Le droit de vote : le vrai débat !
C’est tout sauf innocent : l’annonce d’un possible abaissement de l’âge pour devenir électrice ou électeur à 16 ans revient dans l'actualité avant les présidentielles de 2022 (1)
C’est tout sauf innocent : l’annonce d’un possible abaissement de l’âge pour devenir électrice ou électeur à 16 ans revient dans l'actualité avant les présidentielles de 2022 (1)
Le rapport sur le report des échéance électorales a été remis en mains propres et passées au gel hydroalcoolique du Premier des Ministres. Comme tous les documents de ce genre il sert surtout à faire plaisir à celui qui l'a rédigé car rien n'oblige celui qui le reçoit à le mettre en œuvre.
Bien plus que les sénatoriales il aurait été souhaitable de se pencher sur les législatives en dépassant le niveau des apparences. Le danger n'est plus théorique il est bel et bien présent. Et ce dimanche en atteste pour celles et ceux qui ne chantent pas les louanges de leur camp. En mars cantonales et régionales et le sénat aura repris son train... de vie.
Ce qui a été durant de siècles considéré comme le Nouveau Monde a les allures catastrophiques d'une époque que l'on pensait révolue. Ne pas s'en inquiéter relève purement et simplement d'une méconnaissance absolue des liens existant entre les États-Unis d'Amérique et nos sociétés réputées évoluées. Un pays fédéral sans aucune unité nationale réelle se retrouve confronté à une double crise : sanitaire et sociétale !
Les municipalités viennent pourtant de traverser plusieurs mois de rivalités, de doute, de panne, de mobilisation, de retours... et elles en ont bien d'autres qui arrivent. Et ce n'est pas fini !
Un petit tour d'horizon permet de mieux comprendre pourquoi le Président du Sénat soutenu pas d'autres affidés s'est vivement opposé à ce report portant envisagé. Comme dans bien des cas de la vie politique c'est à la fois par intérêt personnel et par souci de défense partisane. Désolé pour les fans de Gérard Larcher mais il n'a jamais été de la génération des enfants de chœur !
Les élections municipales même si elles constituent vraiment le scrutin républicain de base, voient leur taux de participation national moyen diminuer constamment depuis plus de 40 ans. Ainsi on passe de pratiquement 79 % de votant.e.s en 1977 à seulement un peu plus de 63 % en 2014. La baisse est régulière ce qui dénote un véritable désintérêt citoyen croissant pour la démocratie de proximité.
Désormais il n'y aura plus de « biodiversité » électorale puisque tout le monde entrera dans un zone inconnue qui pourra ainsi favoriser les rapprochements
En effet on voit fleurir des mouvements, des associations, des carrefours, des clubs plus ou moins dédiés à une personne et destinés à rassembler des femmes et des hommes désireux de réfléchir à l'action locale et qui se détournent des enjeux nationaux.