Comment croire que le système des « primaires » pour désigner un candidat aux élections présidentielles est utile dans notre pays ? Importé des États-Unis il conduit nécessairement à la catastrophe pour les partis qui l’organisent. En effet jusqu’à présent les dégâts causés par la campagne nécessaire à ce scrutin sont largement supérieurs aux bénéfices escomptés. Les fractures entretenues entre les partis au fil des mois rendent le débat figé et sans autre intérêt que celui de renforcer des rivalités devant disparaître lorsque le résultat est terminé. Ce fut le cas lors des élections présidentielles antérieures avec par exemple la trahison de Manuel Vals.
Il faudra acquitter une participation de 15 euros pour pourvoir œuvrer à l’émergence d’une candidate ou d’un candidat susceptible de représenter le camp progressiste hors France insoumise. Dans le contexte actuel le versement de cette somme constitue un acte militant car il sera vraiment indispensable d’être motivé pour selon ses revenus, la retirer de son budget. Il est certain que cette approche écartera du vote quelques personnes peut désireuses de payer pour s’exprimer. Le principe d’une participation libre aurait probablement mieux convenu à l’esprit d’un acte citoyen.
Les primaires telles qu’elles sont proposées ne refléteront pas le souhait de voir un tel ou un tel porter les espoirs d’une partie de l’électorat mais elles illustrereont la puissance des appareils concernés. Le Parti socialiste possède encore un réseau d’élus locaux structuré. Même s’il a perdu la très grande majorité de ses adhérents il dispose de réserves de « sympathisants » institutionnels assez conséquent. Anciens militants ou « redevables » divers s’ils sont mobilisés dans les grandes villes où subsistent des sections encore vivantes le grand bénéficiaire en sera Olivier Faure. D’ailleurs il recherche avec sa candidature surtout à regagnerla légitimité sur les lambeaux du PS qu’il a perdue après des épisodes peu glorieux.
Place publique ne dispose pas des mêmes atouts concrets. Son implantation n’est pas du même niveau la même que celle du PS. Ce ne sont majoritairement que des citoyens engagés qui ne participeront qu’avec l’envie de changer la donne. Il faudra les décider à se montrer. Raphaël Glucksmann devra à cet égard se montrer sacrément convaincant mais aussi enthousiasmant pour contourner la « machine » PS. Tous les tirs des quatre autres concurrents se concentreront sur lui. La première volée a évidemment été décochée par une Ségolène n’ayant vraiment rien de royale. Effectivement « le stagiaire » découvre le monde impitoyable de l’exercice. Et ce n’est pas fini… On ne sera pas sur une confrontation d’idées mais sur ce qui est habituel dans ce genre de campagne sur le dézingage en règles des uns par les autres.
En 2017 Benoît Hamon aux cotés desquels je me suis trouvé avait subi les pires attaques insidieuses, souterraines, mesquines, malhonnêtes. Sa victoire n’avait été admise par aucun de ses adversaires qui contrairement aux engagements qu’ils avaient pris ne l’ont pas aidé mais l’ont aussitôt abandonné au mieux et combattu au pire. Rien n’a changé dix ans plus tard et ça s’est même aggravé rendant le scrutin du 9 octobre (8h00) au 10 octobre totalement illusoire pour créer une dynamique. Le « Raminagrobis » hollandais le sait fort bien. Quel que soit le vainqueur il sait qu’il ne fera pas le poids dans l’opinion publique et il attend qu’il vienne lui demander une aide pour le croquer.
Abîmé par les coups qu’il va prendre Glucksmann sortira groggy et marqué. Il finira pas se retirer face aux difficultés qui l’attendent : financement de la campagne, absence de relais militant , attaques personnelles incessantes, difficulté à constituer une équipe de campagne. Il paraît difficile que Ségolène Royal admette sa défaite : son égo est trop boursouflé. Elle ne se ralliera jamais à son ex-compagnon et se rapprochera du plus offrant. Il reste Olivier Faure et Jérôme Guedj qui règlent leurs comptes internes. Si le premier nommé est battu il se mettra en sommeil durant quelques mois pour conserver la tête du PS. S’il l’emporte il finira aussi par se retirer contre des circonscriptions législatives post-présidentielles accordées par LFI car il voudra éviter le syndrome Hidalgo et sauver « ses » meubles ! Guedj tente d’exister et de témoigner tout comme Maurel. Tous deux n’ont tous deux aucune chance de l’emporter.
La primaire réunit cinq candidats appartenant à l’espace social-démocrate mais La France insoumise n’y participe pas, François Ruffin a été écarté du processus et donc le vainqueur ne pourra pas se proclamer « candidat unique de la gauche ». Ce scrutin ne concerne qu’une partie de ces forces et ne règle donc pas nécessairement le problème qu’elle est censée résoudre : l’éparpillement. Au contraire elle renforcera la désunion et laissera encore une fois des cicatrices douloureuses.
Les divergences entre les formations portent par ailleurs sur des questions importantes : rapport à l’Union européenne, politique internationale, nucléaire, immigration, stratégie vis-à-vis de LFI ou encore rapport au macronisme. La charte de cette primaire prévoit que les candidats s’engagent à soutenir le vainqueur, mais cela concerne que les participants à ce processus. Et c’est à prouver. Le vainqueur n’aura qu’un Certificat Primaire en papier et sans grande valeur dans le contexte social actuel.
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Bonjour,
aujourd’hui je lis la chronique d’une tempête dans le verre d’eau des faucialistes, franchement faut-il pleurer ou faut-il en rire? Les pseudos héritiers de la SFIO de 1905 fondée par Jaurès n(ont aucune honte proposer un scrutin censitaire en 2026 à 15€ par participant alors que les salariés hésitent entre remplir le frigo ou le réservoir!!
Comment ne pas être estomaqué par la comédie qui se joue sous nos yeux? Une liste de candidat pilotée par on ne sait qui, où des candidats sont évincés sur des déclarations sans plainte ( P. Brun) ou sur pression de l’ignoble candidat Gluglu ( Ruffin).
La comédie prend un tour nouveau avec l’arrivée de la justice dans la cour de récré. « Le député de l’Eure a été exclu de la primaire de la gauche après des accusations de violences et de harcèlement. Il annonce qu’un référé, afin d’obtenir sa réintégration au parti et à la primaire, est examiné ce mardi. »
Pendant que notre pays est pris en étau par les conflits fomentés par les cinglés du sous-sol U$raéliens, le PS et ses affidés eux se regardent le nombril en tournant en rond.
Je sais pas vous mais moi je pense que je vais garder mes 15 roros pour payer ma cotisation au club d’aquaponey.
Pauvre Jaurés !
bonne journée
Bonjour JEAN MARIE ,
Pour résumer c’est LA CHIANLIE ». bon courage à eux, mais aucun n’aura ma voix
Bonjour JEAN MARIE ,
Pour résumer c’est LA CHIANLIE ». bon courage à eux, mais aucun n’aura ma voix
J’ai fait la chasse aux synonymes pour qualifier une situation que d’aucuns pourraient juger pathétique, mais que j’estime plutôt dérisoire, ridicule, burlesque, saugrenue, grotesque, ubuesque.
D’un autre côté ces personnages ne mettent pas leur vie en péril car le ridicule ne tue pas.
On pourrait en rire si ces clowneries n’avaient pour argument le sort de la Nation.
Et de citer un apophtegme de Pierre Dac : « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux ce la fermer avant de l’ouvrir. »