Le discours qui n’a pas pris une ride
Le discours que j’avais prononcé le 18 février 2019 au nom du Conseil départemental de la Gironde lors d'un vaste rassemblement contre l'antisémitisme Place de la République à Bordeaux. Je…
Le discours que j’avais prononcé le 18 février 2019 au nom du Conseil départemental de la Gironde lors d'un vaste rassemblement contre l'antisémitisme Place de la République à Bordeaux. Je…
Il devient de plus en plus difficile en cette période de débattre. Ce mal de l’accusation facile, de la mise au ban des contestations, de la condamnation des simples remarques gagne du terrain quasiment comme un épidémie bien connue. Quand dans le fond on est voué aux gémonies par tous l’échiquier c’est que l’on devient libre
Cette carence se paie au prix fort avec de multiples faits divers exploités par les exploiteurs de la violence reposant sur des interférences religieuses dans la vie sociale. Le temps est venu (et c’est ma proposition) de mettre cette valeur essentielle à la qualité du vivre ensemble dans les principes fondateurs de la république.
Lorsqu’il me faut reprendre confiance et redécouvrir le vrai chemin de l’engagement qui aura été le mien, je relis avec un immense plaisir le discours de politique générale que Michel Rocard a prononcé le 28 juin 1988 devant une Assemblée Nationale où il n’avait pas de majorité. Chaque mot résonne fortement dans le contexte actuel de notre pays
Nous avons plongé dans la société de l’éphémère, de l’instantanéité, de l’immédiat. Illico toute personne qui d’une manière ou d’une autre fait référence au passé est catalogué de réactionnaire et mis à l’écart. Les supports médiatiques, la nouvelle donne des réseaux sociaux, la hiérarchisation de l’actualité, la suppression de l’enseignement de l’Histoire, le déracinement sociale conduisent à gommer toute référence à l’antériorité des faits.
Je particpaix hier soir à une nouvelle soirée d'éducation populaire consacrée à la vie associative, ma passion et le fondement de mon action publique. La loi de 1901 relative au « contrat d’association » voulue par Waldeck-Rousseau, présentée par le ministre de la Justice Ernest Monis est adoptée par le Sénat le 22 juin 1901, votée par la Chambre des députés le 28 et promulguée le 1er juillet. C’est pour moi l’illustration parfaite des fondements de la République puisqu’elle offre la liberté d’agir, l’égalité concrète dans la gestion et la fraternité des objectifs.
La place devant le centre de secours grouille de monde. Des centaines de personnes se retrouvent autour des dizaines de tables dressées sous le ciel clément de la soirée du 13 juillet. On sent les vacances. On respire la rupture. Contrairement aux récentes éditions antérieures la pression a disparu. La crise sanitaire n'est vraiment plus dans les esprits. Elle appartient aux souvenirs dont on évoquera l'impact plus tard lors du retour de mauvais moments.
Si l’on analyse les dix-huit mois qui viennent de s’écouler, il s’avère difficile de considérer que la situation de notre pays se soit améliorée. La France s’approche en effet chaque jour davantage de la situation de pays ingouvernable en raison de la dégradation constante de la crédibilité de ceux qui en ont la charge. Le pouvoir recentralisé depuis une vingtaine d’années afin d’adapter le train de vie de l’État aux contraintes imposées par les « gendarmes » financiers européens montre ses faiblesses.
Discours prononcé ce jour en hommage au capitaine Gilbert Sartran, sapeur-pompier volontaire durant 30 années consécutives au centre de secours de Créon