La mise au vert bretonne des alpagas !
Le gîte de pierres précieuses car taillées il y a fort longtemps par des hommes robustes mais aux mains agiles, se niche dans un écrin de velours vert tendre. Il…
Le gîte de pierres précieuses car taillées il y a fort longtemps par des hommes robustes mais aux mains agiles, se niche dans un écrin de velours vert tendre. Il…
J’en ai déniché un à Ars en Ré sur des quais parfois pavés par l’enfer de plus en plus grandissant du tourisme de masse. Il faut en faire abstraction en poussant la porte aux heures creuses de la journée où lors des soirées délaissées par les familles en quête de sortie « burgers », « galettes » ou « pizzas ». Il faut alors respirer un grand coup de silence, observer des espèces en voie de disparition ou se délecter de la part réservée aux démons de la plus sérieuse des discussions celle des comptoirs.
Aussi étonnant que ça puisse paraître en cette période de pouvoir d’Achat malmené je ne cesse d’apprendre que beaucoup de personnes s’envolent durant ces vacances vers des destinations ensoleillées : le Maroc, le Portugal et l’Espagne ! Pour ma part je repartirais bien respirer le printemps de Prague, l’un des plus belles cités du monde si l’on aime la finesse et la sérénité. Voici ce que j’ai ramené d’une escapade ancienne dans cette ville de souffrance qui vit donc toujours dans un bonheur teinté de crainte.
Pour la plupart des enfants de ma génération sadiracaise, le seul fleuve que nous connaissions était La Pimpine avec ses colères hivernales que nous appelions inondations et ses trous d’eau qui avaient des allures de profondeurs insondables. Comment imaginer ce que pouvaient être ces longs traits bleus sur la carte pendue temporairement à deux crochets fixés sur le cadre du tableau noir ? Il nous fallait pourtant nous souvenir par coeur de leur caractère particulier et des noms de leurs « copains » affluents venus leur prêter main forte.
omme beaucoup de ces bourgades, Rostrenen a choisi de résister en s’accrochant à ses rendez-vous traditionnels. Cultiver son identité devient alors essentiel pour rassemblée toutes les forces qui subsistent.
Les consignes sur les besoins du « patient » étant donnée, l’artiste se lance sans une hésitation. Sûr de ses gestes et de son talent, Ismaël s’empare d’un tondeuse portative pour attaquer par le bas la toison pourtant déjà courte de celui qui lui accorde avec une certaine jubilation sa confiance.
Les consignes sont formelles : il faut arriver au moins deux heures avant pour pouvoir accéder à l’embarquement dans l’avion retour d’une escapade ordinaire vers Fès. Il est vrai que il n’y aura pas moins de cinq contrôles avant de pouvoir poser ses fesses sur un siège de la vaste salle d’attente collective.
Sur la table tout ce que le Maroc porte comme soleil ou épices pour mettre en appétit les convives. En fait ce n’est pas nécessairement dans les restaurants que l’on découvre la spécificité des préparations culinaires d’un pays mais lors de ces repas préparés par des femmes discrètes dans une cuisine familiale. Elles ont quasiment le monopole de ce qui relève de la gastronomie. En disposant sur la table ces nombreuses assiettes dans lesquelles s’étalent des salades diverses, la cuisinière affirme sa capacité à diversifier les saveurs, les couleurs et les odeurs.
Le Maroc s’essouffle, écrasé par un ardent soleil qui ravit les visiteurs mais qui inquiète bien des habitants. Le réchauffement climatique écrase la terre autour de Fès, seconde ville la plus peuplée d’un pays qui vit essentiellement de ses productions agricoles. Impossible de ne pas constater cette souffrance d’un territoire dans lequel le désert gagne sans cesse du terrain.