La lumière essentielle du jour de rentrée
Revenir à la lettre de Jaurès aux instituteurs pour une rentrée angoissante à plus d'un titre serait redonner son sens au système éducatif. Impossible désormais dans cette société consumériste.
Revenir à la lettre de Jaurès aux instituteurs pour une rentrée angoissante à plus d'un titre serait redonner son sens au système éducatif. Impossible désormais dans cette société consumériste.
Antoine Rigo a écrit en cent ans de sa vie, le vrai livre d'histoire de cette France dont il ne comprend pas qu'elle soit disloquée. Son sang reste transalpin. Son cœur est depuis longtemps français. Ses souvenirs appartiennent aux deux pays.
Il y aurait eu 900 actes usant d’une arme à feu en dix ans dans les établissements scolaires de tous niveaux. Le vingtième de cette année dans une école et la 212 eme tous lieux confondus, constitue l’un des pires exemples de ce que la folie de l’utilisation incontrôlée des armes peut provoquer dans un pays prétendant s’ériger en « gendarme » du monde.
Le moment où les anciens élèves d'une école publique d'un village se retrouvent des décennies après avoir posé sur les photos de classe reste un moment privilégié pour celle ou celui qui les observe.
La rentrée est passé et le boum des entreprises de soutien scolaire avec cours déuctibles des impôts des familles qui en payent se confirme. Elles prospèrent sur les carences du système public d'éducation et une certaine idée de l'échec scolaire.
Une semaine d'école et bien des éléments constitutifs de la réussite ou de l'échec scolaire sont acquis. La rentrée de cette année a probalement bouleverser ce jour important d'une scolarité.
La démographie et ses perspectives devrait préoccuper les décideurs tant il peut devenir préoccupant dans la décennie qui vient. La baisse constante de la natalité en France débouchera en effet dans un proche avenir sur un déséquilibre des strates pouvant mettre en péril tout ce qu'il reste de notre édifice de la solidarité.
Plongée par la pandémie dans un nouveau système d'enseignement la France se révèle inacpable de changer ses repères pédagogiques et sociaux.
S'il vous reste un brin d'optimisme vous pouvez aller le dépenser dans un conseil d'administration de collège. Il ne résistera pas à l'épreuve d'une réunion de plus de trois heures et vous rentrerez avec une certaine anxiété sur l'avenir. Il est vrai que, pour ma part, je connais cette instance depuis des décennies et donc je sens bien que je suis inadapté aux grands enjeux éducatifs actuels car trop éloigné des réalités.