Des peurs bleues et des Bleus de chauffe
Les Bleus ont réussi à passer l’obstacle dans une rencontre dans laquelle ils auraient pu et du forcer la décision plus rapidement. Peu importe le flacon pourvu que l'on ait l'ivresse de la victoire.
Les Bleus ont réussi à passer l’obstacle dans une rencontre dans laquelle ils auraient pu et du forcer la décision plus rapidement. Peu importe le flacon pourvu que l'on ait l'ivresse de la victoire.
Le racisme réel mais souterrain va se nourrir maintenant du sport. Il était cantonné à quelques excités ivres des tribunes dans les stades. Il va entrer officiellement dans le sport puisque le monde arabe sera rassemblé autour du Maroc et la « crainte » inconsciente du « grand remplacement », de la colonisation inversée est entrée dans les esprits et va se renforcer. C’est angoissant pour les amoureux du football qui ne sont plus légion tant les enjeux prennent le pas sur le jeu.
Depuis la guerre de cent ans et malgré le soutien précieux durant les deux dernières grandes guerres, la feuilleton franco-anglais du « je t’aime moi n’ont plus ! » ne n’a jamais cessé. Dans le rugby comme dans le football, les Britanniques et les Anglais en particulier sont « fair-play » quand ils ont gagné. C’est une sorte de "luxe moral" qu’ils offrent aux vaincus.
L’Unesco a récemment consacré la dimension patrimoniale des savoir-faire artisanaux de ce produit pourtant de moins en moins artisanal. Elle reconnaît aussi qu’aller chercher son pain chez le boulanger et pas dans une grande surface est aussi "un acte culturel", un "moment de partage et de lien social". La baguette est reconnue dans le monde entier comme un symbole de la gastronomie française
Rien ne s’est amélioré. A petits pas, faits non dénoncés après faits non dénoncés, d’entorses aux principes républicains aux atteintes graves aux libertés individuelles, de massacres en massacres de la démocratie représentative nous allons vers des lendemains qui déchanteront. L’indifférence et la passivité vis à vis de ce dont on ne parle pas mais qui existe génèrent le pire des dangers : celui de gangrène rongeant la démocratie.
Depuis pas mal de temps une nouvelle gouvernance s’installe selon les principes théoriques du libéralisme. C’est progressif et insidieux car cette méthode à l’apparence d’une justice sociale envers les plus faibles tout en évitant de contrarier le monde du profit. Il s’agit d’un bouleversement profond apparemment incolore, inodore et sans saveur politique mais dont les effets seront durables. Il sera même probablement impossible pour n’importe quel gouvernement de revenir en arrière.
La saga relative aux « coupures » d’alimentation électrique en cas de pic de consommation illustre à merveille le système médiatique actuel. Beaucoup des organes de presse ne survivent qu’en distillant la peur sous toutes ses formes. L’horreur des crimes est amplifiée de telle manière que l’audimat augmente. Il faut que tout ressemble à ces séries américaines ou inspirées des succès d’Outre-Atlantique et que les épisodes des révélations attirent un public avide de l’épouvante, recroquevillé sur ses angoisses.
L’équipe croate comme le veulent désormais les joies démonstratives du football moderne se précipite vers la ligne de but derrière laquelle se tient leur gardien Dominik Livakovik tout de vert vêtu. Il le congratule, lui administre des tapes réputées amicales, l’embrasse, l'entoure. Le protecteur ultime des cages des porteurs du maillot à damier rouge et blanc vient d’intercepter trois tirs au but de ceux qui avaient été de coriaces adversaires.
J’aimerai bien que chacune ou chacun d’entre vous puisse écrire sa propre lettre au Père Noël. Une sorte de retour en arrière mais plus encore selon votre âge une projection vers l’avenir. Difficile de savoir ce qui serait essentiel ou subalterne ; ce qui relève du plausible ou du possible ; ce qui tient du matériel ou des valeurs essentielles. L’exercice n’est pas aussi simple qu’on le croit