Le pouvoir d’achat risque de devenir pour certains le pouvoir de survivre
Certaines strates de la population ayant rêvé de la vie éloignée de tout se retrouveront très vite en difficulté.
Certaines strates de la population ayant rêvé de la vie éloignée de tout se retrouveront très vite en difficulté.
Lentement les structures destinées aux personnes âgées dépendantes s'enfoncent dans les déficits... On attendra les catastrophes pour réagir.
Selon le rapport de l’Observatoire européen de la fiscalité les sommes de leurs bénéfices transférés par les plus grandes entreprises installées en Europe en 2022 vers les paradis fiscaux se situerait 1 000 milliards de dollars.
N’ayant jamais cessé de critiquer, d’expliquer, de démontrer et d’écrire que la gestion ultra libérale des finances publiques conduirait tôt ou tard au précipice car elle ne reposait que sur la baisse des dépenses sans tenir compte des conséquences sociales, je constate avec désolation que la catastrophe se profile dès 2024.
En fait c’est une nouvelle atteinte au principe républicain voulant que la citoyenneté soit la contribution à la vie collective. Les sociologues évoque le consentement à l'impôt, comme pour un mariage. Ça veut dire que les Français acceptent de payer une somme sur leurs revenus (et le vrai problème est là car ce terme touche essentiellement les salariés) pour la collectivité, pour le vivre ensemble, pour qu'il y ait des services publics, des infrastructures, des équipements collectifs... Dans l'imaginaire français, on est citoyen en votant et en payant des impôts.
Comme depuis quelques temps, pour exister ou survivre il est indispensable de récupérer les mécontentements du quotidien de franges de la population aisément manipulables il n’y a plus de projets ou de réalisations qui ne suscitent pas indignation, réprobation et exploitation populiste.
Depuis plus d’une décennie je n’ai cessé de répéter que faute de pouvoir s’en prendre à la décentralisation qu’elle n’a jamais digérée, l’administration sociale a décidé de la tuer à petit feu par le biais de l’étranglement des moyens financiers alloués aux politiques territoriales de proximité.
Le chiendent des l’obscurantisme pousse sur les jachères de la vie collective. Et comme les tenants du profit partout et tout le temps, ne tolèrent pas par exemple l’économie sociale et solidaire ou l’action bénévole, le mal s’aggrave.
Jamais cette méthode citoyenne de gestion n’a été autant d’actualité dans une période où le monde du profit dénie toute référence humaniste et où la réponse aux besoins essentiels ne peut plus être prise en charge par des États affaiblis, surendettés et exsangues. C’est dans les crises que sont nées les meilleures réponses gérées par les citoyens pour faire face aux exigences de la solidarité active.