Le « mal traité » européen se réveillera en fâcheuse posture
Il paraît que les bandits de grand chemin après avoir arrêté les diligences ouvraient les portes eet sous la menace de leurs armes clamaient « la bourse ou la vie ! ». Cette…
Il paraît que les bandits de grand chemin après avoir arrêté les diligences ouvraient les portes eet sous la menace de leurs armes clamaient « la bourse ou la vie ! ». Cette…
Encore une fois il faut qu’un organisme de solidarité indépendant (le Secours Catholique) se penche sur la société française pour qu’apparaisse un fort décalage entre la gouvernance libérale et l’état…
Le culte de la fin du siècle dernier et du début de celui que nous vivons repose sur le mythe libéral que la privatisation de tous les systèmes de solidarité sauvera notre pays de la faillite. Une absurdité totale que plus personne ne dénonce car la valeur de la participation commune équitable à la vie collective. D’ailleurs est-ce que la notion de vie collective a un sens puisque nous sommes entrés dans le chacun pour soi. La devise de la République est devenue en quelques années Sécurité, "Egolité" et Animosité avec une tendance à rendre les autres responsables de tous nos maux individuels !
Alors que les générations du siècle dernier ont déployé beaucoup d’efforts pour que la République soit construite autour d’une élévation de la citoyenneté, celles qui sont au pouvoir font le maximum pour que les consommateurs deviennent les artisans du développement démocratique. Jamais on n’est allé aussi loin dans ce domaine.
En fait c’est une nouvelle atteinte au principe républicain voulant que la citoyenneté soit la contribution à la vie collective. Les sociologues évoque le consentement à l'impôt, comme pour un mariage. Ça veut dire que les Français acceptent de payer une somme sur leurs revenus (et le vrai problème est là car ce terme touche essentiellement les salariés) pour la collectivité, pour le vivre ensemble, pour qu'il y ait des services publics, des infrastructures, des équipements collectifs... Dans l'imaginaire français, on est citoyen en votant et en payant des impôts.
Dans toutes les structures publiques l’inquiétude grandit pour 2023. Dans toutes les formations, dans chacun de mes écrits sur Roue Libre, dans toutes les rencontres et débats auxquels j’ai pou être invité j’ai sans cesse rappelé que cette année là serait la première d’une véritable déchéance de tout ce qui d’une manière ou d’une autre contribue aux services publics. Deux phénomènes se conjuguent.
Le système de santé en France s’engage dans une crise permanente. Il faudra une décennie voire deux avant que l’on retrouve une solidité qu’il n’a plus depuis belle lurette. Comme pour tous les services publics les hôpitaux payent simplement une vision politique libérale ayant placé la privatisation et donc le profit au centre des solutions proposées.
Depuis quelques années dans ces chroniques je dénonce avec constance la supercherie qui consiste à expliquer qu'une baisse des impôts à égalité de services publics, serait possible sans compensation sur un autre registre de la fiscalité. Tout ce qui a été proposé ou mis en œuvre à ce jour démontre le contraire mais la litanie des baisses indispensables en période électorale se poursuit.
La casse au fonctionnaire, sport populaire, extrêmement pratiqué depuis quelques décennies offre l'avantage de masquer l'hécatombe programmée dans les services publics. Il est bon de focaliser sur leurs régimes particuliers…