You are currently viewing Dans le haut du panier des surendettés

Dans le haut du panier des surendettés

Le surendettement d’un pays est calculé sur la base du cumul de tous les emprunts effectués par le secteur public dans sa globalité et ceux portés par le monde « privé ». Pour une fois la France se distingue puisqu’elle se situe d’après les analystes à la cinquième place des grandes nations. Une performance jamais atteinte sous une présidence de la V° République. Cette situation illustre la qualité de la gestion des finances publiques puisque c’est ce secteur qui plombe réellement la situation.

Les États-Unis occupent bien entendu la tête de ce classement. Le pays de l’Oncle Sam cumule une dette extérieure de près de 33 000 milliards de dette extérieure. Leur planche à billets de dollars fonctionne à plein régime au détriment de l’ensemble de la Planète qui calque la politique américaine. Le résultat des élections présidentielles de la fin 2024 sera décisif en la matière. L’arrivée de l’agité du bocal que tout annonce comme fort probable risque de conduire les USA à une crise sans précédent. Le combat permanent sur le sujet entre Républicains et Démocrates ne va certainement pas s’atténuer.

Le Royaume-Uni arrive en deuxième position du classement des pays surendettés. La dette privée et publique de ce pays a atteint 8 700 milliards de dollars. Le contexte outre-Manche n’est pas des plus prometteurs. Sept ans après les résultats du référendum sur le Brexit, et trois ans après la sortie effective, le temps est au regret. 60% des Britanniques souhaitent aujourd’hui revenir dans l’Union Européenne, selon un récent sondage. Pour eux, le constat est le même : le Brexit n’a pas porté ses fruits. Le solde migratoire n’a jamais été aussi haut, le système de santé est dans une situation encore plus critique qu’avant le Brexit et le Royaume-Uni connaît une situation économique plus que difficile.

Le Japon se trouve sur la troisième marche du podium, qui est le pays asiatique le plus endetté, avec 4.340 milliards de dollars. Pour eux c’est une situation historique et elle ne provoque pas d’inquiétudes particulières. L’outil productif nippon parvient à limiter les dégâts. Le climat social n’est jamais très mouvementé. La seule vraie menace est constituée par les aléas climatiques ou naturels qui provoquent de plus en plus souvent des événements aux conséquences imprévisibles. C’est la dette publique qui pèse le plus sur le niveau de cette masse d’emprunts. Les vrais problèmes sont liés à un vieillissement de la population et surtout à une consommation intérieure faible.

Un duo européen surprenant arrive ensuite avec les Pays-Bas quatrième et la France cinquième. Les Néerlandais cumulent 3790 milliards et sont talonnés par les conséquences de la politique pratiquée depuis sept ans. Sachant qu’en 2024 il nous faudra trouver sur les marchés financiers près de 300 milliards de fonds supplémentaires nous allons vite combler notre retard. Depuis 2017 ces appels aux fonds extérieurs n’ont jamais été ralenti et malgré les affirmations officielles ce ne sera pas le cas dans les prochains mois.

Pour revenir à la France, les données publiées par l’Insee au début de l’année indiquent que notre endettement global se stabilise à hauteur de 111,7 % du produit intérieur brut (PIB) au dernier trimestre de 2023. Il avait augmenté de 41,3 milliards d’euros entre juillet et septembre. Cette hausse était principalement due à l’augmentation de la dette de l’État, qui a grimpé de 45,3 milliards d’euros lors du troisième trimestre. La dette française n’est plus jamais repassée en dessous du seuil des 60 % du PIB fixé par le traité de Maastricht depuis 2002. Le danger c’est que les repères de Maastricht repartent en 2024 en nécessiteront de trouver plus de 12 milliards d’économies annuelles en une période où pour calmer la contestation des politiques menées les centaines de millions pleuvent de tous les cotés.

Si en volume l’endettement de l’Italie est inférieur à celui de la France il atteint en pourcentage du PIB l plus de 140% soit le second plus important de la zone euro après la Grèce. Et ce n’est pas prêt de baisser. L’extrême droite au pouvoir à Rome n’a pas de solutions miracles si ce n’est à mettre son incapacité à résoudre un problème vieux de trente ans sur le compte de l’immigration et des aides sociales.

Toute l’Europe a les yeux tournés vers la BCE qui maîtrise les taux d’intérêts.La BCE a relevé ses taux directeurs à dix reprises consécutives entre juillet 2022 et septembre 2023, après que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait monter les prix en flèche dans toute l’Europe, Elle a suspendu cette courbe vers le haut mais n’a pas entamé de baisse… et rien n’est prévu dans les prochains mois. Il faudra allonger les lignes de crédits partout pour rembourser les sommes folles empruntées. Et depuis un mois on attend un gouvernement…ne serait-ce point pour laisser à l’administration centrale le temps de fermer et cadenasser tous les robinets ministériels !

