Il faudrait avoir un appétit gargantuesque du pouvoir pour accepter de remplacer le Premier Ministre victime d’un manque de confiance polymorphe. Qui acceptera de reprendre les rênes alors que le coche est enlisé jusqu’aux essieux, que le coffre est vide et que les vautours financiers guettent déjà le dépeçage des chevaux. Le Président est déjà à quatre pattes comme Soubise qui dit-on « la lanterne à la main » cherchait son armée. Il s’exclama : « j’ai beau chercher ! où diable est mon armée ? Elle était là pourtant hier matin. Me l’a-t-on prise, ou l’aurais-je égarée ? Ah ! je perds tout, je suis un étourdi ! ». il n’a pas de majorité et encore moins après le vote de cet après-midi. L’oiseau rare pouvant entrer dans la cage de Matignon n’existe pas ou du moins à une espérance de vie ne dépassant pas la fin novembre.
Il voit l’étau se resserrer autour de lui. La politique intérieure ressemble à la ligne d’un pêcheur après un passage dans les roseaux. Il faudrait des heures pour démêler les tenants et les aboutissants des partis obnubilés par l’échéance présidentielle et contraints de préparer une dissolution à une date plus ou moins rapprochée. Le Marquis de Soubise avait fini par retrouver des troupes vers midi après avoir erré sur le terrain. Lui n’a aucun espoir de se réconforter avec un contingent pimpant et conquérant sorti de nulle part.
En politique étrangère, Poutine et Israël lui infligent claque sur claque. La fureur de leurs armes détruit tous les mots que la France de la parlotte expédie dans les vents mauvais qui arrivent des sites de guerre. Et ce n’est pas un discours à la tribune de cette Société des Nations d’avant le second conflit mondial qu’est devenue l’ONU qui améliorera ce sentiment d’échecs à répétitions propre aux agitations présidentielles. Le prochain Premier des ministres devra endosser les polémiques probablement ultra violentes provoquées par des prises de positions divisant l’opinion publique. Une éruption dans les banlieues chauffées à blanc par toutes les formes d’extrémisme (politicien, religieux, raciste, pauvreté…) n’appartient pas aux hypothèses hasardeuses.
En attendant le nouveau « sacrifié » de Matignon, les Bayrou’s boys expédieront les affaires courantes. Et certains courent vite. Dès la fin de la semaine ont parlera dans le monde… des affaires justement courra vers la note de la première agence de notation s’étant penché sur la situation réelle du pays. Ce sera un vrai coup de tonnerre. En effet une dégradation de la note souveraine de la France se profile. L’agence Fitch se prononcera vendredi prochain sur la gouvernance française. En effet c’est faux de croire que ces organismes « jugent » les comptes. Ils partent de ces derniers et scrutent la manière dont les responsables politiques en place les ramènent à la « normale ».
J’ai durant dix ans de vice-présidence en charge des finances du conseil départemental de la Gironde pratiqué l’agence Standard § Poor’s. La pression de la note fut constante. Tout le monde s’en foutait ou même me combattait. Je n’ai jamais pris ça comme un « contrôle » mais comme une opportunité de réfléchir, d’améliorer ou de reformaté une gouvernance. Se remettre en cause ; résister à la facilité ; apprendre à justifier ses choix ou mettre en place une stratégie n’a absolument rien de coercitif… Le vrai problème c’est que de telles approches politiques ne sont plus pratiquées nationalement.
L’Agence Fitch avait maintenu la note française à « AA – » il y a un an, assortie d’une perspective négative. Nombre d’analystes estiment que la situation des finances publiques et l’incertitude politique à court terme risquent de pousser les analystes à attribuer à la France un simple « A + » ce qui entraînerait une hausse significative des taux d’intérêts déjà très élevés pour la dette française.
Il y a neuf mois elle s’était inquiété de l’« incapacité à mettre en œuvre un plan crédible de consolidation budgétaire à moyen terme, par exemple en raison d’une opposition politique ou de pressions sociales ». Fichtre, Fitch rêvait à voix haute !
L’enchaînement des journées du 10 et 18 septembre avec le « gouvernement de la défiance » accentuera la fragilité de l’édifice. Le malheureux « élu » patronné par l’Élysée risque bien d’être victime de la phrase fameuse du duo Roger Couderc-Pierre Albaladejo voulant que « la cabane soit tombée sur le chien ! » ensevelissant la bête qui s’y sera installée. Or elle s’effondrera tôt ou tard. Quel que soit celle ou celui qui pensera être à l’abri. Mais la soif de pouvoir est telle que rien n’arrête les ambitieux.
