La France est devenu en 2025 un pays ouvertement raciste. Ce mot n’est évidemment pas prononcé mais il appartient à la pire de classification, celle des « non-dits ». En effet il est assez rare qu’individuellement soit reconnu cette attitude consistant à s’en prendre aux autres selon des principes que l’on a vite oubliés. En effet ce comportement repose sur « une idéologie postulant une hiérarchie des races conduisant à une discrimination, hostilité violente envers un groupe humain. » Cette idéologie a été poussée à l’extrême par le régime nazi. Malheureusement depuis l’origine de l’Humanité il y avait eu d’autres périodes durant lesquelles sous des formes multiples des affrontements ethniques ou religieux s’étaient produits. Le racisme est un chiendent qui pousse souvent sur le terreau de la misère culturelle ou désormais matérielle.
Il a lentement poussé dans les esprits sous l’influence croissante de médiatisations de faits divers fortement teintée d’arrière-pensées politiciennes. La fabrication à partir de situations dramatiques de généralités en jouant sur les mots a fini par générer des réactions « ordinaires » d’hostilité. Le racisme est devenu en 2025 un outil politique extrémiste manipulé sans aucun complexe.
Il faut seulement rester dans les généralités, les déclarations globales, les affirmations péremptoires, des lacunes volontaires dans les analyses pour exister au sein de communautés ciblées. Le vocabulaire permet alors de nuancer des positions pourtant toutes susceptibles de déconnecter de la raison et de l’humain.
Ainsi les atteintes à caractère raciste deviennent selon les termes mêmes de la loi xénophobe ou antireligieuses. Elle sont en progression au cours de l’année écoulée en raison du contexte géopolitique. Ainsi en 2024 la police et la gendarmerie nationales avaient enregistré 9 400 crimes et délits « à caractère raciste », soit une hausse annuelle de 11 %, nettement moins importante que celle observée en 2023 (+ 30 %). A ces crimes et délits enregistrés, s’ajoutent près de 7 000 contraventions, en augmentation de 6 % par rapport à 2023.
Si l’on prend un laps de temps plus large (1917-1924) ils sont donc passés au total de 9 000 à plus de 16 000 cumulés. Les cas les plus graves, (crimes et délits), ont même presque doublé, de 4 800 à 9 400, sur la même période. Les données du ministère de la Justice sur les condamnations liées à ces actes indiquent une diminution à partir du milieu des années 2000 suivie d’une relative stabilisation autour de 450 par an jusqu’à la fin des années 2010. Depuis 2018 (nouvelle série), les condamnations ont malheureusement plus que doublé, passant d’un peu plus de 600 par an à 1 600 en 2022.
Le bilan 2025 risque de surprendre. Certes les actes antisémites représentent encore l’essentiel des plaintes. De janvier à fin octobre 2025, il y en a eu en effet 1 163 mais la surprise c’est que ce chiffre serait en baisse de 15% par rapport à la même période en 2024. La communauté juive reste la communauté envers laquelle il existe le plus d’actes antireligieux. En 2023, 1 676 faits de ce genre ont été recensés, ce qui correspondait à une augmentation de plus de 280% par rapport à l’année 2022 !
En 2024, 1 570 faits antisémites avaient été signalés Une large majorité d’entre eux constituaient des atteintes directes aux personnes. Les actes antisémites représentaient 62% de l’ensemble des faits antireligieux alors que 31% des faits se révélaient antichrétiens et 7% de faits antimusulmans. Les actes dirigés contre les lieux de culte et cimetières israélites avaient également augmenté de 11% en 2024. La baisse devrait être au rendez-vous en 2025.
Ces statistiques ne traduisent pas, même si elles doivent être considérées comme très inquiétantes puisqu’elles illustrent la déclinaison de la fameuse idée du « vivre ensemble » et dans la très grande majorité des cas relèvent de l’extrémisme débridée ou de plus en plus souvent de l’aliénation mentale. Le « racisme » que certains qualifient d’ordinaire s’incruste dans les cours des écoles, dans la rue, dans les bars, dans les entreprises, dans les campagnes où souvent il n’y a pas le moindre immigré ! Il repose sur des images de la télé, sur des messages colportés et surtout sur une peur diffuse de tout ce qui est différent. La diversité inquiète à priori.
