Passé ou présent d’été (14) : le poids des senteurs
En été on aime bien prendre des couleurs et surtout de les apprécier à tout moment de la journée quand on prend le temps de se pencher sur les nuances…
En été on aime bien prendre des couleurs et surtout de les apprécier à tout moment de la journée quand on prend le temps de se pencher sur les nuances…
Pour ma part chaque soir, au moment où je me retourne sur ma journée ou sur le chemin déjà long de mon parcours, je m’interroge sur ce que je n’ai pas réussi. Le temps de la retraite devient alors redoutable car il permet de s’attarder sur ce qui constitue le pire des dangers : ne voir que le verre jamais suffisamment plein. On tourne, retourne, triture, étale, écrase, pétrit les actions ou les réalisations sans leur trouver un seul intérêt
Madame Camus appartenait à ce qui était le village de Créon. Elle a vendu en direct de la Coopérative le lait du quotidien celui qui sauvait parfois de l'absence de repas. Immigrée espagnole elle avait affronté une vie rude et sans répit. Hommage rendu au nom d'une génération de Créonnaises et de Créonnais
Le cliquetis de ses chaussures sur le carrelage du bar annonce son entrée. Un bidon de vélo à la main, l'homme commande un Coca dans un français agrémenté d'une pointe d'accent anglo-saxon. Il a rangé son superbe « destrier » sur roues à quelques mètres comme les cow-boys des westerns le faisaient avec leur monture.
Impossible de persuader les « habitués » des sentiers que vous avez empruntés depuis des décennies, de votre ferme résolution de ne plus y cheminer de la même manière que par le passé. Mes derniers pas dans la vie publique n'ont pas été les plus faciles et les plus intéressants.
Les annonces de lutte internationale contre la déforestation inconsidérée méritent d'être mise en oeuvre. Mais nous en sommes plus à une contradiction dans ce domaine...
Chaque jour l'opinion dominante bascule vers les certitudes populistes. Faute d'autres porpositions constructives, nouvelles, le débat disparait au profit de la violence sous toutes ses formes
Brutalement alors que l'été se termine, le lundi devient la journée du vide contrairement à tous els autres depuis plus de 50 ans. Sensation bizarre de constater que la vie s'arrête.
En général quand celles et ceux qui partent vers leur retraite en été le font après une longue préparation. Pas question d'improviser car la sortie du monde actif peut se révéler très difficile à supporter.