La grande pompe américaine du ballon rond
Jusqu’où ira la Fédération Internationale de Football dans la compromission, le sacrifice des valeurs du sport et la lâcheté pour récolter des milliards ne servant qu’à maintenir le train de…
Jusqu’où ira la Fédération Internationale de Football dans la compromission, le sacrifice des valeurs du sport et la lâcheté pour récolter des milliards ne servant qu’à maintenir le train de…
«J'ai trois priorités: rétablir l'ordre, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre. Je crois à l'ordre, comme condition de la liberté. Quand il n'y a pas d'ordre, la liberté est menacée» a martelé le nouveau ministre de l’Intérieur dans la cour de l'hôtel de Beauvau. Une vraie baffe décochée à son prédécesseur qui n’a cessé depuis son arrivée de clamer qu’il avait été et probablement resterait dans son esprit le garant de la sécurité des Français.
Encore une fois dans l’actualité la superficialité des faits passe avant une véritable réflexion sur la réalité de la société. Le départ d’une bénévole des Restos du Coeur qui a été présenté comme une exclusion avant d’être reprise puis annulée alors qu’elle n’aurait pas été prise, a suscité les exploitations politiciennes les plus odieuses. Bénévole de la solidarité active elle avait seulement exprimé ce qu’est la situation d’une grande part des classes sociales délaissées par le pouvoir en place.
Oubliée dans tous les critères de l’exclusion qui frappe les catégories sociales les plus précarisées, la mobilité en milieu rural revêt pourtant une importance capitale. En ayant favorisé l’étalement urbain par la mode «pavillon, gazon, télévision » renforcée par la politique d’urbanisme des métropoles ayant préféré durant des années les aménagements à vocation économique à ceux de l’habitat, le système social a créé une situation toujours proche de la crise. Dans une enquête le Secours Catholique (1) a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de « l’isolement géographique »
Lorsqu’il me faut reprendre confiance et redécouvrir le vrai chemin de l’engagement qui aura été le mien, je relis avec un immense plaisir le discours de politique générale que Michel Rocard a prononcé le 28 juin 1988 devant une Assemblée Nationale où il n’avait pas de majorité. Chaque mot résonne fortement dans le contexte actuel de notre pays
« Rien de plus fatigant que d’écrire ce que vous pensez vraiment de Pierre ou de Paul, de ceci ou de cela. Honnêtement c’est tuant. Vous déclenchez-dans le meilleur des cas-une avalanche de coups de fil, de lettres, des récriminations et de reproches (4) Y compris de la part de vos amis. Peut-être même et surtout de vos amis
Les membres fondateurs dont je vous donnerai les noms dans la suite de l’ordre du jour avaient souhaité consolider, développer et concrétiser cette valeur hérité de la Révolution française qui se nomme citoyenneté. Insidieusement elle a été rognée, détournée et même parfois niée.
Il y aurait eu 900 actes usant d’une arme à feu en dix ans dans les établissements scolaires de tous niveaux. Le vingtième de cette année dans une école et la 212 eme tous lieux confondus, constitue l’un des pires exemples de ce que la folie de l’utilisation incontrôlée des armes peut provoquer dans un pays prétendant s’ériger en « gendarme » du monde.
Sous la pression de la pandémie ce qui n'était qu'une « vague » sociale se transforme inexorablement en tsunami. La tradition veut que les phénomènes météorologiques portent un nom afin qu'ils aient une identité pour l'Histoire. Même si ce n'est guère original celui qui s'annonce pourrait s'appeler « Anti ». Il va frapper fortement l'édifice social et en saper les fondations.