Le mois qui s’ouvre risque bien d’être décisif pour bien des catégories sociales et, plus largement, pour le pays tout entier. Cette semaine, l’appel à la grève générale le 5 novembre augure d’une période extrêmement agitée et même incontrôlable. Une conjonction de crises place le pays dans une situation que les optimistes qualifieront de délicate et les pessimistes de catastrophique. En effet, il suffit de partager avec des personnes de tous les milieux et, surtout, d’écouter ou d’observer pour se rendre compte de l’arrivée de difficultés croissantes.
Durant le week-end, je suis allé sur deux manifestations à but économique. Sur les deux, s’il y avait du monde (ce qui reste relatif en comparaison avec les années antérieures), il n’y avait guère d’acheteurs. En novembre, la consommation connaîtra un niveau en baisse inédit. Le principe sacro-saint du libéralisme de la politique de l’offre ne fonctionne plus devant les incertitudes pesant sur le quotidien des « demandeurs ».
Il y a d’abord la catégorie de ceux qui vivent désormais en dessous du seuil de pauvreté. L’inflation, qui n’est pas seulement liée au coût de l’énergie, rend leur situation extrêmement précaire. Cette situation ne concerne pas que les faibles revenus (retraités, travailleurs à temps partiel ou précarisés), mais s’étend comme une tache d’huile sur d’autres salariés et, on l’oublie trop, sur des auto-entrepreneurs ou des professions comme les petits commerçants ou artisans. La lisibilité sur leur situation financière ne dépasse parfois pas la fin de la semaine.
Tout ce qui est à bas prix connaît des achats en augmentation. On observe un repli des achats sur des seconds choix (l’exemple le plus flagrant étant l’organisation de foires aux seconds vins des châteaux viticoles bordelais) et une exigence de qualité moindre. Le prix devient malheureusement, pour bien des consommateurs, le premier critère d’achat.
En contrepoint des statistiques de revenus, les études de terrain mettent en avant une intensification de la pauvreté depuis la fin de l’été. Les difficultés liées à l’accès à une alimentation saine (toutes les campagnes sanitaires aggravent ce sentiment de déclassement) renforcent le sentiment de « privation matérielle et sociale pour une part croissante des foyers modestes ». Partout le replis sur soi prend de l’imporatnce. Le collectif s’effondre.
En novembre, tout le monde va tenter de réduire encore plus ses achats non essentiels (si c’est possible) avec l’espoir de pouvoir se « lâcher » un peu plus sur la fin de l’année. C’est un espoir pour bien des foyers, car les marges financières n’existent plus ou sont très réduites. Tous les commerces se préparent néanmoins à une chute du montant des achats. Comme les crises actuelles favorisent l’élargissement de la fracture sociale, certains peuvent espérer conserver une clientèle qui a encore les moyens de ne pas trop se priver. Et encore, rien n’est certain !
Le dernier trimestre, dont on ne connaîtra les résultats que début 2027, à quelques semaines de l’élection présidentielle, mettra en évidence une augmentation constante du chômage, notamment chez les jeunes, une progression de l’inflation et, surtout, une chute angoissante des recettes de l’État basées sur les taxes à la consommation. Le meilleur mois pour les encaissements est toujours celui de janvier, car les rentrées de TVA sont les conséquences de la surconsommation de décembre.
Dans de nombreuses communes, on annule les offres de réveillon, car les premiers essais montrent une baisse des inscriptions. Tout le secteur culturel est à la peine, avec par exemple une vraie panique dans le secteur du livre. Le délitement économique s’amplifie.
Une autre difficulté est bien évidemment celle de l’impossibilité dans laquelle se trouve le gouvernement de faire adopter les divers budgets. Plus les jours passent, plus l’hypothèse de documents de bric et de broc, sans véritables options politiques fortes et sans effets sur la situation financière de l’État, se précise. Encore une fois, le 49-3 ne sauvera rien du tout, à part l’apparence de maintenir un ersatz de pouvoir en place. La machine à broyer la confiance dans les politiques est en marche. Ce discrédit va alimenter la haine en général. La France est devenue une nation haineuse, avec de multiples variantes de cette position dangereuse. Tout le monde cultive la sienne, plus ou moins développée.
