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Les perspectives américaines inquiétantes des prochains mois

La rumeur envahit les médias anti-Schtrumpf : et si les élections intermédiaires perdues le mégalo décérébré décidait tout simplement que s’agissant d’une révolte dangereuse du peuple, il prononçait « la loi martiale », un moyen de museler toute opposition sortie des urnes. Il en est toujours ainsi dans les régimes autoritaires lorsque le résultat n’est pas conforme aux souhaits de celui qui est au pouvoir. Désinformation massive, nominations stratégiques et démantèlement des organes de surveillance électorale préparent le terrain d’une contestation systématique des résultats. Il s’agit d’une stratégie dont on voit les effets sur le terrains.

Par exemple pour des raisons totalement infondées d’ingérence étrangère la Maison Blanche a déployé l’armée dans les bureaux de vote. Un acte révélateur de la préparation des esprits à une mise en cause des élections d’opposants. Schtrumpf a lancé début juillet le refus du verdict des urnes en agitant le spectre d’un « danger communiste » prêt à « submerger l’Amérique de l’intérieur. » Il a ensuite accusé la Chine qui aurait massivement truqué en faveur des Démocrates les données électorales américaines depuis 2020. On s’interroge sur l’efficacité du procédé chinois puisque le Schtrumpf a été réélu en 2024. L’objectif de ces déclarations est on ne peut plus clair : préparer le terrain et légitimer une contestation des résultats de novembre.

Ce sera la première étape. Les Schtrumfpistes espèrent que cette attitude générera des mouvements de foule ou des incidents plus ou moins téléguidés et donc la réponse sera la mise en place de la loi martiale. Le Président US dispose de deux approches très vagues pour déclencher cette prise de contrôle de tous les leviers démocratiques. L’Insurrection Act de 1807 est la principale exception juridique.

Le président peut selon ce texte déployer les forces armées ou fédéraliser la Garde nationale sur le sol américain pour rétablir l’ordre dans les cas « de rébellion armée ou insurrection rendant l’application des lois impossibles ; émeutes ou violences violant les droits constitutionnels de citoyens; si l’État local refuse ou est incapable d’intervenir » (il l’a déjà fait) ; « demande explicite du gouverneur ou de la législature d’un État » (il a encore quelques amis gouverneurs).

Il faut y ajouter les pouvoirs d’urgence (National Emergencies Act) qui l’autorise à déclarer « un état d’urgence national », lui débloquant des prérogatives d’exception (gestion de crise, réallocation de budgets militaires), bien que cela ne constitue pas en soi une loi martiale totale. Un situation de confusion ou d’affrontements entre mafias Schtrumpistes fanatisées et citoyens ordinaires demandant le respect des résultats du scrutin lui permettrait d’user de ces possibilités de vrai dictateur.

Je serai à la place des Russes, des Iraniens ou des Chinois je ne bougerai pas et je ferai traîner au maximum le dialogue destiné à la Paix. Il leur suffit d’attendre la suite des « midterms » pour assister à une crise majeure aux États-Unis. La proclamation de l’état d’urgence avant les élections, ou contestation après peu importe : dans les deux cas, le pays plongerait dans une crise institutionnelle sans précédent. Le Schtrumpf mégalo peut aussi refuser de reconnaître des résultats défavorables et gouverner par décrets en ignorant une nouvelle majorité démocrate à la Chambre, voire au Sénat.

Le face à face institutionnel qui s’ensuivrait serait d’une violence exceptionnelle. Des procédures d’impeachment en cascade. Des blocages budgétaires. Des batailles judiciaires portées devant une Cour suprême schtrumpisée rappelons-le. Le tout se concluant probablement par un remake du 6 janvier 2021, version XX. Cette fois elle pourrait même inclure les parlements locaux. Les Usa seraient en état de guerre civile violente. Une aventure qui mettrait à mal l’économie mondiale et qui aurait des conséquences terribles dans le monde occidental.

En France il existe l’article 16 de la Constitution qui confère au Président des pouvoirs exceptionnels en cas de « crise majeure ». « Une menace grave et immédiate pèse sur les institutions, l’indépendance de la nation, l’intégrité du territoire ou l’exécution des engagements internationaux ».justifient l’enclenchement de cette procédure. Si le fonctionnement régulier des « pouvoirs publics constitutionnels » est interrompu.c’est aussi un cas de mise en œuvre des pleins pouvoirs. Le président consulte alors officiellement le Premier ministre, les présidents des deux assemblées et le Conseil constitutionnel avant d’informer la Nation.

