Passsé et présent d’été (17) : la revue des vélos
Il faudra apprendre à réviser tous les poncifs en vigueur sur les meilleurs amis de l'Homme. Le cheval est en effet, selon toutes les statistiques, le préféré des femmes qui accourent…
Il faudra apprendre à réviser tous les poncifs en vigueur sur les meilleurs amis de l'Homme. Le cheval est en effet, selon toutes les statistiques, le préféré des femmes qui accourent…
Le drame qui vient de se produire à Paris où à la suite d’une querelle avec un automobiliste un cycliste a été tué dans des circonstances qu’une enquête déterminera n’aura pas j’en suis certain l’audience d’autres affaires de la rubrique des faits divers. Cette mort reflète pourtant la réalité de cette société où tout se règle par la violence. J’ai été durant sept ans président du Club des Villes et territoires cyclables (1) , association regroupant des centaines de collectivités dans laquelle ont été menées des actions positives non pas contre les automobilistes mais pour le partage de la rue ou de la route. Utopie non rentable électoralement.
Il arrive lentement sur un vélo chargé comme un âne dans le Rif Marocain. Des sacoches étanches de chaque coté de la roue avant. Des rouleaux enveloppés dans de la toile étanchéifiée à l’arrière de sa selle et deux autres grosses « poches » cirées d’un rouge vif. Il pose un pied à terre manquant de perdre l’équilibre sous le poids de son chargement. Les premières gouttes de pluie tombent sut la paisible surface de la Mayenne. Il cherche un abri sous une tonnelle de vigne vierge réservée aux voyageurs au long cours souhaitant une étape réparatrice.
Il faudra attendre encore deux ou trois semaines pour lire les analyses sur la fréquentation touristique estivale. De multiples repères entrent en jeu pour cette évaluation des retombées économiques puisque les évolutions sociales et sociétales deviennent de plus en plus rapides. Il devient impossible de prévoir la manière dont les individus ou les groupes planifient leurs vacances. Le contexte général de la liberté essentielle à la réussite de la période estivale se renforce avec des attitudes et des pratiques de plus en plus « élastiques ».
Dans le fond peu m’importe encore maintenant : je suis « croyant » et je le reste et donc je ne suis pas plus ridicule qu’un admirateur (trice) d’un chanteur monté sur scène ivre ou shooté à mort pour être à la hauteur des espoirs de ses fans. J’aime ce Tour avec ses tricheurs, ses excès, ses valeureux, ses minables, ses défaillances, ses exploitants d’exploits ou ses manœuvres peu glorieuses… car il est vraiment simplement un condensé de la vraie vie sociale à toutes les époques !
Leur pause, sans être institutionnelle n’en est pas moins habituelle. Chaque fois qu’ils passent par Créon ils appuient leurs fiers « destriers » vélocipédiques devant le Bistrot des Copains pour y déguster un café. Tout dépend évidemment du circuit que ces véritables cyclo sportifs ont programmé.
Depuis le début de la pandémie et le probable impact des déplacements en transports collectifs les déplacements sur deux roues ont largement progressé en France dans les zones urbaines. Statistiquement les cyclistes de tous les jours occupent toujours plus les rues des villes de toutes tailles. Depuis des années on n'a jamais vendu ou réparé autant de vélos ce qui dénote un vrai changement d'habitudes.
En l'absence de Julian « l'empereur » porteur de la toge jaune lors du Tour des cols, le metteur en scène du 39° tome de la « bataille » cycliste de Castillon, avait opté pour cette opposition de prestige entre le champion institutionnel vêtu de tricolore et celui plus fantasque au maillot parsemé de pois rouges.
Mais que va-t-on faire dès cet après-midi si l'on est en vacances ou un rare pensionné heureux ? Fini le plaisir de faire la sieste devant une étrange lucarne distillant les images de la France vue du ciel entrecoupées par celle de pelotons de pédaleurs ou de quelques autres égayés sur des départementales !