«L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort !» Dommage pour Christian…
Voici le texte que j'ai écrit et lu lors de la cérémonie civile au crématorium de Mérignac pour mon vrai ami de toujours Christian Grené. je le publie pour qu'il…
Voici le texte que j'ai écrit et lu lors de la cérémonie civile au crématorium de Mérignac pour mon vrai ami de toujours Christian Grené. je le publie pour qu'il…
Biberonné dans un service où personne n’aimait les acrobaties de style et encore moins les excentricités d’Antoine Blondin, l’envoyé très spécial se promettait de tout tenter pour partager un « verre de contact » avec son maître. Un défi car le singe aux talents divers avait ses partenaires qui ne suçaient pas les roues et encore moins la glace. Entrer dans le cénacle nécessiterait patience et opportunisme. Antoine ne buvait pas avec n’importe qui et n’importe quand. L’homme avait ses vapeurs éthyliques d’où il ne sortait que pour devenir un alchimistes aux formules magiques.
La première mission de confiance qui me fut confiée fut celle de remplacer les facteurs durant leurs congés. A seize ans, la tache n’avait rien d’une sinécure compte tenu de la vaste étendue de la commune de Sadirac. Le recrutement s’effectuait en effet sur la capacité à effectuer quotidiennement (sauf le dimanche) l’une des deux tournées d’une dizaine de kilomètres à vélo.
Existe-t-il un été insouciant dans la période actuelle ? Il est au moins possible d’en douter sauf à vivre sur une île déserte en occultant tous les moyens de contact avec le monde dont on sait qu’il est agité en permanence de soubresauts. Je n’arrive pas personnellement à trouver depuis quelques temps une seule lueur d’espoir dans cette mélasse épouvantable qui englue tous les bons cotés de la vie. Est-ce une question d’âge ? Je l’espère ! Est-ce un excès de pessimisme ? Probablement ! Est-ce une perception sélective de l’actualité ?
Capable de construire des châteaux en Espagne avec deux succès en 2018 ou de s’offrir en 2017 une approche réussie du maillot « rosé » lors d’un Giro réussi, le fidèle parmi les fidèles du clan Madiot a meublé son armoire à trophées de peu de victoires. Celles qu’il a obtenues sur le Tour de France ont néanmoins construit sa « poupoularité ». Pinot n’aime en effet que tutoyer les sommets.
Christian assis devant une table de pique-nique tire sur l'une de ses cigarettes allumettes longilignes comme mes mannequins des défilé de mode. Devant lui un gobelet de café obtenu dans l'une de ces machines avec laquelle le dialogue n'existe pas ou est parfois compliqué, et un bouquin à la couverture rouge vif. Ce sont les alliés qui l'accompagnent dans son séjour en un lieu où l'on tente de se débarrasser d'une affection trop prononcée pour des liquides jaunes ou rosés.
Je ne résiste pas au plaisir de vous proposer le « papier » qui m'avait valu une avalanche de coups de téléphone et quelques courriers salés car je vantais les mérités d'un « tricheur » potentiel.« L'ange aux pois rouges » fut publié le 8 août 1997.
Le cliquetis de ses chaussures sur le carrelage du bar annonce son entrée. Un bidon de vélo à la main, l'homme commande un Coca dans un français agrémenté d'une pointe d'accent anglo-saxon. Il a rangé son superbe « destrier » sur roues à quelques mètres comme les cow-boys des westerns le faisaient avec leur monture.
Le Tour de France est passé à Créon. Récit partiel d'une journée au milieu de la foule venue pour uen certaine idée du Tour... qui dérange ou qui arrange