L’article 16 n’a été appliqué qu’une seule fois en 1961. Les pratiques de Schtrumpf risquent d’ouvrir des perspectives pour ses adeptes français s’ils arrivent au pouvoir… Ce n’est pas une vision abstraite mais une hypothèse envisageable.

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Cet article a 2 commentaires

  1. alain

    merci à toi de participer aux mérdia
    bravo tu me surprends je te croyais repubicain

  2. faconjf

    Bonjour,
    Comme le souligne un stratège républicain interrogé par le quotidien financier, désormais, “les électeurs américains associent Trump à la flambée des prix des denrées alimentaires et de l’essence, ainsi qu’à la hausse des taux d’intérêt immobiliers et à la multiplication des centres de données à travers le pays”.
    Ah ben ça alors! les mauvais résultats économiques auraient un impact sur l’opinion des électeurs. Comme c’est étrange on ressent la même chose de ce coté de l’atlantique. On pourrait même en arriver à penser que ce sont des causes analogues qui auraient affecté les résultats électoraux en Allemagne. Pensez-vous que les TPMG ( tout pour ma gueule) politiques ou oligarques pourraient tenir compte de l’avis des gueux?
    La réponse est NON! Il faut juste manipuler l’opinion publique en désignant (comme dans les théocraties immondes ) un grand Satan figure emblématique du mal absolu. Un merveilleux cocktail des dieux du passé ( Hermès+Dolos (Dolus)+Apaté + Zeus) endossant à lui seul tous les maux de l’univers. C’est particulièrement efficace et le grand Satan peut être totalement interchangeable d’une entité ou personne à l’autre. Les ingérences ou agressions étrangères (dont un bon nombre sous faux drapeaux) sont la formule magique pour justifier les sanctions contre la démocratie. Ce fut le cas avec l’annulation du second tour des élections présidentielles de novembre 2024 en Roumanie, le candidat d’extrême droite et pro-russe Calin Georgescu est arrivé en tête avec 23 % des voix. Une situation insupportable pour l’UE(rss) qui a mis tout son poids sur la cour constitutionnelle Roumaine afin d’écarter un candidat hostile à la guerre en Ukraine.
    Quant à la confiance, d’après les enquêtes menées depuis l’annulation, celle qu’accordent les Roumains aux institutions de l’État et acteurs de la scène politique a chuté drastiquement, au plus bas niveau. Douloureux paradoxe quand on observe que la participation au premier tour du scrutin annulé avait progressé de cinq points par rapport à celui de 2019.
    Au fond pas de soucis les TPMG Roumains ont réussi à contourner la démocratie et rien à foutre des gueux pourvu que les oligarques et politiques conservent leurs privilèges.
    On parle beaucoup des ingérences étrangères en visant  » célérusses, célérusses » tout en négligeant volontairement les autres. Lécher les semelles de Tromp, de Bibi, de MBS ou du pape c’est de la « bonne » démocratie et nous sommes instamment priés d’encenser nos dirigeants pour ça.
    Derrière le rideau de la démocratie s’affairent les grandes fortunes qui se moquent comme d’une guigne des principes constitutionnels.
    Pour terminer j’entonne à pleins poumons La Marseillaise des requins écrite par Gaston Couté en1911. « En mars 1911, le sultan, menacé par une révolte, demande à la France de lui prêter main-forte. En mai, les troupes françaises occupent Rabat, Fès et Meknès. L’Allemagne, inquiète pour ses prétentions sur le Maroc, considère cette occupation comme une violation des accords d’Algésiras et décide de réagir. » Le chansonnier Couté, mort la même année 1911, avait bien compris que cet épisode était le prélude de la grande boucherie de 1914. Le texte est ici https://canto.ficedl.info/spip.php?article338
    Petit extrait :
    Allez ! si les autres voraces,
    Si tous les requins d’Outre-Rhin,
    Font en c’moment un’ sal’ grimace
    Ça n’nous défris’ pas l’moindre brin (bis)
    Un’ nouvell’ guerre ? on s’en fout, puisque
    C’est vous qui marcheriez encor
    Pour défendre nos coffres-forts
    Alors ! franch’ment, NOUS qu’est-c’qu’on risque
    Bonne journée

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