Fenêtre ouverte sur le concert matinal du peuple des oiseaux
Depuis quelques jours, la fenêtre de ma chambre qui donne sur l’arrière de la maison est ouverte sur le ciel qui se situe presque au-dessus du toit. Elle constitue une…
Depuis quelques jours, la fenêtre de ma chambre qui donne sur l’arrière de la maison est ouverte sur le ciel qui se situe presque au-dessus du toit. Elle constitue une…
Désormais pour exister une femme ou un homme politique doit avoir préparé sa semaine des « annonces » qui servent à rien mais qui attirent l’attention sur ce que pense l’opinion dominante.…
Désormais Roue Libre passe à l’heure d’été pour un mois. Chaque année le pari d’une approche plus détendue et plus légère de la vise sociale s’avère difficile puisque l’actualité avec ses absurdités, ses exagérations, ses violences, ses démesures prend toujours le pas sur la simplicité, la sincérité et la proximité.
La préoccupation du niveau des températures durant la période estivale est cette année encore plus prégnante qu’antérieurement. Il est vrai que les jeux olympiques dans les espaces urbains où ils seront installés risquent pâtir d’une canicule. Depuis plusieurs semaines le milieu économique parallèle cherche à obtenir des certitudes sur le sujet. Ils consultent des organismes privés pour obtenir des prévisions indispensables à l’évolution de leurs affaires.
N’empêche que dans les années futures la grande vedette de la période estivale risque bel et bien d’être l’eau. La vraie, la belle, la fraîche qui constitue un élément essentiel à la vie. Elle a perdu de son éclat durant les décennies précédentes car elle n’avait aucune attractivité économique. Ses substituts artificiels estivaux n’ont jamais effacé son importance et rapporte beaucoup plus
Il règne une ambiance générale en cet été qui ressemble à ce que l’on ressent en buvant une rasade de vinaigre. Il n’y a guère de joie de vivre, d’envie de partage et une susceptibilité collective à fleur de peau bronzée ou non d’ailleurs selon la période des vacances. Le contexte manque singulièrement de joie de vivre.
Celles et ceux qui ont eu une enfance libre dans leur village regardent la version originale de "la guerre des boutons" avec une véritable nostalgie. Ils y retrouvent en effet bien des attitudes, bien des paroles, bien des inventions propres à ces grandes vacances passées à imaginer, créer et faire vivre des lieux pour les secrets collectifs que l’on nommait "cabanes ". Dans le fond c’était simplement un héritage des initiatives prises par les pères bâtisseurs de palombières ou tonnes.
Cet été l’ambiance générale ne permet pas l’insouciance totale. De partout pleuvent les inquiétudes lointaines ou proches. Il faut avoir l’habitude de vivre vraiment les oreilles et les yeux fermés pour ne pas percevoir les craquements d’un monde incontrôlable dans absolument tous les domaines.
Existe-t-il un été insouciant dans la période actuelle ? Il est au moins possible d’en douter sauf à vivre sur une île déserte en occultant tous les moyens de contact avec le monde dont on sait qu’il est agité en permanence de soubresauts. Je n’arrive pas personnellement à trouver depuis quelques temps une seule lueur d’espoir dans cette mélasse épouvantable qui englue tous les bons cotés de la vie. Est-ce une question d’âge ? Je l’espère ! Est-ce un excès de pessimisme ? Probablement ! Est-ce une perception sélective de l’actualité ?