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Une semaine qui s’annonce décisive pour le monde

Jamais le monde n’a été autant chaotique et incertain. Aucune « vérité » n’existe puisqu’entre les outils de propagande, les médias de pression, les fausses informations et les déclarations via mes réseaux sociaux à géométrie véritable, il n’a pas la moindre perspective au-delà de quelques heures. Cette propension à jouer sur les effets d’annonce plonge l’opinion dominante dans une défiance touchant tous les sujets. Impossible de se repérer dans une profusion d’arnaques en tous genres et donc la tendance au repli sur des certitudes faciles progresse. Qui peut par exemple savoir ce que réserve la situation dans le détroit d’Ormuz ?

La puissance médiatique US propage en effet des messages simplistes n’ayant qu’un seul but : réguler les cours de la Bourse. Si la politique ne se fait plus pour des raisons techniques à la « corbeille » elle n’a pour finalité désormais que de maintenir les fortunes constituées sur la seule référence au profit. Peu importe le prix humain à payer, peu importe les conséquences pour les populations, peu importe la destruction de société : la référence c’est le prix du baril de pétrole brut ou le niveau des actions. C’est ainsi que la Schrumpf écervelé manie sans aucune autre logique que des intérêts à court terme, le mensonge et la menace.

Le détroit d’Ormuz va devenir dans les prochaines heures un espace pour bataille navale ne respectant aucune des règles internationale sur la libre circulation des navires et des marchandises. L’Iran maîtrise parfaitement la situation. Avec les moyens de « bateaux-mouches » ses milices tiendront tête au marteau pilon US. C’est la leçon de ce conflit. Le volume des moyens mis en œuvre ne garantit absolument plus la supériorité effective. Que ce soient les drones légers, peu coûteux et nombreux ou les vedettes rapides difficiles à intercepter les Iraniens possèdent encore des moyens suffisants pour imposer leur loi sur le commerce mondial.

Ils le savent. Ils en usent. Un seul tir sur un seul tanker est beaucoup plus efficace que le dépliement de trois porte-avions ou de quelques destroyers. Les mines les plus dangereuses dans un tel contexte sont celles qui sont virtuelles. En affirmant qu’ils en ont déposées quelques-unes dans le passage habituel des navires ils affolent les armateurs et les bourses. Existent-elles ? Peut-être. Qui prendra le risque de le vérifier en envoyant une cargaison de brut, de gaz ou d’engrais se risquer dans des eaux dont on ne connaît pas le degré de sûreté ? Quelle compagnie d’assurance donnera son eu vert pour une traversée à hauts risques putatifs ?

Le contrôle US qui contrôle le contrôle iranien n’a guère de sens. Il a démontré la bêtise de celui qui la mis en place puisque pour le moment les équipages et les propriétaires des milliers de cargos, de porte containers, de tankers et même de navires de croisière attendent des certitudes sur leur sort. En laissant passer durant une journée trois ou quatre d’entre eux les Iraniens ont démontré que les Américains ne bougeraient pas ou le feraient symboliquement (ils ont pris d’assaut… un cargo). La guerre militaire a laissé la place à la guerre économique. C’est le point faible de Schtrump. Téhéran le sait. Mauvais joueur de poker le Schtrumpf versatile parle trop, ne maîtrise pas ses réactions, menace de manière inconsidérée et n’a rien compris au tempérament de ses ennemis.

Encore une fois l’Histoire devrait éclairer le présent. De juin 1944 à mars 1945, Londres a été ravagée par les bombes volantes V1, puis par les fusées V2, tirées par les nazis. Impuissante l’armée anglaise rechercha durant des mois des moyens d’enrayer ces vagues quotidiennes de « missiles » première génération qui firent près de 9 000 morts en Angleterre et des milliers de blessés. Malgré cette avalanche destructrice, le moral du « peuple » en sortit renforcé… et l’on connaît l’issue de la guerre. Mais Schtrumpf n’a jamais entendu parler de cet esprit de résistance pouvant transcender les clivages durant quelques temps.

Dans la détroit d’Ormuz, les Iraniens ont l’embarras du choix pour élargie le conflit. D’abord ils ont encore les moyens techniques de répondre aux déclarations sur la destruction des ponts et des centrales électriques venues du Christ de la Maison Blanche. Ils trouveront des cibles aussi importantes dans les émirats du Golfe (usines de désalinisation, raffineries…) et quelques lieux capitaux pour le quotidien. Ensuite ils s’attaqueront à des navires sous des pavillons mettant les USA en porte à faux comme ils viennent de le montrer avec l’attaque de bateaux battant pavillon français, allemand et indien. Enfin ils n’iront pas à Islamabad ou au dernier moment afin d’humilier le vice-président sûr de sa science de la négociation.

Ah ! Au fait la prévision d’une hausse de 4 à 5 % des prix dans les rayons des grandes surfaces avant l’été commence à émerger. Ajoutons qu’il faut trouver 4 milliards d’économies budgétaires supplémentaires pour faire face aux intérêts de la dette. Les ponts du mois de mai approchent et la consommation de carburant augmentera… Ormuz ? Vous avez dit Ormuz ?

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