La période est aux masques partout et tout le temps
Des diablotins munis d’un trident en matière plastique, des fantômes enveloppés dans un morceau de drap tiré de l’armoire de mamie, des sorcières jeteuses de sorts artificiels ou des zombies…
Des diablotins munis d’un trident en matière plastique, des fantômes enveloppés dans un morceau de drap tiré de l’armoire de mamie, des sorcières jeteuses de sorts artificiels ou des zombies…
La violence ruisselle sur le monde et par conséquent sur la société française. Je l’ai maintes fois dénoncé mais il n’y a aucune chance que je sois entendu. Elle s’est infiltré dans tous les esprits et elle a même le privilège de n’inquiéter personne car elle est banalisée.
Le contexte général de notre quotidien n'a probablement jamais été aussi anxiogène. Le pire c'est que la défiance s'installe partout tant tout est confus, tordu, contradictoire...masqué par des arrières-pensées ou des considérations peu avouables. Impossible de savoir comment le monde va évoluer. Nous ne nous heurtons pas aux crises prises "individuellement" mais désorais elles convergent et s'accumulent.
Jamais le masque n'aura été aussi présent dans une société se prétendant ouverte et directe. Il a occupé depuis deux ans le devant des visages et celui de la scène de l'actualité. Pas un jour depuis les débuts de la crise sanitaire sans qu'il soit modifié, refusé, exigé, calomnié, enlevé, remis totalement ou partiellement en attendant d'être définitivement ôté.
Depuis la rentrée si la contamination augmente on murmure ou on sous-entend que la cause viendrait des écoles où le virus bien évidemment mal surveillé se prélasserait en toute impunité. Les experts en virologie qui ne doivent avoir qu'un très lointain souvenir de leur passage de leur scolarité enchaînent les recommandations sur le fonctionnement du niveau primaire de l'enseignement.
Halloween, journée totalement artificielle n'offre aucun intérêt si ce n'est économique pour certaines officines. Le masque n'est plus à la mode et ça s'est vu.
Les femmes et mes hommes ont toujours aimé le déguisement et les masques qui permettent encore et toujours de transformer son quotidien. Le carnaval constitue depuis de siècles un moment de la vie sociale durant lequel on échappe à toutes les règles.
La gestion de la pandémie a été chaotique révélant la faiblesse totale de notre système au plus haut niveau. Les « élu.e.s » n'ont plus aucun pouvoir réel et donc naviguent à vue selon les inflexions, les ukases ou les injonctions des indéboulonnables « hauts » fonctionnaires. Il.elle.s ont pris de fait le pouvoir que leur a cédé une caste politique issue de leurs rangs. Les pires de tous se trouvent à Bercy.
Je ne crois pas que les élu.e.s locaux.cales n'ont déjà, en dehors des périodes de vraies guerres, traversé une période aussi difficile que celle de cette année 2020. En fait même celles et ceux qui ont un certain recul né de leurs expériences antérieures se retrouvent face à une situation inhabituelle car elle manque toujours plus de lisibilité.