Il va falloir bientôt rayer un mot du langage quotidien car il n’a plus aucun sens à l’époque actuelle : confiance ! Plus grand monde sait ce qu’il recouvre puisque dans la société actuelle il est impossible d’en mesurer le sens exact. Pas une miette de « confiance » ne traîne dans la vie sociale. Plus personne ne saurait en trouver une dans le fonctionnement d’un monde de supercheries, d’escroqueries matérielles et morales, de truquages, de mensonges, d’interprétations et de pièges en tous genres tendus sur le chemin emprunté par les humains ordinaires. Désormais les techniques réputées modernes permettent tous les détournements, tous les complots médiocres ou sophistiqués.
Avez-vous confiance dans tous les mails que vous recevez ? Donnez-vous votre accord à toutes les demandes que vous recevez ? Répondez vous à tous les SMS ou tous les appels téléphoniques en catastrophe? Du coup comme il n’y a plus de courriers (et encore certains sont parfaitement imités) la suspicion est partout. Nous vivons dans la défiance permanente.
Ne parlons pas de la politique. Toutes les enquêtes d’opinion donnent des résultats désastreux. En dehors des « croyants pratiquants » qui admettent comme des vérités les propos de leur « vedette » partisane, une très large majorité ne supportent plus les femmes et les hommes censés les représenter. Ils n’écoutent plus rien. Ils entendent et même de plus en plus ils se détournent de propos tous plus trompeurs les uns que les autres.
Comment admettre des promesses jamais tenues, des prises de positions égocentriques et seulement tournées dans l’intérêt de celui qui les clament, des débats marqués par des affirmations mensongères ?
La méfiance prédomine dans une étude d’opinion d’il y a quelques mois. Elle a progressé globalement de 7 % sur un an pour atteindre 43 % des sondés. Pour la politique elle se situe à… 74 % en France, 61 % en Italie, 57 % aux Pays-Bas et 53 % en Allemagne. Toute l’Europe est rongée par le doute. Chez nous on en arrive à seulement 23 % de gens confiants dans le gouvernement (42 % n’ont pas du tout confiance) ; 24 % seulement dans l’Assemblée nationale (-5 sur un an) et 26 % (-5) dans l’institution présidentielle !
La seule institution qui domine vraiment reste le lot est le conseil municipal avec 58 % (seulement -1). Ce n’est pas certain que ça dure mais la verticalité du fonctionnement de la démocratie méprise tout à fait cette réalité.
La confiance des Français dans « les médias » est toujours minoritaire et continue de se dégrader : seuls 32% pensent que l’on peut avoir confiance dans ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité. 62% des Français considèrent à l’inverse qu’il faut se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité, c’est 8 points de plus qu’en janvier 2023.
Parallèlement 82% des Français disent ressentir de la fatigue ou du rejet par rapport à l’actualité, dont 51% « souvent ». Cette lassitude est notamment portée par le sentiment que l’on parle toujours des mêmes sujets dans les médias (44%) mais aussi – et de plus en plus – par l’angoisse ou l’impuissance face aux informations (41%).
Autre sentiment largement partagé par les Français, le fait d’être régulièrement confronté à des fausses nouvelles : sur les réseaux sociaux (53% ; +4 points par rapport à novembre 2023), mais aussi à la télévision (45% ; +9), sur les sites pages internet ou applis de la presse nationale (35% ; +6). L’acculturation au fonctionnement médiatique génère des phénomènes nouveaux avec des interventions externes sur les réseaux sociaux devenus les « bibles » pour certains débiles qui gobent les plus grosses contre-vérités ou se font manipulé par des affirmations impossibles à démentir aussi vite qu’elles se propagent.
Dans certains territoires la confiance dans la police a disparu et celle dans la justice s’étiole au fil des scandales avérés qui ne débouchent que sur de longues procédures souhaitables sur le fond mais non-admises par une majorité de plaignants. Évalué comme laxiste (ce qui est totalement faux!) ou trop lent le système judiciaire perd de son aura et de sa valeur.
On en arrivait il y a trois ans dans un rapport du sénat à 67 % d’opinions défavorables avec seulement 9 % qui considèrent qu’elle est , »équitable, juste et impartiale » et 4 % « efficace et satisfaisante ». Là encore 53 % ont perdu toute confiance dans la justice.
Avez-vous la certitude que votre automobile vous permet de rouler tranquille (airbags, freins) ? Savez-vous que des dizaines de produits alimentaires dangereux sont retirés chaque semaine des rayons des supermarchés ? Pouvez-vous certifier l’authenticité d’une photo, d’une composition musicale, d’un film, d’une déclaration ou d’un texte avec l’événement de l’intelligence artificielle ?
Un nombre croissant de personnes n’ont plus confiance dans les autres en général… Or le dictionnaire donne comme définition à ce beau mot : « espérance ferme, assurance d’une personne qui se fie à quelqu’un ou à quelque chose ». Allez je vous demande de douter … c’est le meilleur moyen de se prémunir des absurdités actuelles.