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« La cabane tombera sur le chien » quel qu’il soit ! Ou la chronique d’un désastre annoncé.
On le disait bien quand on a permis au renard d’entrer le poulailler, une évidence : il est suicidaire de confier à un financier les clés du tiroir caisse.
L’avantage du pessimisme, c’est qu’il a moins de chance d’être démenti que l’optimisme, sur ce sujet comme dans d’autres. Par exemple, on sait tous qu’on va mourir et ça ne nous rend pas optimiste… Cela étant dit, on rappellera juste à l’ancien brillant responsable des finances au Conseil départemental qu’il y a eu un président socialiste avant Macron, et ce président socialiste s’est fait dézinguer par ses propres troupes, en l’occurrence les frondeurs, ce qui a empêché ledit président de se présenter et ainsi ouvrir la voie à l’actuel. Ce rappel historique mis à part, il est clair que vu la qualité de la représentation politique présente, à de rares exceptions près, je souscris au titre, à ceci près qu’il me semble me souvenir que c’était le Rochelais Pierre Salviac, et non Couderc, qui avait intronisé la formule…
Bonjour,
la cabane va tomber sur le chien pour dire que rien ne va plus, évocation d’une situation difficile. En fait non! l’agence Fitch va ajouter son poids à un édifice largement ébranlé sous les coups de boutoir d’une oligarchie déterminée à détruire le modèle social à la Française. La dette accumulée sur le toit de la cabane et qui grossit heure par heure va encore augmenter plus vite par l’action des agences de notation. Et tout cela est voulu et orchestré de longue date.
Une chanson venue d’Amérique Latine et qui depuis plus de 50 ans a enflammé bien des révolutions des années 70 / 80 explique à sa manière la situation.
El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni jamais ne sera vaincu ») est une chanson chilienne écrite par le groupe Quilapayún et composée par le musicien Sergio Ortega en 1973.
Et quel rapport avec la dette et l’agence de notation ? Le rapport c’est la stratégie suivie par l’oligarchie pour diviser les peuples unis et promouvoir l’individualisme. En politique et en sociologie, diviser pour régner (du latin divide et impera) est une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d’un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui met en œuvre la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question. La maxime divide et impera est attribuée à Philippe II de Macédoine qui était le père d’Alexandre le grand.
Pour obtenir ce résultat, il faut détruire toute cohésion nationale en détruisant la souveraineté nationale et la remplacer par des règles extérieures, (OMC, EU(rss)), transposées dans le droit national au mépris des constitutions. Il faut détruire pièce par pièce les éléments de la vie quotidienne en s’attaquant aux services publics. Détruire tout ce qui constitue les valeurs de solidarité dont le service public est le bras armé ( santé, éducation, transport, justice, sécurité…) c’est le moyen de dissoudre toutes les contestations dans l’individualisme. Et c’est là que la dette constitue un formidable argument pour réduire les budgets du service public et aussi d’enclencher la spirale mortelle, réduction des effectifs, diminution du service rendu, déception des usagés, dénonciation du manque d’efficacité et des coûts, mise en œuvre de moyens privés subventionnés, privatisation rampante puis privatisation finale. Les usagés sont soumis en finale aux lois du marché ( subventionné par leurs impôts).
Chacun pour soi et dieu pour tous, les usagés se retrouvent nus devant la férocité des actionnaires qui exigent toujours plus de profits. Tout en étant en position de monopole ce qui les autorise aux prix qu’ils veulent ( dépassement d’honoraires par exemple) et aux conditions d’emploi qu’ils décident ( Ubérisation ).
La mise en concurrence des travailleurs pulvérise les règles de l’emploi et plus loin encourage la détestation des étrangers qui viennent manger le pain des « français », le racisme c’est bon aussi pour détruire la cohésion professionnelle.
Tout ce qui fédère est détesté par l’oligarchie car cela entrave les gains financiers, il faut promouvoir la libre entreprise du renard libre dans le poulailler libre.
Alors qui pourra gouverner la France? bof une baudruche fripée fera l’affaire de Mac-Ronds et de ses sponsors, pourvu qu’ il continue à diviser les citoyens en prenant appui sur le chantage à la dette pour achever la destruction envisagée. Alors Bye Bye Bye-rou, rien ne changera, hélas!!
bonne journée
Le successeur de macron est désigné par les merdias … J’ai des visions ou c’est son clone?
https://www.youtube.com/watch?v=MiUer9npVKs