La rentrée politique est avancée…car tout le monde se dépêche à exister avant que la vague des réunions « officielles » ne déboule. On sait depuis des décennies que les partis invitent leurs militants ou leurs sympathisants à des « rencontres », à des « colloques », à des « universités » ou à des pince-fesses plus ou moins décontractés avec en fin le leader qui délivre la bonne parole. Cette année ces rassemblements que l’on organise en principe dans une ville symbole des victoires obtenues aux municipales. LFI a débuté et les autres suivront dans les prochaines semaines. Les « patrons » ont suivi.
En fait il est assez symbolique que le premier grand rendez-vous ait été organisé hier par le Medef. Une illustration du poids de l’économie sur le politique dans un système ultra-libéral où les responsables des entreprises souhaitent dicter leur loi avant que certains essaient de leur imposer.
Le débat de ce raout ayant probablement coûté probablement une belle somme a débouché globalement sur une exhortation réitérée : « n’augmentez pas les prélèvements ». C’est tout… le reste n’a aucune importance. « Réduisez la dépense publique » constitue l’autre demande pressante du Medef. Les arguments qui accompagnent ces avertissement délivrés s(‘accompagne un mot ressassé depuis que le capitalisme existe : « compétitivité ». Après avoir expliqué que cette notion était essentielle dans le système de l’offre car elle leur sert d’alibi pour s’exclure des efforts à effectuer sur la résorption une dette publique que les aides du « quoi qu’il en coûte » ont largement creusé et dont ils ont largement profité.
Les milliards d’aides directes ou indirectes passent à la trappe. Ils n’ont pas à s’en justifier puisqueils ont toujours été les « sauveurs » du pays en accroissant les richesses par leurs investissements. Les manipulations pour détourner vers des lieux dénués de tout contrôle fiscal facilité par des lois ou réglements protégeant leur mise en œuvre ne sont que justice tellement ils sommes accablés, pressurés, spolliés; étranglés, saignés à blanc. Et dans le fond si par hasard politiquement des mesures ne conviennent pas à ces adeptes d’un principe simple « on mutualise nos pertes et on privatise nos bénéfices » savent utiliser le lobbying contre ce qui prétendent-ils les détruit. La puissance de ces pressions occultes via bien des artifices régit de manière discrète la vie parlementaire et pèsent sur les élections.
Bien évidemment les candidats putatifs ont majoritairement assuré « croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer électoral » qu’avec eux on n’augmenterait pas les prélèvements sur les profits effectués grâce aux travail des salariés. Pire on ne touchera pas aux bénéfices strictement financiers que ceux qui « s’enrichissent en dormant » selon une formule célèbre. Il s’agissait de séduire et surtout pas de contrarier. Alors on y est allé de la démagogie approximative qui plait tant aux oreilles des contribuables. Les milliards virtuels ont valsé sans que jamais les conséquences humaines soient abordées. On taille dans tous les secteurs et on paie moins d’impôts tout en se plaignant que plus rien ne fonctionne en France (cf la défense incendie).
«Diminution drastique du train de vie de l’État ». Belle formule qui ne s’accompagne pas d’une liste précise des suppressions de crédits et qui est antinomique des promesses visant à augmenter le nombre des policiers, des juges, des personnels de santé. « Suppression de toutes les mesures injustifiées vis à vis des immigrés » : un triomphe en peau de lapin ! « Annulation de la dette publique » sans vrai examen des conséquences; « saisie à l’Euro près des héritages » dont personne ne définit la nature (Maison ? Terres ? Exploitations ? Véhicules ? Bateaux? Comptes courants bancaires? Economies ?) et dont on ne sait pas comment ils seront récupérés par la puissance publique. Les sociétés immobilières transmises via des actions au fil es années échappent par contre depuis Mathusalem aux héritages. Bien d’autres affirmations en » prêt à porter » idéologique strictement idéologique ont parsemé le « spectacle ».
La rentrée a été convenue. Elle a permis à une partie des prétendants à l’Elysée de se distinguer sans se dévoiler. Ils savent bien qu’en France lors des élections on vote désormais « contre un programme et contre un candidat ». Et à cet égard le « débat » sur les retraites a été révélateur. En fait encore une fois la différenciation porte sur l’âge de départ (et certains se taisent) et pas sur la seule référence valable qui est le nombre de trimestres de cotisations requis pour bénéficier d’une pension à taux plein qui reste à définir. Et il en sera ainsi encore pendant des semaines et des mois.
Pas un mot sur le chômage des jeunes dont bien entendu le monde économique n’est en rien responsable. Rien sur les délocalisations qui ont désindustrialisé la France au cours des quarante dernières années et surtout rien sur les bénéfices qui en ont été tirés. Que dalle sur la chute démographique qui compliquera l’avenir à court terme sur le marché de l’emploi. Silence radio sur le SMIC (rires quand on parle d’augmentation) ou les salariés précaires ou la multiplication des CDD. Le Medef ne s’abaisse pas à de telles questions.
Encore une fois la déconnexion entre la vie réelle quotidienne de la grande majorité des Françaises et des Français et ce monde du profit a été criante. Il paraît par contre que le buffet était royal !
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Quelle analyse lucide de la situation!
Hélas, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, disait je ne sais plus qui, mais il avait raison.
Et vogue la galère…jusqu’où, jusqu’à quand? Personne ne sait en fait mais qu’importe, pourvu que ça dure semble être leur seul credo!
Allez, bonne journée quand même!
Depuis hier il y a une huitième famille, ça manquait !
Je suis bien d’accord avec certaine personne qui a récemment déclaré que les milliardaires sont des nuisibles, et a provoqué un tollé du côté des « victimes ».
