Passé et présent d’été (19) : sur les grilles
L’été les journaux ou les magazines regorgent de « jeux’ destinés à occuper les méninges des vacanciers désœuvrés ou désireux de tester leurs capacités à résoudre des énigmes plus ou moins…
L’été les journaux ou les magazines regorgent de « jeux’ destinés à occuper les méninges des vacanciers désœuvrés ou désireux de tester leurs capacités à résoudre des énigmes plus ou moins…
Voilà pour aujourd’hui. Je vous avoue que ce texte m’a donné quelques chaleurs, je peux aller serein à la buvette en prenant bien soin de respecter le code de bonne conduite qui est la règle aux Lauriers où j’ignore quel accueil sera réservé à ce quartier libre récréatif. »
Étonnante confidence faite par un ami avec qui je parlais de l’évocation mémoire proposée par une association locale autour de la Commune libre de la gare de Créon : « je n'y viendrai pas car pour moi ce n’est pas de la culture ! » Cette affirmation me révolte profondément car elle contribue justement à marginaliser toutes les initiatives citoyennes populaires autour du patrimoine humain.
Écrire un bouquin quelle que soit son importance nécessite une bonne dose d’optimisme. Au moins autant qu e celle qui anime un naufragé déposan un message dans une bouteille pour la lancer dans l’océan. Le système oblige en effet à une grande modestie et à un espoir immodéré.
Elle est là face à moi. Nue comme un ver peu reluisant. Elle occupe l’écran que seul Nougaro voit noir lors de ses nuits blanches. Elle me guette. Sa pâleur affolerait un médecin recevant des curistes anémiés. Elle attend un geste de ma part. Il faut que le caresse le clavier pour qu’elle commence à vivre et elle le sait.
Le défilé devant la table qui accueille ces bouquins souvent édités à compte d’auteur, c’est à dire dont le financement est assuré par celle ou celui qui écrit, a des allures des salles de bal d’antan. On attend que la lectrice (elles sont infiniment majoritaires) jette un regard intéressé sur le fruit de votre créativité. Difficile car souvent, très souvent, les acheteuses potentielles ne sont guère attirées par ce qu’elle ne connaissent pas.
Mon premier salon du livre depuis près de deux ans. Peu de monde et la sensation de menaces fortes sur le livre papier. La crise pèse sur ces manifestations qui auront du mal à repartir.
Rencontre avec lboris vallaud auteur du livre "l'esprit de résistance" avec un constat amer sur les réalités du monde politique et une envie forte de secouer un système obsolète et prêt à s'effondrer.
En qui peut- avoir confiance dans notre société où tout, presque tout tourne autour du fric. C'est une réalité terrible puisque il faut absolument douter de tout pour être certain…