Cet article a 5 commentaires

  1. François

    Bonjour J-M !
    La dette et … l’endettement ! ! Deux mots signes de catastrophes annonçant ( souvent !) l’arrivée prochaine de leur cousine faillite et dont ces sacrés ordinateurs prennent un malin plaisir à signaler les nombres en rouge surligné ! ! !
    Bien que ton exposé soit, comme toujours, étayé de chiffres et nombres judicieux, il serait bon pour le lecteur de connaitre la colonne suivante c’est à dire la charge par habitant ( plus simple et … plus précise que par foyer fiscal !). Nous aurions peut-être la chance de dégringoler du podium vers les profondeurs du classement … ce dont je doute ! !
    Mais peut être que j’anticipe sur un prochain feuillet ? ?
    Tout en tapant mon commentaire, un sujet de dissertation parvient aux bouts de mes doigts ! ! ! (Là, tu crains le pire, n’est-ce pas ?)
    En public comme en privé, une gestion saine de l’économie nécessite t’elle le recours à tout va à l’emprunt ?
    Tu as ( ou vous avez !) quatre heures ! ! ! ! !
    Amicalement

  2. Gilles Jeanneau

    Hélas, le cours à l’emprunt est devenu un moyen tout à fait normal de gérer le quotidien … contrairement aux règles de saine gestion qu’appliquaient les anciens.
    Quand je vois les investissements faramineux de certaine communes, à crédit bien sûr, dont les intérêts seront payés par les contribuables, je m’égosille en pure perte.
    J’ai bien peur que cela ne fera que s’amplifier à tous les niveaux jusqu’à ce que la bête en crève.
    Mais je dis ça, je dis rien.
    Bonne journée quand même.

    1. François

      Bonjour @ Gilles Jeanneau !
      Vous obtenez un bon 15/20 ! !
      Pourquoi pas de 18/20 ( jamais 20/20 ! ! ) : si vous parlez des « intérêts payés par les contribuables », vous omettez qu’ils sont à acquitter EN PLUS des « investissements faramineux » ! ! Oui, je sais, ce n’est pas la même ligne budgétaire mais c’est le même débitteur , n’est-ce pas ?
      Avec le sourire quand même …
      Amicalement

  3. facon jf

    Bonjour,
    le problème c’est l’intitulé « la dette » qui est toujours extérieure à nous même, c’est la dette de l’état ou la dette des ménages ou la dette du secteur privé… En fait c’est jamais nous.
    Le problème c’est que nos hommes politiques sont drogués à la dépense publique.
    Le problème c’est qu’ils ont drogué toute la population et le peuple de ce pays à la dépense publique.
    Le problème c’est que dès que vous expliquez qu’il va falloir débrancher la perfusion, vous déclenchez la fureur.
    La réalité, c’est que ceux qui bénéficient de la dépense publique veulent continuer à la percevoir.
    Pourtant, c’est simple. Il n’y a jamais rien de gratuit. Nous vivions dans l’opulence fictive du crédit, il va falloir ne plus penser comme si nous étions riches, bienvenue dans le monde de la réalité. Voici venu le temps de la sobriété, pareil aux malades alcooliques, le chemin sera rude et long avec un effort permanent chaque minute pour ne pas céder à la tentation des banksters.
    Zut, zut et re-zut !!! J’ai oublié un tout petit détail nos addictologues sont en fait les zommpolitiques et c’est impossible de se faire élire avec un programme comme celui-là.
    Donc on va oublier tout ça et plonger dans l’armoire à pharmacie pour s’empiffrer de prozac ou alors s’enfariner la muqueuse nasale avec les produits disponibles au coin de la rue… L’exemple vient de haut!
    Un peuple de drogués qui vit dans des paradis artificiels, vautré sur le lit dans l’espoir d’un hypothétique jackpot miraculeux, en matant des pornos ou des petits chiens mignons sur le portable .
    Le réveil va être très douloureux dans un état de manque permanent, pas réjouissant tout ça.
    bonne journée

  4. Alain.e

    Pour parler de la dette , faut savoir conter , et depuis 1975 , nos hommes politiques font de l’ endettement , de l’ entêtement aussi …..
    Selon que vous serez économiste de droite ou de gauche , vous ne raconterez pas la même histoire , les fameux contes et légendes de l’ apéro , tu parles Charles ….
    Le problème , c’ est que ceux qui nous ont mis dans la mouise , ne sont pas comptables de leurs actes , je te leur enverrait l’ huissier pour démonter les huisseries de leurs palais comme on le fait chez n’importe quel péquin , ou pékin , maitre Capello accepte les deux formulations , mais je m’ égare et suis un peu hors sujet sans doute .
    Cordialement .

Laisser un commentaire