Le billard à trois boules et à trois bandes
Le pays est devenu un vaste billard où seulement trois boules tentent d'éviter d'être expédiées vars les trous où se trouvent déjà les autres du temps passé grâce à un jeu à trois bandes.
Le pays est devenu un vaste billard où seulement trois boules tentent d'éviter d'être expédiées vars les trous où se trouvent déjà les autres du temps passé grâce à un jeu à trois bandes.
C’est à peu près certain le résultat des législatives ne sera pas habituel. Depuis que leur tenue a été décalée après le rendez-vous des présidentielles, le scrutin majoritaire à deux tours donnait une majorité confortable à l’heureux élu
Téléspectateurs et auditeurs se trompent puisque ces références à une situation apaisée et positive concerne les discussions entre les partis de gauche ou de droite préparant les législatives. Les services secrets ou au moins "discrets" qui alimentent les rédactions avides de sensationnel distillent des informations sur le climat régnant lors de rencontres bilatérales présentées comme des événements inédits.
Rappelons que depuis 1988, un financement public des partis est prévu, en fonction des résultats aux élections législatives et du nombre de parlementaires. Quand on sait que Les Verts, Les Républicains, le R.N, le P.S, le P.C sont des monuments en péril avec une trésorie dans l'orange ou le rouge vif, le premier tour des législatives devient aussi précieux que le tube reliant à la réserve d'oxygène pour un patient qui s'étouffe.
La tendance dans le milieu politique institutionnel est plutôt à la morosité avec une forte tentation de laisser courir les événements en se repliant sur son pré carré. Les partis d'antan dont on ne sait pas encore ce qu'ils vont devenir tant ils sont mal en point au plan national financièrement et électoralement, sont annoncés en "voie de disparition"
Si avec les textes en vigueur sur le financement des campagnes ainsi que des partis politiques officiels on a beaucoup avancé en matière de vie publique il faut tempérer ce constat par les réalités. Ce paramètre rarement expliqué dans les médias conditionne en effet bien des prises de position... qui n'ont rien d'idéologiques.
Après un premier tour de toutes les élections, la séquence des désistements et des soutiens constituait un moment clé pour le résultat du scrutin en cause. Cette pratique classique qui permettait aux partis installés de « marchander » leur appui et donc de pratiquer la monnaie d'échange selon le principe que l'électorat discipliné suivait très majoritairement.
En définitive, les sondeurs s'étaient trompés car ils avaient sous-évalué les scores des candidats installés sur le podium de l'élection présidentielle. La seule qui pourrait leur reprocher un optimisme malvenu…
« Z » sera quoi qu'il advienne dans ce contexte le grand vainqueur des scrutins qui s'annoncent car ils lui permettront de s'installer durablement dans le paysage politique national. A cet égard l'histoire du populismes rappelle que bien moins connu que ne l'est « Z » Robert Poujade avait réussi une percée exceptionnelle