Le pêcheur gardera la ligne faute d’anguilles
Dans un endroit spécial de la vallée de La Pimpine Robert traque les anguilles. Elles ont brutalement disparu comme si elles avaient filé vers d'auters eaux plus accueillantes.
Dans un endroit spécial de la vallée de La Pimpine Robert traque les anguilles. Elles ont brutalement disparu comme si elles avaient filé vers d'auters eaux plus accueillantes.
Nous entrons dans la période où le mot essentiel devient « météo ». Toute le monde sait bien que comme l'horoscope sur le journal personne ne la regarde mais... tout le monde cherche à la connaître. Il y a des spécialistes qui prétendent que c'est même l'émission télévisée préférée, en cumul de toutes les chaînes, des Françaises et des Français.
Les circonstances ont voulu que moi, l'amoureux des lettres, je sois happé depuis plus de 25 ans par le maniement des chiffres à l'insu de mon plein gré. Jamais je n'aurais envisagé pareille trahison à mon goût immodéré pour l'écriture lorsque j'entrais au service de l'action publique.
Il suffit parfois d'un rien pour que l'on se sente mieux. Quelques minutes changent des mois de morosité. Malheureusement j'ai la sensation que ce n'est pas un monde nouveau qui peut nous redonner un brin de goût de vivre. Retrouver des habitudes d'il y a quelques mois, en les adaptant aux circonstances actuelles, ne constitue pas le renouveau que tout le monde attend. Un signe de ce qui nous attend tous dans les prochains mois qui seront placés qu'on le veuille ou non sous le signe du retour partiel ou total aux habitudes !
Peut-on avoir de vrais ami.e.s quand on traverse durant trop longtemps la vie publique ? La question reste une énigme au moment où la mise en retrait intervient. Le seul constat qui s'impose c'est que beaucoup d'entre eux s'estompent dans le paysage avant de disparaître totalement comme s'il leur fallait s'éloigner pour enfin devenir eux-mêmes.
Elles appartiennent aux plus expertes de la planète en dialogue Nord-Sud ou l'inverse puisque elles tiennent deux conférences annuelles sur ce thème. Elles se réunissent sur la terre d'Afrique du Nord quand la « guerre froide » s'installent sur l'Europe et recherchent la fraîcheur lorsque la température monte autour d'elles. Les grues figurent parmi ces « migrantes » ne connaissant pas les frontières et s'offrant le ciel comme route vers l'espoir dans un sens et dans l'autre.
C'est avec un certain plaisir que je me rends à la porte d'entrée de mon domicile pour fermer les contrevents. Chaque fois je pense à la chanson de Paul Misraki interprétée par Nicoletta : « Fermons la fenêtre et laissons les volets clos... » qui, quand on le lit sans la musique, devient un très chouette poème.
Hier j'évoquais les amorces positives de changement de société qu'a fait émerger la crise sanitaire. Faute de capacité à innover, à repenser, à restructurer, à révolutionner les espoirs d'un monde d'après s'effondrera encore plus vite que celui que nous connaissons. Permettez moi de la jouer « perso » et de vous avouer que pour moi la période actuelle est une vraie découverte.
La gestion de la pandémie a été chaotique révélant la faiblesse totale de notre système au plus haut niveau. Les « élu.e.s » n'ont plus aucun pouvoir réel et donc naviguent à vue selon les inflexions, les ukases ou les injonctions des indéboulonnables « hauts » fonctionnaires. Il.elle.s ont pris de fait le pouvoir que leur a cédé une caste politique issue de leurs rangs. Les pires de tous se trouvent à Bercy.