Goûter aux « demis » sans trop se faire mousser…
Les plaisanteries fusent dans le P’Tit Bar créonnais. Même une amitié solide titube lorsque l’on évoque le face à face entre la France et le Maroc. Avec un sourire gêné…
Les plaisanteries fusent dans le P’Tit Bar créonnais. Même une amitié solide titube lorsque l’on évoque le face à face entre la France et le Maroc. Avec un sourire gêné…
Putain que c’est dur de se mettre devant son clavier pour vous confier que mon moral vacille en ce moment. Certes il arrive qu’un grain de sable puisse enrayé les machines les plus sophistiquées mais il n’a aucune chance de troubler l’avancée d’un rouleau compresseur aussi puissant que celui des idées qui empruntent le chemin de l’opinion dominante.
Revenir sur les mêmes lieux à quelques années d’écart permet de ressentir l’évolution climatique et ce quel que soit leur situation géographique. A Fès par exemple le mois d’avril fut à une époque celui qui était le plus propice à une découverte à température ambiante convenable.
Les consignes sur les besoins du « patient » étant donnée, l’artiste se lance sans une hésitation. Sûr de ses gestes et de son talent, Ismaël s’empare d’un tondeuse portative pour attaquer par le bas la toison pourtant déjà courte de celui qui lui accorde avec une certaine jubilation sa confiance.
Sur la table tout ce que le Maroc porte comme soleil ou épices pour mettre en appétit les convives. En fait ce n’est pas nécessairement dans les restaurants que l’on découvre la spécificité des préparations culinaires d’un pays mais lors de ces repas préparés par des femmes discrètes dans une cuisine familiale. Elles ont quasiment le monopole de ce qui relève de la gastronomie. En disposant sur la table ces nombreuses assiettes dans lesquelles s’étalent des salades diverses, la cuisinière affirme sa capacité à diversifier les saveurs, les couleurs et les odeurs.
Le Maroc s’essouffle, écrasé par un ardent soleil qui ravit les visiteurs mais qui inquiète bien des habitants. Le réchauffement climatique écrase la terre autour de Fès, seconde ville la plus peuplée d’un pays qui vit essentiellement de ses productions agricoles. Impossible de ne pas constater cette souffrance d’un territoire dans lequel le désert gagne sans cesse du terrain.
Ils s’étirent , se pelotonnent, errent sans but apparent, se cachent dans les recoins les plus secrets, s’assoient pour regarder les fourmis humaines qui défilent devant eux ou tentent de quémander une caresse. Les chats prennent une place importante dans la Médina de Fès. Ils y occupent le devant de la scène avec la nonchalance de ces personnages certains de leur place dans la hiérarchie.
Souvenir d'un séjour dans la superbe ville de Fés : la médina reste un lieu magique
Le racisme réel mais souterrain va se nourrir maintenant du sport. Il était cantonné à quelques excités ivres des tribunes dans les stades. Il va entrer officiellement dans le sport puisque le monde arabe sera rassemblé autour du Maroc et la « crainte » inconsciente du « grand remplacement », de la colonisation inversée est entrée dans les esprits et va se renforcer. C’est angoissant pour les amoureux du football qui ne sont plus légion tant les enjeux prennent le pas sur le jeu.