Marcher, rouler les deux échappatoires à un été compliqué
L’été piétine, fait du surplace mais sue à grosses gouttes. Plus grand monde croît cette année en ses bienfaits. Les vacances ne conduisent plus à ce bonheur parfait de rompre…
L’été piétine, fait du surplace mais sue à grosses gouttes. Plus grand monde croît cette année en ses bienfaits. Les vacances ne conduisent plus à ce bonheur parfait de rompre…
Ce n’est qu’après la remise des récompenses des participant(e)s au sport adapté et aux élu(e)s ayant accepté de se mesurer entre eux que tout a basculé. Maître du micro, j’en fus dépossédé par Véronique Lesvignes qui annonça que si tant de visages connus étaient venus ce n’était pas pour le plaisir des cruches mais pour partager quelques propos concernant mon parcours que je n’aime pas qualifier de politique. Groggy ! Sonné… abasourdi et un tantinet persuadé d’avoir été pris pour une cruche.
Parmi les baies de l’été qui se méritent, les mûres occupent une place particulière car on ne les cueille pas sans risques. Les vraies, celles qui poussent dans les ronciers touffus et bardés de défenses piquantes, ne se trouvent pas en effet dans les petits chemins qui ne sentent guère la noisette et n’ont ni queue, ni tête. Sortir des sentiers battus par les randonneurs devient indispensables pour dénicher des fruits noirs de qualité offrant une garantie de non-pollution par les gaz d’échappement ou plus fréquemment par les pesticides des champs avoisinants.
Pour ma part chaque soir, au moment où je me retourne sur ma journée ou sur le chemin déjà long de mon parcours, je m’interroge sur ce que je n’ai pas réussi. Le temps de la retraite devient alors redoutable car il permet de s’attarder sur ce qui constitue le pire des dangers : ne voir que le verre jamais suffisamment plein. On tourne, retourne, triture, étale, écrase, pétrit les actions ou les réalisations sans leur trouver un seul intérêt
Hommage rendu entouré de mes copains de l'Ecole Normale d'Instituteurs à Serge Cartron avec lequel j'ai partagé 60 ans de ma vie. Je sais c'est long à lire mais 60 ans... C'est aussi long. Pardonnez-moi
Plus question de se contenter de rentrer au bureau pour raconter des vacances vertes ordinaires. Il faut avoir passé son été à réaliser des prouesses ayant mis son corps à rude épreuve.
"Toutes les mémoires ont besoin des cailloux blancs sur les chemins de la vie pour retrouver le bon sens du retour dans la maison des valeurs. Sans ces moments solidaires, et nous le constatons chaque jour combien ils manquent, les peuples sont condamnés à mourir lentement mais inexorablement, de froid.
Impossible de persuader les « habitués » des sentiers que vous avez empruntés depuis des décennies, de votre ferme résolution de ne plus y cheminer de la même manière que par le passé. Mes derniers pas dans la vie publique n'ont pas été les plus faciles et les plus intéressants.
Marcel à 93 ans garde une mémoire intacte et peut partager les événements d'une longue carrière dans l'aviation. De l'Indochine à l'Algérie il a particpé directement aux combats avec des fortunes diverses.