You are currently viewing Une figure imposée en quartier libre

Une figure imposée en quartier libre

Mon frère de plume (et de cœur) Christian Grené dit Lagrène, ancien journaliste de Sud-Ouest, inestimable comparse de route sportive, se démasque et tente une prouesse de d’écriture. Il soigne son syndrome du « nain jaune » avec l’équipe spécialisée du centre des lauriers à Lormont en composant un texte avec trente mots imposés (en gras dans le texte ci-dessous). Tous doivent se retrouver dans une expression mensuelle qu’il doit adresser aux soignants. Cette fois il a conjugué cette obligation avec une réaction à mon dernier livre « Quartier Libre »… Dégustez sans modération… et soutenez le car il a peur de trinquer et de ne pas recevoir les lauriers du vainqueur ! Il les mérite pourtant.

« Osons Joséphine ! En ce vendredi de Pâques, mon instit’ et ma psy m’ont donné « Quartier libre ». Et comme j’ai deux passions, l’écriture et la lecture, je vais en profiter pour satisfaire l’une et l’autre. Jean-Marie émarge désormais à la liste de ces écrivains utiles pour le bien-être, et son tout dernier livre (*) devrait être en vente jusque dans les pharmacies. On y retrouve un parfum envoûtant, comme on le sentait déjà dans « Les Rosières du temps jadis » avant la traversée des « 9 vies d’Ezio » et après l’envol de « Jour de rentrée » dont j’avais commis la préface.

Je n’aurai pas le ridicule ici de me faire critique littéraire, moi qui ne suis qu’un écrivain en haillons. Je veux seulement allumer la lumière pour ceux qui ne connaîtraient pas la chaleur de l’amitié. Celle-ci est partout dans ce quartier de la commune libre de Créon. Celle dont Antoine Blondin disait qu’elle était son manteau, transmise de relais en relais depuis bientôt quarante ans, avec le « Marathon des leveurs de coude », à travers les rues de la commune libre de Montmartre. Une course insolite qu’on pourrait croire inventée par les héros du bouquin qui, rassemblés chez Marcel, devisent joyeusement en pensant un projet avec l’espoir de faire revivre le quartier de la gare qui se meurt comme le feu du train à vapeur dont il ne reste plus que les cendres.

Tout est parti d’une idée de René : organiser un concours de pêche dans la douve où, à contre-courant des idées reçues, il croit qu’il s’y trouve poisson comme en rivière. Une histoire comme tant d’autres qui parsèment cet ouvrage, toutes plus insolites les unes que les autres à l’image de cette union de la carpe et du lapin où l’on voit M. le maire marier Solange et Pietro dont la fugue avait suscité un vif émoi dans les chaumières et chez les parents de la libellule. Ce n’était pas un caprice, tel qu’on l’avait susurré ici et là, mais bien un amour éternel qu’ils avaient juré devant Albert, forcément l’officier du culte puisqu’élu par ses pairs au grand dam du maire officiel.

J’ai passé toute la matinée, hier, pour écrire ce texte, et c’est la honte au front que je le soumets à la lecture de l’atelier du CSSR des Lauriers à Lormont et des fidèles de la « Roue Libre » dans toute la France. J’aurais aimé l’écrire en un éclair, en respectant chaque caractère de l’ordinateur, usant de la barre d’espace selon l’usage, mais sans illusion. Je n’arriverai jamais à la cheville de mon maître dont chaque article, chaque livre, est chaque fois un émerveillement pour moi.

Vite ! allez chez le premier libraire et, pour 11,5 euros, achetez-vous « Quartier Libre ». Éventuellement, offrez-le ! Si vous êtes de Créon, ou des alentours, vous n’aurez aucun mal à identifier les héros de cette constellation de personnages dont le pittoresque le dispute au picaresque.

Voilà pour aujourd’hui. Je vous avoue que ce texte m’a donné quelques chaleurs, je peux aller serein à la buvette en prenant bien soin de respecter le code de bonne conduite qui est la règle aux Lauriers où j’ignore quel accueil sera réservé à ce quartier libre récréatif. »

Christian Grené dit Lagrène

(*) Quartier Libre ou La Commune libre du quartier de la Gare de Créon. Série/Histoires locales. Livre de Jean-Marie Darmian, en vente (15 € avec le port) auprès de l’auteur (jmdarmian@club-internet.fr) et demain, peut-être, en pharmacie

Cet article a 2 commentaires

  1. Gilles Jeanneau

    Je me régale toujours autant à te lire, mon cher ami, et te témoigne de tout mon soutien dans ton combat. Mais on ne peut trouver meilleur endroit que Les Lauriers pour apprécier un quartier libre…
    Bonne journée à toutes et tous

  2. christian grené

    Merci Gilou.
    Dis-moi. Si l’on revoyait un jour autour d’un p’tit rosé ou tout autre breuvage à Libourne? Le resto du Bar du serait parfait.
    Amitiés lycéennes.

Laisser un commentaire