La semaine estivale de tous les dangers potentiels
Dans quelques semaines la chasse sera ouverte. Dans la plupart des cas ce sera du "gibier" captif qui sera dans la ligne de mire des tireurs. Cette habitude qui disparaît…
Dans quelques semaines la chasse sera ouverte. Dans la plupart des cas ce sera du "gibier" captif qui sera dans la ligne de mire des tireurs. Cette habitude qui disparaît…
Épisodiquement sortent des enquêtes journalistiques fouillées sur les ravages de la privatisation des épisodes essentiels de la vie humaine. En ouvrant tout ce qui est essentiel dans le quotidien de la vie collective au système de la concurrence libre et non faussée souhaité par l’Europe, à l’exploitation financière les politiques sont responsables de fractures profondes dans la société. Les services publics qui étaient la seule « fortune » des précarisés et des oubliés du monde du fric ont été dénigrés, démembrés et sciemment détruits. Ils survivent au milieu d’un tempête causées par les crises successives s’abattant sur la France.
La canicule dans l’activité quotidienne risque bel et bien de devenir encore plus insupportable. La France n’est pas prête à affronter ces périodes durant lesquelles tout doit être aménagé ou bouleversé pour adapter la vie sociale aux réalités climatiques. Tout a été rigidifié et codifié rendant exceptionnelles les moindres adaptations. La notion de crise n’a plus de sens puisque depuis l’apparition de la Covid, elle devient «permanente ».
La seule évocation de la retraite provoque depuis des décennies un mouvement d'inquiétude dans le monde du travail. Comme il est difficile de s'y retrouver dans une société où les repères sérieux sont bouleversés par des manipulations destinées à affoler ou à chloroformer la réflexion citoyenne, les effets d'annonce ou de contre-annonce servent d'arguments électoraux.
Les séquelles financières de la période de la Covid 19 ne s'effaceront pas de sitôt. Les plans les plus subtils d'effacement de la dette n'ont aucun sens puisque l'on a vu combien tout basculait en quelques jours. Le château de cartes des équilibres mondiaux n'a probablement jamais été aussi fragile.
Les rapports au sein de la société se délitent ou se crispent voire tournent de plus en plus souvent aux conflits. Le phénomène s'installe lentement et progresse de telle manière que l'inquiétude gagne le camp des responsables de tous niveaux.
La presse écrite en France ne se porte pas très bien et souvent ne tient que grâce aux aides institutionnelles diverses. Rachetés pour constituer une part de conglomérats médiatiques diversifiés les journaux basculent les uns après les autres vers le numérique qui il y a seulement quelques années constituaient une force d'appoint. Les ventes en kiosque baissent et le « papier » ne rapporte plus d'autant que l'activité économique a singulièrement diminué les rentrées publicitaires.