Un rapport bienvenu sur des réalités qui tombent du ciel
Dans quelques jours l’affaire de Bétharam sera mise en sourdine. Il faudra attendre une enquête et des rapports qui arriveront au cœur de l’été pour que l’on sache vraiment quelles…
Dans quelques jours l’affaire de Bétharam sera mise en sourdine. Il faudra attendre une enquête et des rapports qui arriveront au cœur de l’été pour que l’on sache vraiment quelles…
Deux maux créent des ravages dans une société à la dérive : le renoncement des uns qui génèrent l’indifférence des autres. Plus rien d’essentiel traverse l’opinion dominante gavée d’effets d’annonce sans aucune suite ou uniquement destinés à alimenter l’égo de celui qui les délivre. Si l’on ajoute un système médiatique superficiel et basant ce qu’il appelle l’information sur la polémique et l’outrance nous arriverons dans quelques semaines non pas au grand remplacement mais au grand basculement.
Nous avons plongé dans la société de l’éphémère, de l’instantanéité, de l’immédiat. Illico toute personne qui d’une manière ou d’une autre fait référence au passé est catalogué de réactionnaire et mis à l’écart. Les supports médiatiques, la nouvelle donne des réseaux sociaux, la hiérarchisation de l’actualité, la suppression de l’enseignement de l’Histoire, le déracinement sociale conduisent à gommer toute référence à l’antériorité des faits.
Je me suis goinfré de « temps ». J’en ai consommé sans aucun respect pour sa valeur. J’ai toujours pensé qu’il m’était impossible de me rassasier de donner du mien pour économiser celui des autres. J’avais la hantise de la chanson de Brel en pensant que je parviendrai à courir plus vite que la pendule (…) qui « ronronnait au salon et qui disait oui, qui disait non et qui finissait par dire je vous attends. »
L'année touche à sa fin. Elle n'aura pas été ordinaire (d'ailleurs y-a-t-il une année « ordinaire » dans une vie?) loin s'en faut, mais elle n'a surtout pas été "extraordinaire". Quand je regarde dans le rétroviseur des jours passés je constate justement un grand vide. Une sensation d'avoir eu à revenir à la « maternelle » pour retrouver des fondamentaux que j'avais oubliés depuis belle lurette.
« Parmi ses nombreuses missions, l’école doit enseigner les valeurs de la République, nos valeurs communes. L’article premier de notre Constitution affirme que la République est indivisible, démocratique, sociale et laïque. L’école doit enseigner ces valeurs, expliquer leur signification, rappeler leur histoire. Car si on ne les enseigne pas, il ne faut pas s’étonner après qu’elles soient méconnues ou même ignorées. Cela vaut pour la laïcité (…) »
Brutalement alors que l'été se termine, le lundi devient la journée du vide contrairement à tous els autres depuis plus de 50 ans. Sensation bizarre de constater que la vie s'arrête.
Le parcours d'une vie ressemble à celui que l'on effectue sur une plage de sable encore mouillé à marée basse. Les promeneur solitaire y laisse ses traces plus ou moins profondes pour une durée liée au rythme de la nature. Lorsqu'il est accompagné il mélange les empreintes de son passage à bien d'autres et les rend très vite impossibles à identifier.