Mais comme parait il il n’y a que la vérité qui fâche…je ne suis pas loin, très près même de partager cette analyse et les commentaires outrés qui nous rappellent l’état d’esprit de la plupart des membres de la noblesse à la veille de 1789.
Le mépris, la condescendance et le dédain se paieront un jour.
Bonjour,
commençons par le pince-fesse du Medef en éclaircissant quelques nuages qui menacent l' »horizon » des » entrepreneurs si méritants aux yeux de l’extrême centre « . Tout d’abord et sauf coup d’état de dernière minute, le méprisant devrait s’écarter de la liste des prétendants…. Panique à bord du Titanic France dont les cloisons étanches ont été sabotées scrupuleusement par ceux qui conduisent le navire vers les récifs. Mais qui est donc l’organisateur de ce Rolland Garros de la Présidentielle. La fortune professionnelle de Patrick Martin (président du Medef) et de sa famille est estimée à 400 millions d’euros, ce qui les place au 329e rang du classement des 500 plus grandes fortunes de France établi par le magazine Challenges. Cette richesse provient de l’entreprise familiale fondée en 1829 à Bourg-en-Bresse. Elle est spécialisée dans le négoce de produits sidérurgiques, de fournitures industrielles et de matériel de chauffage. Patrick Martin a hérité de cette société qu’il a dirigée après son père Jean-Yves Martin. Le groupe réalise un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros. Pour économiser 1 milliard d’€ il faut 56 385,67 années de smic sans rien dépenser… Ce qui vous permettrait d’acheter une bonne dizaine d’airbus A320 néo ou si vous préférez les biftons une pile d’1 km de haut de billets de 100€.
Le très méritant Patrick Martin à donc pour mérite principal d’avoir hérité de l’outil de travail familial construit en utilisant la force de travail de ceux qui ont produit les richesses de l’entreprise. Fort de ce prodige M. Martin vient nous asséner « le bon choix » du successeur de Mac-ronds, personne ne met en doute la complète transparence et l’abnégation totale de ses propres intérets, seul compte à ses yeux ( promis juré) l’avenir de notre beau pays.
Dommage de vous révéler que la « méritocratie » soit un parfait mensonge, dans notre beau pays 13 000 millionnaires ne payent pas d’impôts! Et 53 milliardaires possèdent plus que 32 millions de personnes! En fait une poignée de morpions suceurs assèchent les ressources de l’État en nationalisant les déficits tout en privatisant les bénéfices. Cette petite colonie de nantis détruit l’école, la santé et tout ce qui représente le service public dans la plus parfaite impunité et sous NOS applaudissements.
La base du pacte républicain ( Liberté, Égalité, Fraternité) c’est le consentement à l’impôt, toutes les basses manœuvres destinées à « optimiser » la contribution des plus riches ne sont que des opérations visant au détournement de l’argent des plus pauvres.
J’attends avec impatience que le « canard enchaîné » publie une « vraie » enquête sur la disparition de la fortune de l’ancien fondé de pouvoir de la banque Rothschild & Co devenu grand timonier. Lors de la révélation des Panama papers les fichiers ont révélé la création d’au moins 142 sociétés écrans offshore par l’intermédiaire du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Ces structures complexes permettaient à de grandes fortunes et aux associés gérants de dissimuler leur identité réelle aux administrations fiscales. Pour ceux qui pensent que je devrais ne pas oublier mes cachets le matin je suggère de suivre ce lien de 2022 article qui date d’avant que Stérin le milliardaire proche du Air Haine ne prenne le pouvoir à Marianne.
https://www.marianne.net/politique/macron/mais-ou-est-passe-le-pognon-de-dingue-que-macron-aurait-palpe-chez-rothschild
C’est pas au « Canard » enlisé dans sa mare à magouilles que l’on trouvera ce genre d’enquête!
En attendant le « moine soldat » premier sinistre s’en prend aux retraités, chômeurs, étudiants et autres assistés en taillant dans les budgets sécu, assedic, aides sociales en tout genre sous les applaudissements de ceux qui font l’opinion confortablement installés sur leurs matelas de pognon.
Sortez le pop-corn, la séance de cinéma pour les nuls vient de commencer.
bonne journée
La rentrée des classes pour certains , la rentrée pas classe pour d’ autres , les boni menteurs sont de retour , les promesses tombent comme à Gravelotte, et félicitations aux moutons qui suivent leur guide suprême respectif.
Il y a bien longtemps que j’ ai commencé ma cure de désensibilisation à la politique, et ça fonctionne bien .
Pas toujours facile de vivre le présent dans un monde si imparfait, faut être plus que parfait pour supporter tout ça , c’ est impératif , des fois , mon passé simple me contentait bien mieux.
Le futur ne s’ annonce pas joyeux, et si l’ hiver est rigoureux, au vu du prix du Gaz qui flambe, les gens vont être au abois .
Heureusement , j’ ai rentré avec l’ aide du frangin un bon paquet de buches, sans embuches, pour que le poêle fonctionne au poils .
ça s’ appelle anticiper , gérer un budget , avoir des comptes excédentaires sans être comptable de formation mais comptable de ses actes .
tout ce que ne font pas les super diplômés qui nous gouvernent , honte à eux .
Cordialement
@ Alain.e Vive le bois de chauffage c’est l’énergie calorifique qui agit plusieurs fois. Quand on le coupe, quand on le charge, quand on le décharge, quand on le stocke, quand on le déstocke, quand on le brûle puis quand on nettoie le poêle. Et après on dira que le chauffage au bois pollue ;-))))
La réalité des prix est ici comparatif Européen impôts sur les sociétés et TVA
https://mamot.fr/@Attac/117172278731869585