Eté ou pas été : le bon temps des escargots

Je ne sais pourquoi j’ai pensé à ces gastronomes équatoriens quand hier est arrivée sur ma table une assiette garnie d’escargots à la bordelaise. Qu’auraient-il pensé en me voyant retirer des cagouilles avec un cure-dents ? Auraient-ils accepté après avoir vu le gastéropode vivant de goûter à ce mets cuisiné ? D’ailleurs bien des Européens refusent l’idée même de manger un « petit-gris » quel que soit son accompagnement. Il est à peu près certain que dans quelques décennies un tel plat appartiendra à l’histoire

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Eté ou pas été : les cabanes de la liberté

Celles et ceux qui ont eu une enfance libre dans leur village regardent la version originale de "la guerre des boutons" avec une véritable nostalgie. Ils y retrouvent en effet bien des attitudes, bien des paroles, bien des inventions propres à ces grandes vacances passées à imaginer, créer et faire vivre des lieux pour les secrets collectifs que l’on nommait "cabanes ". Dans le fond c’était simplement un héritage des initiatives prises par les pères bâtisseurs de palombières ou tonnes.

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Eté ou pas été : la panne qui change tout

Depuis hier matin après une longue période de doute sur moi-même je suis à nouveau plongé dans la grisaille de l’impuissance face aux événements extérieurs. Je ne souffre pas l’impuissance face à ce que je n’arrive pas à comprendre et à résoudre. Je me débats face à la technologie avec une frénésie aussi inutile que dangereuse. Écrire six jours sur sept une chronique n’a d’intérêt que si elle lue. Or sans que je puisse en connaître la raison le système d’envoi de la lettre d’annonce de la parution ne fonctionne plus.

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Eté ou pas été : des ennemis obstinés et pervers

Le seul problème c’est que vous soyez mort ou vivant, passé la septantaine, en ces périodes caniculaires, tout le monde vous conseille de vous conserver au frais. Cette protection ne préserve pas pourtant du pire des supplices infligés par les "monstres" de l’été, tant redoutés. Depuis peu il existe en effet des « tigres » (et même depuis peu des collègues migrants venus du Nil) menaçants dont personne ne sait encore vraiment se protéger dès que la chaleur un tant soit peu humide est revenu. Peu importe d’ailleurs qu’il soit affublés de la parure angoissante d’un fauve, les moustiques deviennent les cauchemars des hommes comme moi, qui bien qu’ayant l’âme sensible de Gandhi,  se croient protégés par leur peau tannée !

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Eté ou pas été : le temps de la réserve

Cet été l’ambiance générale ne permet pas l’insouciance totale. De partout pleuvent les inquiétudes lointaines ou proches. Il faut avoir l’habitude de vivre vraiment les oreilles et les yeux fermés pour ne pas percevoir les craquements d’un monde incontrôlable dans absolument tous les domaines.

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Eté ou pas été : l’amour vache de Riri

Existe-t-il un été insouciant dans la période actuelle ? Il est au moins possible d’en douter sauf à vivre sur une île déserte en occultant tous les moyens de contact avec le monde dont on sait qu’il est agité en permanence de soubresauts. Je n’arrive pas personnellement à trouver depuis quelques temps une seule lueur d’espoir dans cette mélasse épouvantable qui englue tous les bons cotés de la vie. Est-ce une question d’âge ? Je l’espère ! Est-ce un excès de pessimisme ? Probablement ! Est-ce une perception sélective de l’actualité ?

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Eté ou pas été : le plaisir de la friture de Dame Garonne

’en déplaise aux admirateurs du poète chantant Charles Trénet, il n’y a pas que la mer qui affiche des reflets d’argent sous le soleil résigné à se coucher. Le large ruban de la Garonne qui frôle timidement en cette soirée d’été le petit port de Cambes scintille comme si elle souhaitait effacer les jours où elle charrie le limon ocre de ses affluents d’Occitanie.

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Eté ou pas été : les boissons magiques d’Abel

Abel dont l’enfance avait été terriblement malheureuse (il avait été placé à onze ans chez un vétérinaire pour s’occuper du cheval) appréciait la vie humble mais tellement riche qu’il avait su se créer. Elle fourmillait d’émerveillements pour les gamins curieux que nous étions. Lui qui avait connu les mines de sel de Silésie en étant fait prisonnier sur le front en 1917 à 20 ans s’était constitué un « confort » reposant sur des rites immuables. En été, par exemple il avait ses repères qui revenaient aux premières chaleurs.

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Eté ou pas été : le marché commun et partagé du mercredi

J’aime bien le rituel des retrouvailles des copains d’abord. Retrouver sa place, ses partenaires de débat, ses copains récents ou ses amis de longue date ne manque terriblement si pour une raison impérieuse je ne suis pas en mesure de me rendre sur place. Il suffit qu’il y ait une absence pour que le charme soit rompu. On l’espère. On l’attend. On s’inquiète. L’heure c’est l’heure. Aux alentours de onze heures tout manquement mérite un mot d’excuse sollicité par les plus exigeants.

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