Tout et son contraire partout et tout le temps
Le poste de ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires n’a pas la tache la plus aisée du gouvernement. Il finira par choper un torticolis, un…
Le poste de ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires n’a pas la tache la plus aisée du gouvernement. Il finira par choper un torticolis, un…
Désormais les événements du type de celui qui s’est produit dans les Alpes Maritimes n’auront aucun caractère exceptionnel puisqu’il découle d’une modification profonde et durable du climat. Le bassin méditerranéen. Tenter de le dissimuler en ne prenant pas les mesures qui s’imposent dans l’urgence c’est se condamner à des sinistres incessants.
Au cœur de l’océan indien, sur 376 km² de territoire national se prépare une crise humanitaire qui pour le moment laisse le grand public totalement indifférent. Après avoir durant des semaines alimenté les divagations des plateaux des télés ne carburant qu’à la haine et à la démesure, Mayotte y a pourtant eu une place de choix.
En plein été quand la canicule était au rendez-vous, la bagarre faisait rage pour savoir qui serait de service même si l’accueil du couple possédant le puits indispensable à notre besoin de se désaltérer, était exceptionnel de gentillesse. La seconde corvée moins fréquente, consistait à se rendre à un kilomètre de notre domicile à bicyclette pour récupérer le lait auprès d’Henri Martin du hameau de Piron. Il avait une demi-douzaine de vaches et gérait une propriété de polyculture parfaitement tenue.
Pour ma part, je conserve des souvenirs particuliers de ce rendez-vous extraordinaire dans la vie d’un enfant d’un village sans trop de repères festifs ou collectifs. En fait, pour bien des habitants sadiracais, le 15 août constituait pourtant un moment privilégié permettant d’entrer dans ce monde des vacanciers qui leur était étranger.
N’empêche que dans les années futures la grande vedette de la période estivale risque bel et bien d’être l’eau. La vraie, la belle, la fraîche qui constitue un élément essentiel à la vie. Elle a perdu de son éclat durant les décennies précédentes car elle n’avait aucune attractivité économique. Ses substituts artificiels estivaux n’ont jamais effacé son importance et rapporte beaucoup plus
Abel dont l’enfance avait été terriblement malheureuse (il avait été placé à onze ans chez un vétérinaire pour s’occuper du cheval) appréciait la vie humble mais tellement riche qu’il avait su se créer. Elle fourmillait d’émerveillements pour les gamins curieux que nous étions. Lui qui avait connu les mines de sel de Silésie en étant fait prisonnier sur le front en 1917 à 20 ans s’était constitué un « confort » reposant sur des rites immuables. En été, par exemple il avait ses repères qui revenaient aux premières chaleurs.
En France le marché intérieur de l’eau minérale est à une niveau élevé. Les consommateurs semblent ne plus faire confiance à celle qui arrive par leur robinet. C’est même l’un des secteurs les plus rentables de l’économie hexagonale. La tendance s’avère être la même dans le monde. La situation se gâte et les exploiteurs privés des sources commencent à s’inquiéter car leur ressource est victime comme celle des réseaux publics de la raréfaction en cours.
Revenir sur les mêmes lieux à quelques années d’écart permet de ressentir l’évolution climatique et ce quel que soit leur situation géographique. A Fès par exemple le mois d’avril fut à une époque celui qui était le plus propice à une découverte à température ambiante convenable.