Il reste peut-être une petite lueur si les Américains se réveillent mercredi matin avec une mise sous tutelle par le Congrès de ce Schtrumpf décérébré… Quelques consciences pourraient se rebeller. Mais que se passera-t-il ? Nul ne le sait vraiment. L’incertitude sur l’avenir à court terme et la peur du lendemain constituent les références essentielles dans la société française. Je l’ai senti tout ce week-end en ouvrant les yeux et les oreilles.
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Nous sommes en France, pays du tiers-monde démocratique, et là, seul un sursaut de l’exécutif (auquel je ne crois pas) aurait une petite chance.
Un Président endossant pour la première fois le costume d’homme d’État.
– première possibilité :
D’abord, il reconnait l’extrême gravité de la situation (et en pointillé, l’échec de sa politique de l’offre depuis 10 ans).
Ensuite, il s’engage à abandonner la guerre menée contre son peuple, et à entamer, avec toutes les ressources du pays, la recherche d’un plan de sortie de crise qui serait soumis à l’approbation populaire.
– deuxième possibilité :
Il démissionne et appelle à des élections anticipées, avec tous les risques que cela comporte, y compris l’impasse, ou l’avènement d’un fascisme institutionnel en lieu et place d’un fascisme rampant.
Maintenant, je me pince et je reviens à la dure réalité du bateau sans gouvernail et qui court sur son erre…
Bonsoir,
nous étions au bord du gouffre mais le méprisant a décidé le grand bond en avant. De son coté Perruque d’écureuil, dit tromp, a décidé la même solution. Dans les milieux autorisés, rassurez-vous ni vous ni moi n’en faisons partie, tout semble converger vers un nouveau round de pilonnage des Iraniens par le gang des désavoués ( tromp et Bibi). Au dernière nouvelles plus de 25 compagnies aériennes ont rayé de leurs vols et escales les aéroports de Riyad, Dubaï, Dammam, Abha, Taïf, Djeddah… pour une durée de plusieurs semaines. « Alors, que se passe-t-il ? Pourquoi tout le monde annule sans exception? L’aéroport de Riyad subit des frappes à répétition, 86% de ses vols ont été annulés en 18 jours. Cette semaine, Washington a informé ses alliés du Golfe de se préparer à une campagne « courte et intense » contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Israël et l’armée américaine ont déjà mis en place des plans pour de nouvelles frappes conjointes (ABC).
“Une future guerre potentielle pourrait durer plus longtemps que le conflit précédent, et le président américain ne serait pas en mesure de dicter le moment ou les conditions de sa conclusion”, a menacé le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’État iranienne.
Des propos qui renforcent ceux du guide suprême, Mojtaba Khamenei, qui a fait savoir samedi dans une déclaration écrite que “si les États-Unis et Israël attaquaient, il n’y aurait aucune limite géographique aux frappes de représailles de l’Iran”.
Sortez le pop-corn la séance va reprendre…
De son coté le Préfet de Normandie nous pose cette question : « KIT D’URGENCE 72H: ÊTES-VOUS PRÊTS? Gardez votre kit accessible, vérifiez-le une fois par an et réapprovisionnez-le après utilisation. N’attendez pas l’urgence: préparez-vous dès maintenant! Préparez un sac contenant l’essentiel pour faire face à une situation d’urgence pendant 72 heures:
Eau potable et nourriture non périssable,
Lampe de poche et radio à piles,
Trousse de premiers secours et médicaments
Vêtements chauds et couverture de survie
Chargeur de téléphone – Argent liquide
Documents essentiels et double des clés
Outils de base et jeux. »
C’est vraiment très rassurant, ils ont juste omis le stock de Lexomil (bromazépam 6 mg). Le Vidal nous dit » le traitement doit être le plus court possible (généralement entre 8 et 12 semaines maximum, période de sevrage comprise) afin d’éviter le risque de dépendance. » Douze semaines ? Put1! On va manquer de pop-corn …
Bonne soirée