Conte de Noël : Rouge gorge, Gorge blanche et la fleur bleue
Je vous propose ce matin un conte de Noël inédit que j'a écrit spécialement pour vous...
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Depuis deux ans les rendez-vous de fin d’année se délitent sous la pression d’une nouvelle donne sociale et sociétale. Ce que beaucoup appellent les « traditions » n’ont plus leur impact habituel. Le fameux « regroupement familial » explose. La pandémie et ses contraintes plus ou moins suivies ont miné le sens du collectif.
En revêtant le maillot de Messi ou de MBappé les fans entrent en « religion » ; en chantant la gloire des Dieux du ballon rond on institue un office ; en allant en pèlerinage massif sur les lieux où l’on espère entrevoir celle ou celui que l’on adore, des centaines de milliers de fidèles donnent une dimension mystique à toute prestation valorisant les mérites des idoles aux pieds agiles d’une nation.
Cette finale d’une Coupe du monde déclenche un tsunami de superlatifs. Il est vrai que le scénario hitchcockien d’un match hors normes favorise la démesure. D’ailleurs tout aura été hors normes au Qatar et pas forcément dans le bon sens. N’empêche que rien que pour cette ultime étape, la compétition restera dans l’Histoire du football.
La France du ballon rond vivra intensément le rendez-vous le plus important de l'année. Elle attend le miracle ou ce qu’elle considère comme un dû ! Pour la durée d'un match, on retrouvera l'union sacrée. Bizarre signe du destin, tout se jouera sur la capacité des Bleus à faire sauter un coffre fort argentin qui sonne creux depuis quelques décennies.
Nombreux sont les observateurs qui prévoit que le monde entier célèbrera Messi dimanche. Il le mérite... mais jusqu'où ?
Les Bleus ont réussi à passer l’obstacle dans une rencontre dans laquelle ils auraient pu et du forcer la décision plus rapidement. Peu importe le flacon pourvu que l'on ait l'ivresse de la victoire.
Le racisme réel mais souterrain va se nourrir maintenant du sport. Il était cantonné à quelques excités ivres des tribunes dans les stades. Il va entrer officiellement dans le sport puisque le monde arabe sera rassemblé autour du Maroc et la « crainte » inconsciente du « grand remplacement », de la colonisation inversée est entrée dans les esprits et va se renforcer. C’est angoissant pour les amoureux du football qui ne sont plus légion tant les enjeux prennent le pas sur le jeu.
Depuis la guerre de cent ans et malgré le soutien précieux durant les deux dernières grandes guerres, la feuilleton franco-anglais du « je t’aime moi n’ont plus ! » ne n’a jamais cessé. Dans le rugby comme dans le football, les Britanniques et les Anglais en particulier sont « fair-play » quand ils ont gagné. C’est une sorte de "luxe moral" qu’ils offrent aux vaincus.