Brèves de comptoir au Corona Virus au jour le jour (1)
Il y a cinq ans nous entrions dans le "con...très finement". Je vous offre des brèves concoctées au fil des jours en souvenir de cette période où j’avais pu écrire…
Il y a cinq ans nous entrions dans le "con...très finement". Je vous offre des brèves concoctées au fil des jours en souvenir de cette période où j’avais pu écrire…
durant la période estivale il est aussi mal aisé de se fixer sur un créneau horaire plutôt que l’autre. Les objectifs sont cependant bien différents dans un cas ou dans l’autre : il y a bel et bien "arrosage du matin" et "arrosage du soir" !
Elle est revenue… Elle n’était pas partie très loin mais elle avait abandonné le bar PMU du cœur de la bastide pour s’installer dans cette ancienne ferme isolée devenue une vraie « retraite » aux confins de Sadirac et de Créon. Celle que personne n’appellerait autrement que "Vanille" a en effet retrouvé sa place derrière le comptoir du Bar créonnais niché dans l’angle nord de la Place de la Prévôté.
La place de la Prévôté a sonné creux toute la matinée. Les rues se sont désolées en soirée de ne plus bénéficier des flux constant des bisons futés du trajet domicile-travail. Les arcades dans l'après-midi s'offrirent un bain de soleil avant l'eau froide. Depuis 5 heures Créon ne s'est pas réveillée. Elle n'est pas parvenue à sortir de la torpeur dans laquelle l'a plongée la crise.
Dedans... Dehors. Assis... Debout. Manger... Jeûner. Confiner... Libérer. Masquer... Démasquer. Voyager... Demeurer. Le citoyen même le plus respectueux des règles sanitaires doit se promener dorénavant avec un manuel des adaptations à appliquer selon le lieu, la date ou la santé dont il bénéficie.
Comme bien des gens je rêve de redevenir « terrassier » mercredi prochain. J'ignore si je retrouverai les gestes et les habitudes du monde d'avant tellement j'ai l'impression d'avoir perdu mes repères. Les places vont être rares sur le parvis où s'installent le chantier du Bistrot des Copains. Bien évidemment comme pour toutes les activités de plein air la météo aura un rôle essentiel.
Une barrique solitaire noie son chagrin dans la froidure humide. Elle paraît ridicule sur le parvis, ignorée de tous ces passant.e.s masqués qui se hâtent à s'imposer un couvre-feu volontaire. Le Bistrot de « mes » Copains ne parvient plus à s'ouvrir sur le monde. Il la ferme!
Qu'y-a-t-il dans cette période que l'habitude ? Sans m'en apercevoir derrière ma fenêtre je m'aperçois que l'imprévu n'appartient plus à mon quotidien.