Je cherche désespérément chaque soir un sujet optimiste à dérouler dans une chronique. Pas facile. J’en suis marri. En politique nous en sommes au degré zéro. Jamais le débat n’a été aussi pauvre et déconnecté de la réalité de terrain. Seule l’élection présidentielle mobilise une bonne douzaine de leaders obsédés par les sondages au point de proférer n’importe quelle connerie pourvu qu’elle contente l’opinion dominante.
En économie, tout fout le camp car détruit par une mondialisation débridée souhaitée par le néo-libéralisme. Dans l’industrie et le commerce les faillites s’enchaînent et des secteurs clés comme l’automobile courent à la catastrophe. Inutile d’évoquer l’écologie et les mesures contre le réchauffement climatique : toutes les décisions prises sont contraires à tous les engagements pris sur le sujet. Canicules, orages, inondations, sécheresse : on s’en moque ! Sur le plan social tous les liens sont rompus ou le seront dans les prochains mois. Les finances publiques ne se relèveront qu’au prix d’une crise tellurique d’austérité.
La guerre devient la priorité nationale absolue. Le fascisme monte allègrement dans les esprits et devient le refuge facile pour les Françaises et les Français se sentant agressés ou déclassés. Nous sommes entrés en zone 30 (les années) avec son racisme rampant, son déclassement, ses angoisses, sa chasse aux plus faibles et son égoïsme instillant la haine. Alors il reste quoi ? Le sport ? C’est vrai que des satisfactions émaillent le quotidien et il faut s’en contenter. Pour le reste nous approchons dans le football de la faillite générale. C’est désormais la règle générale : nous vivons sur des illusions.
Ainsi dans le football professionnel nous sommes à quelques semaines d’un crack hallucinant. Hormis le club d’État qu’est le PSG, celui du paradis fiscal de Monaco et le Stade rennais fantaisie d’un milliardaire français, les autres vivent dans l’incertitude absolue sur leur avenir. Ils ont dû monter des budgets qui n’ont absolument aucune fiabilité car ils ne connaissent pas leurs recettes et particulièrement celle liée à la diffusion des matchs d’un championnat à deux niveaux. Celui des clubs admis au niveau européen et les autres qui tentent de survivre. La chute de l’Olympique lyonnais annonce des mises hors-jeu supplémentaires.
Les propriétaires ignorent dans la très grande majorité des cas le fonctionnement des clubs professionnels. Il est impossible dé dégager des bénéfices de la gestion en France d’une équipe de football alors ils se fatiguent vite de devoir sans cesse boucher les trous qu’ils ont eux-mêmes creusés par des politiques totalement irréalistes. La plupart d’entre eux n’ont pas de patrimoine en dehors de la valeur totalement subjective de deux ou trois joueurs. Le système est à bout de souffle. La Ligue 1 française est tributaire des achats des grands clubs anglais, espagnols, allemands ou maintenant saoudiens. Sauf que ces derniers tapent désormais dans les classes d’âge les plus jeunes sortant de la formation.
Lyon et Bordeaux ont par exemple des trajectoires similaires. Après la gestion M6 les Girondins ont été refilés à des financiers américains ne connaissant absolument rien au foot. Après la gestion Aulas l’OL a été vendu lui-aussi à un gars made in USA tout aussi nul. Le résultat est le même : une dette phénoménale et la fin des illusions comme dans tous les autres domaines. Dans le fond c’est le montant de leur gabegie financière qui sauve les propriétaires : les créanciers ne veulent pas tout perdre er les maintiennent à flots. A Bordeaux on dépasse les 140 millions quand on cumule les « vraies » sommes à payer. A Lyon on aurait atteint 420 millions !
Comment a-t-on pu laisser des fadas créer des déficits d’un tel niveau ? Ces sommes astronomiques ne choquent personne… Toute entreprise qui aurait de tels passifs se retrouveraient en liquidation. Dans le foot par des tours de passe-passe faisant apparaître des sommes dont l’origine interroge on obtient des délais, des indulgences et des remises. Les millions passent, trépassent, franchissent les frontières et disparaissent. Les contrôleurs de la Ligue se retrouvent avec des plans de financement surréalistes.
J’ai connu pareilles entourloupes quand j’ai représenté les maires de France au sein du « Cogéquis », organismes chargé d’examiner les demandes de subvention pour les grands stades ou les salles Aréna ! Recettes hypothétiques et surévaluées. Dépenses minorées et truquées. Difficile d’y croire mais il fallait distribuer les millions pour sauver les apparences de coût d’équipements surdimensionnés ! L’illusion d’une rentabilité impossible !
