Bilan 2023 : la déliquescence totale de la politique
Les partis ont encore perdu en crédibilité en 2023 et plus encore sont devenus des coquilles électorales vides. Le RN profite à fond de cette situation.
Les partis ont encore perdu en crédibilité en 2023 et plus encore sont devenus des coquilles électorales vides. Le RN profite à fond de cette situation.
Pas question de verser dans un complotisme de bazar mais sur la base des documents secrets qui leur sont fournis, les parlementaires reconnaissent que la Russie (ce n’est pas nouveau), la Chine (en progression) ; la Turquie (qui monte), l’Iran (subtilement) mais aussi quelques-uns des nations potentiellement « alliées » mais pas « amies ») comme « les États-Unis (sans surprise), le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande » agissent sur notre territoire ou nos zones d’influence.
Depuis des années maintenant, élections nationales après élections nationales, le monde rural ou périurbain cède à la tentation du vote protestataire extrémiste en opposition croissante avec les zones urbaines ou agglomérées. Il y aurait une analyse à effectuer sur les résultats obtenus par le Président qui va avoir du mal à ne pas être sorti, en comparant leur niveau avec le revenu médian des communes de ces zones.
A quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle, une vraie question se pose pour les électrices et les électeurs qui ne savent pas quelle attitude adopter dans l'isoloir. Il y a d'abord la catégorie des gens s'interrogeant sur « l'utilité du vote ». Ensuite celle des partisans du « vote utile ». Enfin il en est pour qui « la réflexion avant de voter est inutile ».
A quelques heures du premier tour de l’élection présidentielle, en dehors du bruit de fond entretenu par les télés qui ressassent des sondages et tentent de mobiliser les promeneurs du suffrage universel avec des plateaux alimentaires sans grand intérêt, il n'y a que des bruits de fond lointain. Le scrutin ne mobilise guère les électrices et les électeurs qui ont réduit leur choix en un "pour ou contre" le Président sortant.
Dans quinze jours la campagne pour les élections présidentielles sera officiellement close. Les rangées de panneaux officiels ont été installés sur les places des villages et attendent les portraits aussi glamour que possible des candidat(e)s.
Devons nous dans les circonstances tragiques que nous traversons nous priver de l'humour et du rire ? Depuis des mois nous allons de Charybde en Scylla en matière de divertissement et ce ne sont pas les événements actuels qui changeront ce climat d'une morosité croissante. Alors la moindre lueur de joie possible se doit d'être acceptée avec l'appétit d'un naufragé devant une côte de bœuf de Bazas.
La "présentation" des candidats à l'élection présidentielle par des élus leur accordant leur signature s'est installée dans la politique française depuis en 1958. Une manière comme une autre de laisser notamment les maires, les conseillers départementaux et régionaux, les parlementaires dans la boucle lors de ce moment clé de la V° République.
La bombe à fragmentations que constitue la multiplicité des candidatures réputées de gauche au poste présidentiel va poursuivre ses dégâts aux législatives.