Passé ou présent d’été (2) : le facteur social
On n’appelait pas encore ça des jobs d’été et aucun forum n’était organisé pour que l’on puisse trouver à quatorze, quinze ou seize ans révolus une opportunité de gratter quelques…
On n’appelait pas encore ça des jobs d’été et aucun forum n’était organisé pour que l’on puisse trouver à quatorze, quinze ou seize ans révolus une opportunité de gratter quelques…
Jusqu’au 16 août je vais tenter de partager avec vous lectrices et lecteurs qui êtes encore prêts à vous pencher sur un écran le matin ou dans la journée, une…
Il y a cinq ans nous entrions dans le "con...très finement". Je vous offre des brèves concoctées au fil des jours en souvenir de cette période où j’avais pu écrire…
A Sadirac hier matin dans le Panthéon de mon enfance j’en ai pris une nouvelle fois conscience. Que le cimetière n’est que le reflet des classes sociales de chaque époque. En poussant la porte lourde et rouillée de cet espace blotti contre un clocher comme s’il fallait empêcher les vivants de s’y rendre, j’entre toujours en effet dans des histoires portées par des prénoms d’antan et des noms tellement banals qu’ils en deviennent émouvants de simplicité. La mousse, les herbes folles, les fleurs en matière plastique réputées immortelles mais brûlées par le soleil, les céramiques brisées dénotent souvent que le souvenir s’est évanoui avec les années.
Hier soir dans le cadre des journées italienne de Sainte-Terre un film (Ritorno) proposé par un ancien directeur d’école à la retraite a captivé l’attention d’un public venu retrouver ses racines, c’est à dire des plus de cinquante balais en majorité. Une opportunité de faire remonter à la surface du marécage de mes souvenirs des bulles au parfum italien.
Nous sommes toutes et tous des anciens élèves avec des souvenirs plus ou moins agréables. Depuis que l’école est devenu obligatoire il n’y a pas d’exception au passage sur ses bancs. C’est vrai que la tradition veut « qu’avant ce fut mieux que maintenant » dans ce domaine comme dans d’autres. En fait rien ne prouve qu’un enfant du XXI° siècle ait l’espoir de meubler sa mémoire de moments plus mauvais que les nôtres.
C’est parce que depuis des décennies les faits liés à la guerre, à la montée du fascisme, à l’atrocité du comportement d’extrémistes issus des rangs du peuple, à une déshumanisation ont été oubliés, contestés, effacés des mémoires que nous sombrons inexorablement dans le marécage nauséabond du racisme ou de la haine normalisée.
En vieillissant cette impression d’appartenir au passé et d’être en décalage constant avec le présent, grandit et tourne parfois à l’obsession. Il faut se retenir pour ne pas évoquer des situations similaires à celles que l’on présente comme inédites ou extraordinaire
. Des tournées avec des étapes dans les plus petits villages comme les salles spécialisées ou les casinos des plus célèbres mobilisaient des dizaines de musiciens accompagnateurs et permettaient ces rendez-vous inimaginables maintenant. Certains chanteurs avaient leurs instrumentistes attitrés et d'autres utilisaient une formation musicale attitrée. Alain et Point Zéro prirent alors le virage au meilleur moment.