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Je n’ai pas retrouvé l’auteur de cette citation qui m’avait « interpellé » et qui donne à réfléchir.
« Le propre de l’homme cultivé est de dire non d’abord. »
Je l’attribue sous toutes réserves à Édouard Herriot mais absolument sans aucune preuve.
Par contre j’ai trouvé celle ci qui est assez vacharde :
« Le Sénat est une Assemblée de notables réactionnaires dont les méfaits sont heureusement compensés par une forte mortalité. »
Bonjour,
la confiance ça ne se décrète pas ça se mérite ! ou encore « LA CONFIANCE SE GAGNE EN GOUTTES ET SE PERD EN LITRES. » –Jean-Paul Sartre.
Comment faire confiance aux zélites qui nous ont menti chaque jour un peu plus? car le propre du mensonge c’est de dire chaque fois un mensonge plus gros que le précédent pour masquer le précédent.
Petit florilège des mensonges qui font date dans notre mémoire « « Je n’ai pas besoin de vérifier que la France soit prête, la France est prête ! Et elle est prête parce que nous avons un système de santé extrêmement solide. » O. Véran Covid 18/02/2020 ou encore Jean-Michel Blanquer. Le 12 mars 2020 il déclare : « nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles », sur Franceinfo.
Au plan économique les boomers sont responsables de la dette. En dédouanant d’emblée la classe politique qui a livré à vil prix ses joyaux économiques aux pilleurs d’état.
CMA-CGM propriété de R. Saadé Chiffre d’affaires 55,48 milliards de US$ (2024) Résultat net en augmentation 5,71 milliards de US$ (2024) née de la privatisation voulue par Chirac en 1996. En octobre 1996, la CGM est privatisée, et rachetée par CMA pour 20 millions de francs. Selon Le Monde, il s’agit d’un « prix dérisoire » : trois mois auparavant, l’Etat versait à la CGM 1,275 milliard de francs, afin de la recapitaliser, et la trésorerie de la société dépassait ainsi les 900 millions de francs, alors que l’endettement de CGM n’est que de 200 millions de franc. Au total, entre 1992 et 1996, l’Etat a donné 5 milliards de francs à la CGM, et lors de la privatisation, la valeur des actifs de la société après déduction des dettes est supérieur à 1,1 milliard de francs. D’après Le Monde, cette « privatisation particulière » a été menée par l’homme d’affaire Tristan Vieljeux, par Bernard Pons, ministre des transports, et par le lobby des planteurs antillais, dont la CGM transporte les bananes. Bof nationaliser les pertes et privatiser les bénéfices, une bonne recette. Recette reprise pour privatiser les autoroutes et tous les secteurs bancaires ou industriels. Un des motifs des privatisations est la justification que l’État français est fortement endetté et que les recettes de privatisation sont un moyen immédiat de réduire la dette publique. A ce titre le résultat c’est les privatisations ont mené à une chute de la part de l’emploi public dans l’emploi salarié, passant de 10,5 % à 3,4 % entre 1985 et 2011. Elles provoquent une division par deux du nombre d’entreprises publiques sur la même période. Fin 2013, l’État contrôlait majoritairement, directement ou indirectement, 1 444 sociétés qui employaient 801 270 salariés. 30 ans auparavant, 3 500 sociétés étaient sous contrôle de l’État et les effectifs salariés atteignaient les 2 350 000 personnes.
Les pilleurs d’état ne se contentent pas de rafler la mise ils essorent les entreprises acquises et jettent à la rue les salariés pour piller encore et encore les trophées. Pas grave l’état indemnisera les chômeurs.
Et que font les pillards d’état avec les profits, ils achètent les merdias, comme Niel «Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix». C’est aussi un bon moyen de corrompre les politiques en faisant du chantage au scoop malveillant.
Merdias qui vont répéter partout la bonne parole. Actuellement c’est la saillie du père Ubu de bête à rames » la dette c’est la faute aux gueux » en attendant le relai pris par le R haine au pouvoir bientôt dans vos merdias » la dette c’est la faute aux migrants et aux gueux assistés ».
La boucle est bouclée quelque soit le politique au pouvoir on fait des cadeaux à une poignée de têtes de cordées qui investissent dans les merdias subventionnés par l’état pour tresser des couronnes aux politiques amis de circonstance.
Alors la confiance…
Bonne journée
Je ne vais pas en rajouter mais avec l’avènement simultané de l’Intelligence Artificielle, des technologies de plus en plus sophistiquées pour créer des images voire des vidéos ou films truqués, on est confronté à de plus en plus de fausses nouvelles, de faux courriers électroniques sans compter les malfrats et autres escrocs d’Internet.
Oui, vraiment il y a du souci à se faire…c’est démoralisant et décourageant surtout…
Allez, bonne journée quand même.