Pastilles d’été (6) : cette année là

Les étés sont réputés être des périodes de bonheurs intenses que l'on attend impatiemment tout le reste de l'année de pouvoir reproduire d'une années sur l'autre. Celui de 1962 échappa à cette logique sociale. Les vacances avaient mal débutées puisque j'avais brisé l'un des rêves de ma mère et j'allais tuer ceux de mon père.

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Pastilles d’été (5) : le pêcheur précoce

Chaque fois que je passais dans la boutique tabacs, épicerie, bazar de Mme Troquereau à quelques pas de l'école, outre les calabres, ces bonbons en réglisse parsemée de sucre, en forme de croissant de lune, je n'avais d'yeux que pour les lignes de pêche toutes prêtes exposées sous verre. Bien évidemment il m'aurait fallu quelques dizaines de francs que je n'avais pas pour accéder à mon rêve de pêcheur en eau douce.

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Pastilles d’été (5) : la vérité du puits

Mes rapports estivaux avec l'élément liquide n'ont pas toujours reposés que sur la couleur rosée... bien au contraire et surtout en enfance. Même si j'ai bien compris qu'à quelques degrés près les canicules d'antan sont désormais considérées comme des chaleurs anecdotiques je mesure l'ingéniosité spontanée que nous mettions en œuvre pour l'atténuer. J'ai beaucoup survécu grâce à l'amour et à l'eau fraîche. Un puits était à cet égard une source inépuisable de plaisirs.

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Pastilles d’été (4) : le bain manqué

La plage ? Un rêve construit à partir des lectures puisées au stock de bouquins laissés à l'école par la venue trimestrielle du bibliobus. Pour ma part, son image se construisait dans les descriptions que Daniel Defoe prêtait à la seule possession de Robinson Crusoe, veinard qui pouvait en arpenter des plages vierges, douces et blanches lécahées par des flots paisibles avec cocotiers inclinés.

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Pastilles d’été (3) : le lavoir et le trou d’eau

Se baigner ! A Sadirac, à la fin des années 50 et au début de la décennie suivante, il était totalement impossible de trouver une solution autre, pour savourer ce privilège, que la grande bassine à laver les draps chauffée au soleil ou au jet d'eau laissé lui aussi sur le sol. Nous ne nous baignions donc quasiment jamais sauf pour les rares enfants privilégiés (dont ceux de l'instituteur) qui allaient « à la mer » durant les vacances, soit avec leurs parents, soit en colo. Il fallait donc faire preuve d'imagination. Et nous n'en manquions pas.

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Pastilles d’été (2) : la piscine ouvre

En juillet 1963 il fallait ouvrir au public ce qui devenait officiellement "la piscine de Créon", posée au milieu d'un pré sur lequel allait être édifié quelques années plus tard le nouveau collège de Créon. Les enfants et même certains adultes attendaient avec impatience d'entrer dans cette eau pure d'un mètre-vingt de profondeur dans la partie la moins profonde et un mètre quatre-vingt dans la partie opposée. Un pédiluve avec une douche posée sur le coté constituait le seul équipement secondaire.

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Pastilles d’été (1) : la douve

Durant des siècles les Créon, comme toutes les villes bastides, construites majoritairement en bois, a eu peur des incendies. Plusieurs fois victimes du passage d'armées en campagne, les habitants avaient mesuré la nécessité de constituer une réserve d'eau pouvant les aider dans ces circonstances dramatiques. Les élus se préoccupèrent donc très vite de sécuriser, avec les moyens dont ils disposaient, la défense de leur cité. C'est ainsi que naquit, il a sept siècles, la « douve ».

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Les aventures de Choupinet (Fin) : la cafédomancienne

Choupinet grand amateur d'expresso avait en effet décidé de prendre des cours de cafédomancie sur internet. Une discipline très méconnue mais qui permet chaque matin de tenter de prévoir ce que sera la journée. Il avait acheté un bouquin qui répertoriait les interprétations possibles des taches laissées dans le récipient en porcelaine de Sèvres par le liquide avalé à petites gorgées.

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Les aventures de Choupinet (20) : le lâcher prise

Les vacances ? Quelles vacances ? Choupinet ne parvenait pas à se persuader que les quelques jours pris au Fort de Guingasson pouvaient ressembler à une période durant laquelle il pourrait mettre en œuvre le fameux « lâcher prise ». Tous les spécialistes qu'il avait pu consulter dans les périodes difficiles lui avaient conseillé de se mettre à pratiquer cette technique à laquelle il était vraiment peu habitué.

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