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Le lanceur de boomerang l’a repris en pleine face

Le boomerang est revenu après avoir été négligemment lancé vers ce pays un tantinet rebelle qu’est la France. Il a tournoyé au-dessus d’un peuple inquiet pour heurter au retour en pleine face, celui l’avait expédié en prétendant qu’il était dirigé contre tous ses contestataires. D’abord il a affolé tout le monde durant la première partie de son trajet. Sa trajectoire nettement orientée vers la Droite a réjoui les soutiens du concept d’une montée en puissance d’une union invulnérable de la Droite extrême et de l’extrême-droite.

A force de vouloir se fondre dans le paysage pour échapper à l’attaque et probablement grisés par l’ivresse des sondages orientés pour satisfaire leurs financeurs, les Bardelistes satisfaits de la partie aller de cette arme inventée par les indigènes australiens, ont baissé la garde. Peu à peu ils se sont sentis invulénérables et se sont dépouillés de leurs oripeaux dédiabolisés pour montrer la véritable réalité de leurs troupes. Ils ont été contraints à se plaquer au sol et à sauver les meubles. La cible initiale manquée le responsable du lancer a vu alors revenir vers lui son arme de la dissolution avec dépit. Il ramenait ceux qui avait eu le temps de trouver la parade en effectuant une « tortue romaine » baptisée nouveau front populaire. Ils en sortent moins mal que les autres et en tous cas pas encore sufissamment solides pour affronter la réalité. 

La destruction potentielle de son propre camp par l’arme qu’il jugeait fatale, à contraint l’indigène de l’Elysée à changer de direction et à se planquer un peu plus sur la gauche. La moins pire des solutions. La mobilisation contre sa cible initiale a eu lieu et il a perdu la maîtrise de ce boomerang qui a continué à poursuivre son retour à l’envoyeur. Le vrai problème c’est que la stratégie initiale de ce coup de force s’est effondrée à cause de la prise de conscience d’un peuple moins soumis qu’ont le pensait. Voter contre le « chasseur » a constitué un choix de premier tour. Il est le seul révélateur de la vérité de l’état d’esprit du pays. Le RN et son vol noir de corbeaux sur la plaine a mobilisé une majorité de voix et on retrouvera leurs porteurs dans quelques mois encore plus convaincus et droits dans leurs bottes de cuir. Au second « voyage » les Françaises et de Français ont simplement décidé d’éliminer le danger qui leur paraissait le plus élevé sans pour autant approuver un projet plus qu’un autre ! isl avaient voté dans le premier temps CONTRE Macron, ils ont voté dans le second CONTRE le RN. 

Rien n’est donc réglé. Absolument rien. Si le RN est désormais solidement ancré dans des régions références il a manqué son expansion en sièges qui avait été à un moment évalué à près de 290 strapontins citiottistes compris. C’est un véritable effondrement de ses espoirs et un juste retour des choses infligé par une solidarité électorale. N’empêche qu’au premier tour ce sont plus de dix millions de françaises et de Français qui se sont prononcés en faveur de candidates et de candidats inconnus sur le terrain, dissimulateurs de leurs vraies motivations, incapables de formuler autre chose que les slogans psalmodiés depuis une décennie. Le problème reste entier…

Tout est à repenser. La nouvelle confrontation aura lieu dans un an si le propulseur du boomerang décide de retenter l’aventure « dissolution ». Le plus dur débute toujours le lendemain d’une élection. Les gagnants se persuadent que pour eux l’essentiel est fait. Ils oublient très vite qu’ils sont redevables à l’égard de ceux qui leur ont accordé leur confiance. Malheureusement par expérience depuis la nuit des temps politiques les « vainqueurs » démontrent vite que pour eux l’intérêt général n’est que la conjonction de leurs intérêts particuliers.  Pour simplifier personne n’a perdu et tout le monde, sans exception a déjà trouvé une raison de se satisfaire de ce qu’il a obtenu.L’irresponsabilité a repris sa marche en avant. Les annonces à l’emporte-pièce ont retrouvé le devant de la scène. les ralliements sont affaire eds autres mais eux attendent en suzerains des vassaux loyaux et dociles. 

La gauche se retrouve dans un piège. Arrivée en tête elle a l’obligation de réclamer le pouvoir alors qu’elle sait fort bien qu’il n’y aura pas de majorité pour lui permettre de l’exercer effectivement à moins d’appliquer les mêmes méthodes que celles qu’elle a combattues avec véhémence. L’étape de la conquête est passée. La France est parcellisée, atomisée (il y aura au minimum une dizaine de groupes parlementaires différents à l’Assemblée nationale) alors que l’on a résumé l’affrontement de hier à deux blocs ou au pire de trois ! Désormais place aux fiefs et aux postes. 

Tous les débats tourneront autour du choix du premier des ministres qui ne sera qu’un« roi nu » de la pièce de théâtre de Schwartz. Et cette réalité risque bel et bien d’être oubliée sur tous les plateaux des télés prises au dépourvu par une situation imprévue. Les incantations ne changeront rien. Les anathèmes n’amélioreront pas les choses. Il est donc urgent de mettre en place une refondation politique accompagnée d’une clarification des positions des uns et des autres ce qui peut conduire à un puzzle politicien encore plus compliqué.  C’est bien plus ardu que d’énoncer des mesures déconnectées de la situation financière du pays. Dans le contexte actuel comment peut-on envisager doter par exemple la France d’un budget en 2025 ?