La France, pays des désillusions à répétition a fini par perdre toute crédibilité dans de plus en plus de domaines. Elle masque ses faiblesses et ses défaillances par des mots ou une déclarations qui laissent accroire que nous sommes encore gaillards et capables de peser sur le monde. Une supercherie totale !
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Bonjour Jean-Marie !
« Comment a-t-on pu laisser des fadas créer des déficits d’un tel niveau ? Ces sommes astronomiques ne choquent personne… Toute entreprise qui aurait de tels passifs se retrouveraient en liquidation. »
Dis donc, Jean-Marie, toi l’ancien servant de l’économie départementale, présenterais-tu les signes précurseurs des membres de la secte d’Alois ( Alzeimer!) ? Et les 3300 milliards de dettes, comment des couillons ont pu mettre des fadas au pouvoir … pour aggraver en huit ans une situation déjà déplorable ? Comment ? …ah oui, c’était un trader et il allait multiplier l’argent (virtuel!) à foison sauf que ce n’est point Jésus-Christ et ses petits pains (réels!) ! ! !
Perso, je n’ai pas approché les fourberies du foot pro ( attention au rugby : la planche savonnée pourrait poindre après l’euphorie type familiale ! ! ), ne connaissant, il y a 35 ans, que les contorsions financières pour quelques jeux de maillots amateurs. Aussi, je ne peux que lire tes approches de la gestion des grands clubs … en attendant la fin de la « commedia dell’arte » ! ! !
Amicalement
le foot s’est dévoyé depuis longtemps déjà. deux publics totalement opposés, les riches qui en tirent bénéfice et la populace . du pain et des jeux. la populace qui paie pour regarder des millionnaires taper dans un ballon. de l’argent pour ces derniers, pas d’argent pour les petits clubs à destination des enfants. IL EST INDISPENSABLE DE REMETTRE DU BON SENS DANS CETTE GESTION DU FOOT BALL. Il faut arrêter d’acheter des joueurs à l’étranger et de les nationaliser. le foot représente tout ce que je déteste. les joueurs devraient être sélectionnés par leurs compétences à taper dans un ballon ,mais aussi sur leur mentalité sur leur humilité et sur leur conduite, et avoir un niveau d’instruction et de moralité au top.
Bonjour,
et ça y est on commence à sentir l’effondrement de notre pays. La pyramide de Ponzi est fortement ébranlée sa chute peut advenir à tous moments. Les chiffres du premier trimestre annoncent +0,1 % : une croissance moribonde et un modèle économique à bout de souffle le dernier moteur, la consommation intérieure, est en voie d’extinction. Et cette croissance atone n’est même pas le signe d’une économie un peu plus forte, bien au contraire. Dans le même temps, le gouvernement a convenu avec Bruxelles de diminuer son soutien à l’économie. Les 10 milliards d’économies annoncées à l’époque par Bruno Le Maire n’étaient qu’un début ; 10 autres milliards de coupes budgétaires se profilent déjà, comme l’a confirmé Standard & Poor’s, maintenant que le Budget est voté. La situation devrait donc continuer à se détériorer dans les prochains mois, dans un contexte de crises internationales compliquées et de climat politique et social pour le moins chaotique.
La faillite des clubs de foot n’est qu’un épiphénomène économique, la guerre éclair contre l’Iran est pour le moment reportée à une date ultérieure en raison des risques systémiques que représenteraient un conflit Iran / U$A. Les cours du pétrole se sont un peu réduits après les presque 80$ le 19 juin le monde entier reprend son souffle. Pour l’économie Française la perspective de la fermeture du détroit d’Ormuz est un véritable cauchemar le brut pourrait alors enfoncer ses précédents records proches des 140$. Des pans entiers de l’économie s’écrouleraient alors, même les boulangers devraient éteindre les fours.
Ce n’est qu’une petite éclaircie dans un ciel bien chargé, nos grands mamamouchis de l’ U€ se sont prosternés devant le séant de sa Majesté Tromp qui a consenti à une séance anilingus (en anglais « rimming » ou « rimjob »), ou encore « feuille de rose » que le maître du monde apprécie tellement.
Qu’importe tout est perdu et même l’honneur, la simple menace de la reprise des hostilités suffit à l’Empire pour remplir les carnets de commandes du business de l’armement des U$A. Et avec NOTRE argent et sous NOS applaudissements, l’U€ vient de remporter une grande victoire! Heureusement notre état vient de trouver une ressource inépuisable …les retraités. Monter les composantes de notre pays les unes contre les autres en voila une bonne idée pour souder les Français.
bonne journée