Passé et présent de l’été (13) : le maître qui veut être grand
A presque 18 ans Ewen est déjà reconnu comme « Maître » par la fédération internationale des échecs. Un titre qui ne lui confère pas un statut privilégié au sein…
A presque 18 ans Ewen est déjà reconnu comme « Maître » par la fédération internationale des échecs. Un titre qui ne lui confère pas un statut privilégié au sein…
La seule véritable dette qui devrait servir de socle aux prises de positions réalistes et utiles concerne la démographie. Elle conditionnera à moyen terme le devenir des générations montantes. Dans un article publié sur l’Express le chercheur américain Nicholas Eberstadt alerte sur l’évolution de la population mondiale qui selon lui constitue une catastrophe sociale, sociétale et économique inexorable. Il débute l’un de ses articles par ce constat : pour la première fois depuis la peste noire dans les années 1300, la population mondiale va diminuer.
a rentrée mériterait son abbé Pierre puisque en France en 2023 près de 2 000 enfants dorment chaque soir dans les rues et des milliers d’autres le font dans l’insalubrité totale. Les palabres sur les institutions, le mode d’élection, les arrangements superficiels permettant de sauver ce que l’on appelle à tort l’honneur n’ont aucun sens.
La place devant le centre de secours grouille de monde. Des centaines de personnes se retrouvent autour des dizaines de tables dressées sous le ciel clément de la soirée du 13 juillet. On sent les vacances. On respire la rupture. Contrairement aux récentes éditions antérieures la pression a disparu. La crise sanitaire n'est vraiment plus dans les esprits. Elle appartient aux souvenirs dont on évoquera l'impact plus tard lors du retour de mauvais moments.
La date officielle du départ en vacances approche. Dans la réalité, collégiens et lycéens ont plié bagages depuis plusieurs semaines en raison de la tenue des conseils de classe, de la disparition des professeurs appelés sur les centre d'examens et de la tendance à fixer individuellement sa date de fin des cours. Aucune obligation n'est faite car il n'y a pas assez d'encadrants et on ne va pas transmettre à la CAF une entorse à la fréquentation scolaire.
Toute la journée de hier il était impossible de ne pas prendre conscience du niveau réel de la citoyenneté dans un pays ayant remis dans la vie sociale ce principe de vie commune. Elle est réduite au niveau des plateaux des télés alimentaires pour spécialistes ou porte-parole auto-proclamés. Aucun recul, aucune réflexion, aucune analyse mais des certitudes, des approximations et des résidus de désinformation.
La mort d’un jeune dans des circonstances tragiques a déchaîné un nouveau spasme de violences urbaines qui emporte toutes les valeurs républicaines sur son passage. On parle beaucoup des causes…
« Bonsoir. Qu'avez-vous de très fort ? Je veux une bouteille de costaud. Plus fort que le vin ? » Quand en fin de nuit au stand du viticulteur installé au marché de nuit de l'hippodrome de Craon, d'une démarche hésitante et avec une élocution difficile, un jeune se présente avec ses billets à la main pour poser cette question, je me sens incapable de lui répondre.
Les autocars arrivent les uns après les autre sur le vaste parking du lycée des Graves à Gradignan. Des dizaines d'adultes attendent qu'en descendent des jeunes plus ou moins « uniformisés » par leur participation à la session du Service National Universel (SNU) création récente destinée à socialiser une génération.