En 2025 la crise de confiance dans les élites se traduit par une globalisation de la défiance à l’égard de tout et en toutes circonstances. Toute une société présentée comme traditionnelle s’évapore. On s’y accroche avec le désespoir de naufragés jetés dans l’eau glacée d’un société anonymisée, abstraite, déshumanisée. Le désespoir de voir disparaître ce qui appartient aux racines conduit à une haine profonde de ceux… qui ne le remettent pas en cause mais qui y sont indifférents.
Il a été créé un sentiment anti-immigrés qui rejaillit sur tout ce qui est différent de ce que l’on pense être salvateur pour salvateur pour son avenir : les personnes « perçues » comme juives, musulmanes, asiatiques, roms, noires, et plus on s’oppose à l’égalité entre femmes et les hommes et aux droits des personnes LGBTI. La pression monte !
En savoir plus sur Roue Libre - Le blog de Jean-Marie Darmian
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
« Cette idéologie a été poussée à l’extrême par le régime nazi. »
Mais elle était, et depuis longtemps dans les « tuyaux « dans pas mal de pays, y compris le « pays des droits de l’homme », hérité du colonialisme à la Jules Ferry qui a porté son empreinte jusque dans les fondements de l’école « laïque, gratuite et obligatoire ».
Je me souviens à peu près, du moins dans le sens, de ce préambule, de ma géographie Demangeon ou Vidal Lablache(ça je l’ai oublié), en huitième :
« Il existe quatre race d’êtres humains : la blanche, la noire, la jaune et la rouge. »
« La race supérieure est la race blanche ».
Cette déclaration m’avait intrigué, plus tard elle m’a révolté.
Avec de tels arguments inculqués à des générations qui les ont transmis à leur progéniture, depuis leur plus jeune âge, étonnez vous que fleurisse le racisme.
Depuis au moins le moyen âge, les juifs ont été les victimes de sévices divers, et c’est le roi Louis IX dit Saint Louis qui a avait décrété obligatoire pour les personnes appartenant à la communauté juive, le port d’une « rouelle » sur leur vêtement afin de les distinguer du reste de la population.
Nous avons donc là , avec ce personnage, grandement honoré par les catholiques, le précurseur de l’étoile jaune.
Ce sont les Étatsuniens qui ont les premiers publié la « Déclaration des droits de l’homme » (1876), mais il ont simplement oublié de préciser que pour y avoir droit il fallait avoir la peau blanche.
Pour moi il n’y a pas de races, nous sommes tous des humains. D’ailleurs, je défie quiconque de différencier le sang de personnes ayant une couleur de peau différente.
Si j’avais un voeu à formuler, j’aimerais que la paix sur terre permette aux hommes de bonne volonté d’aller les uns vers les autres, d’apprendre à se connaître, se respecter, à partager. Je rêve sans doute
Bonjour,
Combien de gens savent que le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité a été perpétré contre les peuples autochtones des Amériques ? On estime en effet que, dans la foulée de la conquête du Nouveau Monde, 90 à 95% de la population originaire du continent, soit quelque 70 millions de personnes, a été éliminée en raison des guerres, du pillage, de l’asservissement et des maladies introduites par les colons européens.
Le colonialisme a séduit les pays européens car il leur permettait d’étendre leur territoire et d’engranger des profits. Il leur permettait également de recruter et souvent de réduire en esclavage les populations autochtones au profit de la nation colonisatrice. Le colonialisme perdure aujourd’hui sous la forme du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance, selon un rapport des Nations Unies, qui appelle les États à démanteler les structures du racisme et à promouvoir les droits humains et le développement durable.
On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher
Être né quelque part
Être né quelque part, pour celui qui est né
C’est toujours un hasard…
… Est-ce que les gens naissent égaux en droits
À l’endroit où ils naissent
Maxime Le Forestier
et bonne fin de journée