Le plat mortel du racisme ordinaire
Le racisme se cache derrière toutes les facettes de la société. Discret durant des décennies, il dégouline désormais à la moindre occasion. Il n’y plus aucune retenue puisque l’opinion dominante…
Le racisme se cache derrière toutes les facettes de la société. Discret durant des décennies, il dégouline désormais à la moindre occasion. Il n’y plus aucune retenue puisque l’opinion dominante…
Il y a 110 ans, Jean Jaurès ne savait pas par exemple que le 31 juillet serait le jour où il croiserait la haine et la mort. Il est engagé au-delà de ses forces dans le plus légitime des combats : celui qui consiste à éviter la guerre, l’horreur, le sang et les larmes. Il se bat avec des mots, alors que d’autres préparent des balles.
Depuis la guerre de 14-18 les images rapportant les combats constituent un élément important pour l’issue d’un conflit. Le phénomène n’a cessé de croître tant les supports de diffusion influençant les opinions publiques constituent des vecteurs de propagande incontournables. Il n’y a plus d’armée qui n’ait son service de presse ou qui soit capable de monter des opérations spécifiques destinées à discréditer le camp adverse ou à valoriser le sien. C’est devenu essentiel voire décisif
Je ne sais pas vous mais moi j’ai horreur des salles d’attente, ces lieux que l’on ne fréquente que l’on est dans l’incertitude. Depuis la crise sanitaire elles deviennent froides car elles ont été dépouillées de ces revues dépenaillées qui ne parlaient que des personnages n’ayant jamais fréquenté les espaces dédiées à la plus difficile des qualités à acquérir : la patience. Nous en manquons tous et nous la sollicitons des autres quand nous-mêmes nous sommes incapables de la mettre en oeuvre.
La France se réveille ce matin avec la gueule de bois. Enfin il faut être prudent avec le bois compte tenu de tout ce qui a brûlé un peu partout durant les manifestations de contestation à l’égard de la loi réformant les conditions d’accessibilité à la pension de retraite. Les flammes ont embrasé les écrans de télévision et passeront en boucle durant de longues heures tout aujourd’hui.
Mes souvenirs de ce que l’on a fini par appeler la guerre d’Algérie se nichent dans le village où je vivais. Une quinzaine d’années en bain dans la vie publique, un goût avancé pour la lecture assidu du journal, des oreilles attentives aux discussions des adultes : le conflit ne me laissait pas indifférent. A la Mairie où nous résidions, les débats allaient bon train.
2022 aura mis en évidence de manière dramatique que les incendies constituent désormais un fléau mondial. Depuis une décennie des millions d’hectares partent en fumée sur le continent africain (impossible de connaître les dégâts) en Amérique du Sud (Amazonie) et du Nord (USA) ou en Asie (Sibérie surtout). L’Europe n’est en rien épargnée et le rapport entre les surfaces détruites et celle de l’UE est le plus élevé de la planète.
Les déclarations fusent. Toutes louent l’esprit de résistance ou de conquête des porteurs du maillot blanc de l’équipe de France de rugby. L’enthousiasme général s’exhale après un succès arraché à 14 contre 13 sans un ultime sursaut jugé héroïque. La victoire permet d’oublier tout le reste. Ou presque.
Discours personnel, prononcé au nom du conseil départemental, devant la foule des personnels sur l'esplanade Charles de Gaulle lors d'une cérémonie commune au conseil régional, au conseil départemental et à Bordeaux-Métropole après l'assassinat de Samuel Paty.