Raffut (3) : surtout pas l’arrêt avec les coiffeurs
Suite de la série Raffut autour de la Coupe du monde de rugby. La rencontre de demain face à l'Uruguay ne mérite pas d'être prise à la légère. Loin s'en faut
Suite de la série Raffut autour de la Coupe du monde de rugby. La rencontre de demain face à l'Uruguay ne mérite pas d'être prise à la légère. Loin s'en faut
La Coupe du monde se résume actuellement à des caprices du sifflet. Elle a débuté avec ceux du stade de France et elle s’est poursuivie avec celui de la pelouse de l’ex-Matmut bordelais en passant par les centaines de milliers de litres de bière sifflés par les supporters des diverses équipes. Le rugby et le sifflet sont de plus en plus intimes. Ils vivent ensemble tant le son de cet instrument joue un rôle décisif dans le sort des rencontres.
Le premier week-end de la Coupe du Monde de rugby s’est écoulé avec un impressionnant enchaînement de rencontres permettant de jauger cette compétition qui ne fait que débuter. En fait il est aisé de constater que des écarts considérables de niveau se profile au sein de cette compétition se voulant planétaire. Les résultats de quelques matchs laissent augurer des classements de poule reposant sur le système des bonus.
Une famine généralisée n’est pas impossible et l’alimentation deviendra la ^préoccupation essentielle pour deux raisons : la débâcle climatique qui réduit les productions et les entraves à la libre circulation des denrées essentielles. Ce constat déjà grave pour les équilibres mondiaux vient de prendre une tournure encore plus angoissante avec la décision prise par l’Inde d’interdire les exportations du riz « basique »
Il existe une forte similitude entre l’équipe de France d’Aimé Jacquet composée de pas si « manchots » que ça en 1998, et celle que propose Fabien Galthié pour débuter face aux Néo-Zélandais. On avait beaucoup loué le mythe « black-blanc-beur » qui avait relancé l’espoir d’une intégration réussie grâce au football. Depuis le ballon a tourné et pas nécessairement dans le bon sens. Le quinze qui entonnera la Marseillaise au Stade de France reflétera la mutation d’un sport allant désormais puiser une part de sa force dans la diversité sociale.
Épisodiquement sortent des enquêtes journalistiques fouillées sur les ravages de la privatisation des épisodes essentiels de la vie humaine. En ouvrant tout ce qui est essentiel dans le quotidien de la vie collective au système de la concurrence libre et non faussée souhaité par l’Europe, à l’exploitation financière les politiques sont responsables de fractures profondes dans la société. Les services publics qui étaient la seule « fortune » des précarisés et des oubliés du monde du fric ont été dénigrés, démembrés et sciemment détruits. Ils survivent au milieu d’un tempête causées par les crises successives s’abattant sur la France.
Depuis des décennies et même depuis la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’État les attaques directes ou indirectes à l’égard des principes qui constituent la laïcité n’ont jamais cessé. Les religions n’ont eu de cesse d’imposer leur présence dans l’espace public. Ce ne fut pas toujours perceptible car elles savent se faufiler dans les interstices que leur laissent nos institutions républicaines.
au cours de ces derniers mois la manière la plus répandue de témoigner de son soutien à un coupable ou une victime dont on ne connaît pas la situation réelle réside dans le lancement d’une cagnotte. Un processus odieux exploité par tous les escrocs que compte une société dans laquelle la morale se mesure au montant du compte en banque.
Le vrai problème du jeu des chaises musicales sonnant faux, ne réside pas dans la mise à l’écart des « insuffisants », des « médiocres » ou des « absents » mais, parait-il de les remplacer. On ne se bouscule pas pour intégrer le groupe des accompagnateurs des volontés présidentielles par les temps qui courent. Les bonnes volontés d’ordinaire nombreuses ne se montrent guère.