Le boomerang a effectué son effet. La France l’a vu passer au-dessus de sa tête. Il a affolé tout le monde provoquant un réglexe d’auto-défense collective fragile. La plus grande défaite reste la sienne. Que va-t-il inventer pour se sortir du marécage dans lequel il s’est plongé ? Il attisera les rancœurs, les haines, les rivalités et appliquera le principe voulant que pour régner il faille diviser. Et la gauche risque bien de connaitre, elle,  le sens de la formule d’une victoire à la Pyrrhus ! 

Cet article a 2 commentaires

  1. J.J.

    Encore un retour à notre bon la Fontaine : On ne vend pas la peau de l’ours….
    Présomptueux, les partisans de la Marine nationale (Ils se voyaient déjà …)avaient commencé à montrer le bout du nez, renouant avec leur passé : en « haut lieu » par exemple avec l’attaque potentielle évoquée contre les français à la double nationalité, au niveau du « vulgum pecus », avec des attaques racistes, homophobes et autres conviviales manifestations qui avaient montré impudemment et imprudemment quel est le vrai visage pourtant en principe dédiabolisé du R Haine.
    Entendus samedi à la caisse d’un super marché ces propos révélateurs : « Lundi, vous allez voir, on va enfin rétablir l’ordre allemand. »
    Je suis persuadé, et j’ai peut être tort, mais je pense que des « jeunes », peu au courant de notre histoire, aient voté RN, un parti comme les autres, ni pire ni meilleur, genre « On verra bien ». mais entre temps; « ils « ont vu.
    « Il est toujours fécond le ventre qui engendra la bête immonde » Bertolt Brecht traduction approximative .
    Ceci dit nous ne sommes pas sortis de l’auberge, la bête blessée est d’autant plus dangereuse, et le pays sort divisé de cette mésaventure. De toute façon, il est peu probable que les lendemains se mettent à chanter.
    Lu dans un journal un peu « gauchiste » (sic) cette manière d’anastrophe : « Marine Le Pen amène le pire. »

  2. facon jf

    Bonjour,
    et bien nous voila sursitaires, après avoir goûté à Chichi qui après le second tour, victorieux du borgne tortionnaire, il déclarait  » avec plus de 80% pas de raisons de se gêner » et il l’a fait. Après Mac-ronds deux fois victorieux de la marine Nationale. «Ce vote m’oblige pour les années à venir», assure Mac-Ronds, après sa réélection face à Le Pen. « Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l’extrême-droite.(25 avr. 2022)
    Les Castors ont mis en œuvre la fine stratégie  » Nous allons virer Mac-Ronds ! comment ? en votant pour lui » . Résultat plus de 10 millions d’électeurs sont rejetés sur le ban d’infamie, ne réglant en rien les motivations profondes de leur vote.
    Ce scrutin n’est un succès pour personne!! Nous n’avons gagné qu’un sursis précaire. Les causes de la très grave crise que nous traversons ne sont nullement effacées, la dette est toujours abyssale et les intérets ne font que croître aux dépens des services que nous attendons de l’État. Les déserts médicaux ne se sont pas résorbés avec un simple bulletin dans une enveloppe. Tous les problèmes engendrés par 40 années de libéralisme forcené vont réapparaître dès que l’écume des élections sera retombée. Le mécontentement sautera à la gorge des gouvernements de coalition que le Méprisant va enfiler pour pouvoir durer jusqu’au moment où les oligarques déclencheront une attaque financière en règle justifiant de confier le pouvoir aux techniciens du FMI et de la BCE. Le sort des Français sera alors comparable à celui des malheureux Grecs. Pour mémoire le total des dépenses publiques engendrées par les jeux olympiques de 2004 à Athènes s’élèvent officiellement à 11 milliards de dollars et à 20 officieusement. En 2017 après huit ans de crise, les retraités grecs ont déjà subi plus d’une dizaine de coupes. Les pensions grecques ont baissé en moyenne de 20% à 40% selon la Banque mondiale.
    Beaucoup de commentateurs sont convaincus que les castors ont été motivés par l’antifascisme. Je suis convaincu que non, alors pourquoi Mélenchon, les écolos, les faux cocos, les traîtres génétiques du PS ont encore une fois sauvé le cul de Mac-Ronds ? En votant tranquillement sans aucun état d’âme pour Darmanin, Borne et la plupart des gangsters playmobil qui entourent le Méprisant, sans oublier bien sûr l’élection de Mollande. C’est qu’en fait, les politiques sont comme la majorité des Français et ils s’accommodent très bien du néolibéralisme Mac-Ronrien et de son techno-fascisme corrompu. La dégringolade de leur pays ne leur pose aucun problème sérieux. Le vote du 7 juillet n’a rien à voir avec un « antifascisme » réel, mais plus simplement avec l’envie de continuer comme ça. Tout le monde est dans le déni, moyen rudimentaire pour continuer à vivre pénard dans la chute en répétant jusqu’ici tout va bien.
    Le sursis va rapidement s’épuiser, quelque soit la chute l’important c’est l’atterrissage.
    bonne journée

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