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La stratégie iranienne du « cerisier sous la neige »

Mais comment le monde peut-il se sortir de la situation surréaliste dans laquelle l’a plongé le duo Netanyahou -Schtrumpf ? Nul ne le sait vraiment et il n’y a aucune perspective positive qui puisse rassurer sur l’avenir. Il faut se rendre à l’évidence : la folie de deux dirigeants élus démocratiquement s’accentue au quotidien sans que quiconque puisse remettre en cause leurs décisions erratiques.

Entourés de fanatiques ou d’extrémistes dont on oublie toujours d’évoquer le rôle, tous deux sont préoccupés dans le fond que d’une seule chose : la prochaine échéance électorale pouvant influer sur leur situation personnelle. Les Iraniens ont bien compris qu’ils doivent d’une manière ou d’une autre se lancer dans une course de…lenteur. Les promesses de leurs ennemis vis à vis de leur opinion publique les contraints en plus à naviguer dans un camp de mines qui se resserre.

L’Israélien a persuadé une grabde parrie de son peuple qu’il obtiendrait l’anéantissement des forces du mal qui menacent où ont menacé l’existence de la nation. Une option qui a été concrétisée dans la première période de la guerre à grands coups de propagande par des raids dévastateurs sur l’Iran menés en coopération avec l’allié US. Les communiqués de « victoire imminente » se sont multipliés, les images des destructions ont été largement diffusées, les prédictions d’effondrement du régime privé de ses leaders déclinées martialement, les répliques parois dévastatrices ont été minimisées mais le résultat n’a jamais permis d’envisager la « mort » d’un régime de moins en moins religieux et de plus en plus militaire.

Alors que les Américains bombaient eux du torse avec des succès faciles car les réponses conventionnelles de Téhéran avaient annihilées, leurs adversaires laissaient passer l’orage. Ils avaient l’expérience de la séquence de juin 2025. L’armée américaine a toujours cultivé le culte de sa supériorité dans tous les domaines. Elle a la réputation d’avoir les plus grosses et les plus lourdes « masses » pour tuer les « moustiques ». « Alexandre Schtrumpf  le Grand » brandissait des menaces, déployait sa prétention, aicait un manque absolu de lucidité et surtout dégoulinait de mépris provoquant très souvent des camouflets subtils ou cruels de dirigeants ne variant pas dans leur stratégie s’inspirant de celle développée par le Japonais Jigaro Kano fondateur du judo. « Minimum d’effort, maximum d’efficacité » durant plusieurs semaines et ainsi détecter les points faibles de l’adversaire pour le terrasser au bon moment.

Il avait été facilement oublié que depuis des décennies l’Iran avait envisagé le blocage du détroit d’Ormuz. Tout son armement accumulé en ce sens en atteste. La fameuse armada dite « moustique » n’a pas été visée et touchée durant les premières semaines de la guerre. Elle est quasiment intacte et insaisissable. La quantité exceptionnelle de drones et de « petits » missiles adaptés à la distance avec les pays du Golfe et une éventuelle a été soigneusement dissimulée car disséminée sur les cotes (grottes, caches, tunnels). La menace des mines a également été agitée. Des vidéos ont détourné l’attention sur des engins de mort perormants mais rares pour conserver la vraie armée, celle des moustiques enragés!  

La réponse du Tartarin US a toujours été en décalage et en réaction à des « non-réponses » ou des avertissements subtils des Iraniens. Ces derniers jouent la ruse contre la puissance. En acceptant une trêve qu’ils fragilisent à leur guise les ennemis des Etats moins Unis que jmais, pratiquent le judo dont le principe est de « ne pas chercher à résister à ce que veut faire l’adversaire mais de céder afin d’utiliser cette force pour soi ». Rappelons que ce principe aurait été inspiré par l’observation de la végétation sous la neige, en constatant que « c’est en pliant que la souple branche de cerisier se débarrasse de l’adversaire hivernal dont le poids brise les branches rigides » Inutile de préciser que ces subtilités échappent à des joueurs de football américain et à un adpte inconditionnelle du MMA.

Cette guerre militaire dans un premier temps est devenue économique puis de communication. Elle gangrène de nombreux pays. Elle étrangle inexorablement les plus faibles et sape les fondations des ceux qui sont réputés les plus forts. Elle ouvre la voie à tous les ennemis des démocraties qui sont au pouvoir car ces dernières ne savent pas et ne peuvent pas s’opposer aux extravagances de « Schtrumpf la Raspa », évoluant sur le rythme d’un pas en avant et deux en arrière. Les Iraniens le laissent gesticuler et savent qu’ils ont encore les moyens d’accentuer le chaos mondial en détruisant les installations pétrolières des rois et émirs du Golfe. Ils savent que le temps sert à court terme leur cause.

Un sentiment d’impuissance plane sur le détroit d’Ormuz et de manière inattendue et d’un comique absolu les Américains se tournent vers… l’ONU pour leur transmettre une situation qu’ils ont créée et qu’ils ne savent plus régler. Pourquoi ces massacreurs de toutes les instances internationales ne se tournent-il pas vers le célèbre « Conseil de la Paix » dont on a vu l’efficacité dans le massacre de Gaza ? Cette pitrerie dont nous n’attendons plus parler et qui devait remplacer l »ONU inutile a duré quelques jours.  Doit-on en rire ou en pleurer ?

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Cette publication a un commentaire

  1. J.J.

    « c’est en pliant que la souple branche de cerisier se débarrasse de l’adversaire hivernal dont le poids brise les branches rigides »
    Où l’on en revient ainsi toujours au bon La Fontaine :
    Les vents me sont moins qu’à vous redoutables
    Je plie, et ne romps pas.

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