Le code bar qui n’a pas de prix
Il existe des faits qui passent inaperçus alors qu’ils influent lourdement sur la vie sociale. Ainsi la disparition des bars qu’il soient associés à la vente du tabac ou…
Il existe des faits qui passent inaperçus alors qu’ils influent lourdement sur la vie sociale. Ainsi la disparition des bars qu’il soient associés à la vente du tabac ou…
Les parenthèses dans le train-train quotidien ont l’avantage de mettre en évidence combien il est confortable de ne pas se poser de questions sur son emploi du temps. Il arrive que, sans s’en rendre compte, la routine devienne le meilleur moyen de se rassurer sur son avenir. Le bain de Bretagne « intérieure » a l’avantage de bien effacer les repères d’une vie certes toujours active mais marquée par le petit périmètre dans lequel elle s’exerce.
Existe-t-il un été insouciant dans la période actuelle ? Il est au moins possible d’en douter sauf à vivre sur une île déserte en occultant tous les moyens de contact avec le monde dont on sait qu’il est agité en permanence de soubresauts. Je n’arrive pas personnellement à trouver depuis quelques temps une seule lueur d’espoir dans cette mélasse épouvantable qui englue tous les bons cotés de la vie. Est-ce une question d’âge ? Je l’espère ! Est-ce un excès de pessimisme ? Probablement ! Est-ce une perception sélective de l’actualité ?
La saga relative aux « coupures » d’alimentation électrique en cas de pic de consommation illustre à merveille le système médiatique actuel. Beaucoup des organes de presse ne survivent qu’en distillant la peur sous toutes ses formes. L’horreur des crimes est amplifiée de telle manière que l’audimat augmente. Il faut que tout ressemble à ces séries américaines ou inspirées des succès d’Outre-Atlantique et que les épisodes des révélations attirent un public avide de l’épouvante, recroquevillé sur ses angoisses.
Reprise par François Mitterrand la fameuse phrase de Cervantès voulant qu’il faille « donner du temps au temps » inspire tous les retraités actuels avant que la dépendance ne les rattrape tôt ou tard. Ils découvrent des « passe-temps » qu’ils méconnaissaient ou ne cessent d’évoquer ce temps passé qu’ils estiment meilleur.
Les fêtes estivales qui rendaient joyeux les villages les plus modestes s’effacent lentement avec les évolutions sociales. Qui oserait encore passer sa journée au pied d’un clocher ou sur une place communale pour partager un programme à mille lieues des fastes et des délires des villes se prenant pour des « grandes » grâce à leurs moyens financiers.
Halloween, journée totalement artificielle n'offre aucun intérêt si ce n'est économique pour certaines officines. Le masque n'est plus à la mode et ça s'est vu.
Rencontre sur une terrasse, devant un café, avec un fin connaisseur des bistrots ou des restaurants du Créonnais et même au-delà. Pour lui et ses amis, les rendez-vous avec la partage de la table restent essentiels pour leuir qualité de vie.
Depuis quelques heures dans la plupart des agglomérations on en revient à une autre qualité oubliée de la vie : le silence. Certes il existait parfois la nuit en zone rurale mais il avait totalement disparu des zones urbanisées en journée.