Passé ou présent d’été (1) : le miracle Brel !
Jusqu’au 16 août je vais tenter de partager avec vous lectrices et lecteurs qui êtes encore prêts à vous pencher sur un écran le matin ou dans la journée, une…
Jusqu’au 16 août je vais tenter de partager avec vous lectrices et lecteurs qui êtes encore prêts à vous pencher sur un écran le matin ou dans la journée, une…
Comme depuis quelques temps, pour exister ou survivre il est indispensable de récupérer les mécontentements du quotidien de franges de la population aisément manipulables il n’y a plus de projets ou de réalisations qui ne suscitent pas indignation, réprobation et exploitation populiste.
Il fut une époque où l’arrivée de quelques roulottes ou caravanes de cirque constituaient dans un village un événement qui mettait une école en émoi. La rareté des spectacles vivants donnait un caractère exceptionnel à ces apparitions d’artistes qui se dépêchaient de couvrir la commune d’affiches avec un clown au nez rouge et une énumération d’animaux exotiques ou domestiques.
C'était un lundi soir de 1963, il y a presque soixante ans. Inimaginable à notre époque, et encore plus surprenant en ce temps là. Il était là, devant moi, accoudé au comptoir nettoyé à la hâte par la main respectueuse de Marcelle l'employée des lieux, avec son torchon humide comme ce vent qui efface le brouillard là-bas, dans les plaines flamandes. Installé sur un tabouret, tirant sur des cigarettes Boyard énormes, le regard tourné vers un plat pays qui n'était que le sien ; des demi-bottes marron aux pieds, une allure dégingandée, nonchalante, absente ; enveloppé dans des volutes sveltes et argentées : Jacques Brel était ailleurs !