alimenter des polémiques nationales rentables électoralement dans un sens ou dans l’autre. Il est cependant très difficile de trouver dans l’Histoire de l’humanité, des périodes même très reculées sans qu’un part de la société s’en prenne directement ou indirectement à une autre. Les victimes changent mais le constat demeure. L’échec de la mise en œuvre de l’une des valeurs républicaines essentielles, la fraternité, s’aggrave chaque jour un peu plus.
Alain Ughetto aborde le sujet de l’arrivée des Italiens en France de manière totalement décalée par rapport à la tendance actuelle. Avec légèreté, poésie et un symbolisme sophistiqué il conte son histoire familiale avec un indéniable talent. Celui que donne la tendresse pour son passé et l’amour familial. Sans aucune nostalgie il aborde la saga de son non Luigi et de son épouse Cesaria avec le soin de ne jamais caricaturer ce qui donne toute sa valeur au message.
Le football a longtemps été considéré comme le creuset de l’intégration, de la vie collective et de la réussite autrement que par l’action individuelle. A tous les niveaux cette vision sociétale s’estompe ou s’effondre inexorablement. Il est devenu le sport des sommes démesurées, des excès en tous genres, des défaillances morales les plus attristantes, du plaisir gâché.
Le racisme réel mais souterrain va se nourrir maintenant du sport. Il était cantonné à quelques excités ivres des tribunes dans les stades. Il va entrer officiellement dans le sport puisque le monde arabe sera rassemblé autour du Maroc et la « crainte » inconsciente du « grand remplacement », de la colonisation inversée est entrée dans les esprits et va se renforcer. C’est angoissant pour les amoureux du football qui ne sont plus légion tant les enjeux prennent le pas sur le jeu.